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 Please, I need help | ft. Gordon

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MessageSujet: Please, I need help | ft. Gordon   Lun 21 Nov - 20:08



Please, I need help
Gordon ξ Milo

« Oh mon Dieu… Oh mon Dieu… » J’ai beau implorer, aucune force divine ne va pouvoir m’aider dans ma situation. Je suis seul responsable. Un haut le cœur me vrille l’estomac et je cède à la panique. Je me laisse tomber dans l’herbe humide, rampant en arrière, mon regard ne pouvant se détacher des restes du carnage que j’ai commis malgré moi. Je ne sais pas si j’inspire ou j’expire de l’air. Mes mains passent dans mes cheveux avant de rapidement essayer de chasser les morceaux qui s’y sont logés, passant ensuite sur mon visage, mon cou, finissant par chasser l’air sur mon torse. Mes mouvements ne sont pas coordonnés. Je retiens de justesse un cri d’effrois. Les larmes me montent aux yeux. Il ne reste rien. Rien à part un amas de chairs finissant de se vider de leur sang. J’ai la gorge nouée, je n’arrive plus à respirer. Le haut de cœur de trop, je me penche juste à temps pour rendre le contenu de mon estomac. Au gout amer de la bile se mélange celui salé de mes larmes. Je tremble, je suis probablement en état de choc. Qui ne le serait pas ?

J’ai envie de me rouler en boule sur l’herbe rendue humide par le début de soirée légèrement pluvieux, j’ai envie de pleurer toutes les larmes de mon corps, j’ai envie de fuir, j’ai envie que ça ne soit jamais arrivé. Je suis dangereux. Je ne me contrôle pas. Cela devait forcément finir par arriver à un moment ou un autre. Mais je n’aurais jamais pensé à… A ce que ce genre de choses soit possible… Je n’aurais jamais pensé qu’un pouvoir aussi insignifiant que le miens puisse aussi facilement créer de pareils dégâts. En tremblant, je tâte les poches de mon pantalon. Je suis toujours incapable de détacher mon regard de ma victime, je suis toujours incapable de respirer calmement. Mes mains couvertes de sang attrapent mon smartphone et alors que la petite lumière éclaire ce début de nuit, la violence de mon acte m’explose en plein visage. Je me suis déjà battu, j’ai déjà été confronté au sang, à la violence. Mais jamais rien de comparable. Sous la lumière froide de mon téléphone, j’éclate en sanglots. Ma gorge toujours aussi serrée les étouffe comme possible. Dans ma bouche, les gouts du sang, des larmes et de la bile se mélangent, finissant de peindre le tableau de mon mal-être.

Je n’ai jamais voulu ça. Je n’ai jamais pensé à mal. Je ne pensais pas qu’il y aurait un joggeur dans le parc à cette heure-ci. Il n’y a jamais personne à cette heure-ci. Je m’étais simplement changé en brume et je m’étais laissé porter. Je ne suis pas sous surveillance ce soir et je voulais en profiter pour m’exercer un peu. Mauvaise idée. Si j’avais su… Mes doigts pianotent sur l’écran lumineux alors que j’essaye d’aligner quelques phrases, suppliant Gordon de venir me chercher, de venir m’aider. Je ne peux pas imposer ma nature à Wells, je ne peux pas imposer cette vision à Gaby, je ne peux pas demander à Gwen de couvrir ce genre de choses. Gordon est le seul auquel je pense en ce moment, le seul qui pourrait encore m’aider, me venir en aide. Je prends une grande inspiration. La lumière froide de l’écran est devenue rougeoyante alors que mes doigts sanglants s’activaient comme ils le pouvaient sur le clavier numérique.

Une fois une première rafale de messages envoyés, je porte une main à ma bouche, essayant d’étouffer le son de mes pleurs. Je ne voudrais pas attirer quelqu’un ici. Je ne voudrais pas que quelqu’un voit cette puce dans ma nuque. Je ne veux pas être jugé comme un meurtrier alors que c’était un simple accident. Un simple accident qui a couté une vie. Je suis devenu une arme… Je peux faire le mal autour de moi. C’est un cruel retour de flamme en plein visage, un juste retour des choses certains diraient. Je n’ai jamais mérité ça. Je n’ai jamais demandé ça. Je ne voulais pas de ces pouvoirs. Je n’ai jamais voulu reprendre forme humaine alors que j’étais coincé dans les poumons du joggeur.

La petite sonnerie de mon téléphone retentit. Il me faut quelques secondes pour rassembler suffisamment mes esprits et que pour le reprendre en main. Je réponds à Gordon, le suppliant à nouveau de venir m’aider. Je ne sais pas ce que je vais faire s’il refuse. Appeler Scarlett ? Demander à me faire enfermer pour que je ne puisse plus nuire à personne ? Je suis un monstre, un criminel, un assassin. Et ce n’est pas le sang qui couvre mon corps et les morceaux de chairs coincés dans mes cheveux qui vont soutenir le contraire. Mon souffle s’accélère et je sens la crise d’angoisse monter. Je prends de l’air sans savoir le relâcher, sans savoir l’expirer. J’aimerais que Wells soit là, j’aimerais sentir sa main rassurante sur mon dos, entendre sa voix chaude et profonde me murmurer au creux de l’oreille que tout va bien se passer, qu’il va s’occuper de tout cela, que je n’y suis pour rien. J’aimerais sentir son odeur m’envelopper. Mais je ne peux pas. Parce qu’il me rejetterait encore plus violement s’il se rendait compte de la présence de cette puce qui sommeille au creux de ma nuque. Gordon ne me jugera pas. Faites qu’il ne tarde pas trop… En attendant, je continue de ramper sur le sol, m’inquiétant bien peu de tâcher chemise et pantalon de costume dans la boue du parc. De toute manière, avec tout le sang qu’il y a déjà dessus, je vais devoir les bruler. Et ce ne sont que des vêtements. Cela n’a pas d’importance.

Tout ce qui a de l’importance, c’est que je me tienne loin de l’amas sanglant qui avait été un honnête citoyen. J’arrive dans le creux de deux racines, au pied d’un arbre. Je m’y love, me roulant en boule. Ma chemise rendue humide par le sang et la boue me colle à la peau. Il en va de même pour mon pantalon. Il me manque une chaussure et mes chaussettes sont trempées et glacées. Je ne sais pas si je tremble de froid ou d’effroi. Sans doute les deux. J’enfouis ma tête dans le creux de mes bras, ces derniers finissant de s’enrouler autour de ma tête. Mais, malgré tout, je ne peux empêcher mon regard de s’échapper du cocon que je me suis créé de mon corps. Mes yeux se posent avec une terreur profonde sur le corps de ma victime. J’entends à nouveau mon téléphone mais je ne réagis pas. Je suis tétanisé. La peur et le dégout de moi-même ont eu fini de m’immobiliser. Je ne devrais pas rester ici. Je ne devrais pas rester dans cet état. Mais mon cœur bat trop vite. Je n’arrive pas à reprendre mon souffle, à calmer mes larmes. Je n’arrive pas à détacher mon regard du corps, ou du moins de ce qu’il en reste. Un cauchemar… Je suis dans un cauchemar et je vais me réveiller…
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MessageSujet: Re: Please, I need help | ft. Gordon   Sam 26 Nov - 23:35



Please, I need help
Milo ξ Gordon

Jour de repos, enfin. Avec les missions qui s'enchaînent, les moments de calme sont devenus rares. Beaucoup trop à mon goût. Ça me manque un peu de ne plus voyager, découvrir le monde et ses multiples facettes. Bishal me manque aussi, ça fait longtemps que je n'ai plus de nouvelles… D'ordinaire, je recevais de temps en temps une lettre mais depuis quelques mois, plus rien. C'est triste, j'espère qu'il ne lui est rien arrivé. Je sais qu'il est vieux mais il est beaucoup trop têtu pour mourir maintenant. Même à bout de souffle, il aurait refusé de rendre l'âme parce que sinon, son voisin de palier allait lui piquer son argent. Ça me faisait rire à l'époque de le voir se mettre dans tous ses états lorsque le voisin n'osait rien que le fait de s'approcher de sa porte d'entrée.

Mon téléphone sonne. Je parcours la pièce du regard après avoir remarqué que oui, je l'avais encore perdu. J'espère que c'est pas important. J'entame même pas de recherches, de toute façon, je sais pas où il est et si c'est vraiment important, soit ils laisseront un message, soit ils s'acharneront. Voilà. Je pousse un léger soupir quand j'entends mon téléphone sonner de plus belle. Ok, c'est important donc. Bon, je vais devoir partir à sa recherche. Réfléchissons… La dernière fois que je l'ai vu, c'était pendant que je cuisinais. Je crois. Je fais le tour de la cuisine, je regarde un peu partout, dans les placards, dans les tiroirs et même dans le frigo, on ne sait jamais. Je me retourne et je laisse échapper un petit cri de victoire. Je l'avais posé dans la corbeille à fruits. Je veux même pas savoir comment il s'est retrouvé là.

Ma bonne humeur s'efface bien vite quand je lis les messages envoyés par Milo. Des messages de panique, un appel à l'aide. Je lui demande ce qu'il se passe, j'essaye d'en savoir plus et surtout, s'il est blessé. Je n'attends même pas la réponse, j'attrape ma veste et j'accours vers le parc à côté de chez lui. En chemin, je passe en revue tous les scénario possibles et imaginables. En tant que Vice-Président du Parti Collectif, nul doute qu'il a des ennemis. Est-ce que ce serait ça ? Quelqu'un lui serait tombé dessus ? Non… Il aurait prévenu la police dans ce cas, ou ARES. Enfin… Une véritable intervention, pas un SOS à un ami. Je redoute ce que je vais découvrir sur place, j'espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave.

J'arrive à l'entrée du parc, ne connaissant pas trop les lieux, j'avance rapidement à la recherche d'une quelconque agitation et d'un mouvement de foule mais rien, c'est étrangement calme aujourd'hui. La nuit commence à tomber sur le parc et je presse un peu plus le pas, m'inquiétant de ne toujours pas avoir trouvé Miles. Et puis, je finis par le trouver, couvert de sang, roulé en boule contre un arbre. Je me rue vers lui « Milo ?! Milo, tu vas bien ? » J'ai un haut-le-cœur à l'odeur nauséabonde qui se dégage de l'endroit et j'écarquille de grands yeux lorsque j'identifie des morceaux de chair humaine dans ses cheveux. Merde, il s'est passé quoi ici ?! « Milo, calme-toi, ça va aller, d'accord ? Explique-moi ce qu'il se passe, tu es blessé ? » En suivant son regard, c'est là que je le remarque, le cadavre déchiqueté d'un joggeur. Je laisse Milo quelques instants pour aller voir l'homme à terre, les poumons éclatés et le reste des organes éparpillés autour. Je prends son pouls, plus par habitude que pour réellement savoir s'il est encore vivant… C'est avec un air grave que je retourne auprès de Miles et que je tente de le rassurer « Allez, viens, on va aller chez toi, tu vas prendre une douche pour enlever tout ça, d'accord ? T'en fais pas pour lui, je vais m'en occuper » D'une main ferme, je l'aide à se relever et je passe son bras autour de mes épaules pour l'aider à supporter son poids visiblement trop important pour ses jambes flageolantes. Heureusement, il n'habite pas très loin.

Une fois chez lui, je sors mon téléphone et je compose le 911 « C'est un appel anonyme, c'est pour vous signaler un accident dans le parc de Staten Island. Je pense que l'homme est décédé, dépêchez-vous. » Je raccroche aussitôt. Le pauvre homme a vraiment eu une mort horrible. Et plutôt hors du commun, ce genre de cas, c'est plutôt lors d'une intervention qu'on en voit, pas en plein milieu d'un parc. J'aide Miles à se déplacer jusque dans la cuisine et je tire une chaise pour qu'il puisse s'asseoir et surtout, se calmer. « Calme-toi, Miles et explique-moi tranquillement ce qu'il s'est passé »

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MessageSujet: Re: Please, I need help | ft. Gordon   Dim 27 Nov - 0:08



Please, I need help
Gordon ξ Milo

« Milo ?! Milo, tu vas bien ? Milo, calme-toi, ça va aller, d'accord ? Explique-moi ce qu'il se passe, tu es blessé ? » Gordon… ? Il est vraiment venu ? Je ne sais pas si je me sens rassuré ou si j’angoisse encore plus à l’idée de l’avoir mêlé à ça. Cela ne suffit cependant pas à détacher mon regard de la carcasse, comme si elle pouvait à tout moment se relever pour dire à tout le monde ce que j’ai fait, pour dire à tout le monde à quel point je suis monstrueux. Je veux répondre à mon ami mais les mots se bloquent dans ma gorge. Je n’arrive même pas à desserrer les lèvres. Pourtant, lorsqu’il s’éloigne pour aller observer le cadavre de ma victime, je ne peux m’empêcher de bouger. Mes muscles tétanisés par la peur et le froid protestent, grincent, me sont douloureux mais je tente de faire l’effort de m’extraire du pied de mon arbre. Je lève un bras. Il me semble peser une tonne. J’ai l’impression d’être lent. Je n’arrive pas à attraper quoi que ce soit pour retenir Gordon, pour ne pas qu’il aille voir ce que j’ai fait. Il va me juger, il va avoir peur. Je le comprendrais. J’ai peur, moi aussi. J’ai peur de ce que je suis capable de faire au gens malgré moi. J’ai peur de ce que je serais capable de faire sous le coup de la colère, j’ai peur des vies que je peux mettre en danger en ne me contrôlant pas, j’ai peur de tout ce sang qui me recouvre. J’ai peur que Gordon me balance à la police sans même chercher à m’aider.

« Allez, viens, on va aller chez toi, tu vas prendre une douche pour enlever tout ça, d'accord ? T'en fais pas pour lui, je vais m'en occuper » Il m’aide à me lever et je m’accroche à lui comme si ma vie en dépendant, comme s’il était ma bouée en pleine tempête. Mes bras tremblent et alors qu’on se dirige lentement vers la sortie du parc, je me dévisse presque la tête en ne voulant pas quitter ma victime des yeux. J’ai fait ça. Je suis coupable de la mort de cette personne. C’est moi qui ai pris sa vie. Je ne vaux pas mieux qu’un assassin. C’est ce que je suis devenu ce soir. J’ai envie de vomir à nouveau, de rendre mes tripes. J’aurais voulu que cela n’arrive jamais. Mes yeux me piquent encore des larmes qui continuent de couler et je m’accroche à Gordon malgré mes muscles qui protestent. Une fois chez moi, il appelle de 911. Je le laisse faire. De toute manière, ce n’est pas comme si j’étais en état de faire les choses. Je suis totalement à la merci de Gordon. Il m’amène à la cuisine et m’aide à m’asseoir. « Calme-toi, Miles et explique-moi tranquillement ce qu'il s'est passé »

Se calmer… Plus facile à dire qu’à faire. Je respire toujours trop vite. Mes mains courent sur mon torse, arrachant presque les boutons de ma chemise tachée de sang et de boue. Malgré mes doigts tremblant, elle finit juste assez vite au sol que pour me permettre de me relever pour aller vomir de la bile dans l’évier de la cuisine. Mon corps entier tremble sous le traumatisme et le dégout que je m’inspire. Mes mains tremblantes ouvres le robinet et j’entreprends de me rincer les mains et le visage, allant jusqu’à commencer à retirer des bouts de chair trainant dans mes cheveux. Je ne peux juste pas attendre pour m’occuper de ça. Alors que je sens un morceau de je ne sais pas trop quoi rouler sous la pulpe de mes doigts, je me penche davantage et recommence à vomir de la bile. Quand enfin je n’ai plus rien à vomir, je me laisse glisser le long du meuble en sanglotant, brisant le silence désagréable qui venait de s’installer. Mon corps tréhausse sous mes pleurs et je tire mes genoux à moi, évitant de justesse de passer à nouveau ma main dans mes cheveux. « C’est ma faute… Je… Gordon… C’est moi qui… Qui ai fait ça… Je suis désolé… Je pensais pas être dangereux… Je pensais pas… » Ma tête retombe entre mes genoux. « Je suis désolé… » Mes bras recouvrent l’arrière de ma tête, finissant de fermer le cocon protecteur de mon corps. Le bout de mes doigts tremblants se pose sur ma nuque, cachant la cicatrice laissée par la pose de la puce. « Je pensais… que je pourrais gérer… ça seul… » Inspiration difficile entre deux sanglots. « Je pensais que ça irait… Mais j’ai… Oh mon Dieu… Gordon… J’ai fait ça… J’ai… tué… cet homme… » Mes doigts s’écartent, dévoilant ma nuque à mon ami. « Je voulais pas… Je pensais pas être dangereux… Je comprends pas ce qu’il m’arrive… Je veux redevenir comme avant… »

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MessageSujet: Re: Please, I need help | ft. Gordon   Mar 13 Déc - 21:26



Please, I need help
Milo ξ Gordon

Je reste un peu en retrait, lui laissant de l’espace. Ce qui est arrivé à ce joggeur est vraiment horrible et c’est normal qu’il en soit retourné. J’ai vu pas mal de choses dans ma vie mais c’est la première fois que je suis confronté à une chose pareille. Les poumons ont littéralement éclaté. De l’intérieur. Et avec eux, toute la cage thoracique a sauté. C’est vraiment une sale mort. Milo finit par se laisser tomber au sol, les larmes coulant toujours à flots sur ses joues. Je m’approche et je m’agenouille à ses côtés, un bien piètre soutien dans cette situation.

« C’est ma faute… Je… Gordon… C’est moi qui… Qui ai fait ça… Je suis désolé… Je pensais pas être dangereux… Je pensais pas…  Je suis désolé…  Je pensais… que je pourrais gérer… ça seul…  Je pensais que ça irait… Mais j’ai… Oh mon Dieu… Gordon… J’ai fait ça… J’ai… tué… cet homme…   » Mes yeux se posent sur sa nuque où une petite cicatrice est visible. Oh, je vois. Oh d’accord, je comprends mieux. « Je voulais pas… Je pensais pas être dangereux… Je comprends pas ce qu’il m’arrive… Je veux redevenir comme avant… » Il faut qu’il se calme. Je sais que c’est dur, je sais ce que c’est mais il doit se calmer. La peur et le traumatisme ne font jamais bon ménage et je ne veux pas avoir à le calmer de force. J’ai vu ce qu’il a fait à cet homme, c’est horrible mais c’était un accident. Un regrettable accident, un accident qui n’aurait jamais du se produire. Je pensais que les centres faisaient passer un entretien aux personnes voulant se faire recenser. Des questions notamment sur le contrôle de leur pouvoir. Comment se fait-il qu’une telle chose ait pu arriver ?

« Milo, respire, calme-toi » Avec délicatesse, j’attrape son bras droit et je prends son pouls. Tachycardie. C’est pas bon, ça. « Tu dois te calmer, je sais que c’est difficile, que tu as peur mais tu dois reprendre ton souffle. » Je pose une main sur son épaule, tentant de le rassurer mais surtout, de le calmer. Je ne l’ai jamais vu dans cet état. Une boule enserre ma gorge. Cette situation me rappelle la première fois que j'ai découvert mes pouvoirs. Je devais être dans un peu le même état, je n'avais blessé personne mais j'aurais pu. Si Stephen n'avait pas été là au bon moment, des gens auraient été blessés et j'aurais peut-être eu des morts sur la conscience. Milo n'a malheureusement pas eu cette chance. « Miles, calme-toi, ce n’était pas ta faute. Apprendre à maîtriser ses pouvoirs, c’est très compliqué, surtout seul… Miles, regarde-moi, je suis là, d’accord ? Je vais t’aider » Je me relève et je remplis un verre d’eau avant de lui tendre. Je l’aide ensuite à se relever, je suis extrêmement attentif et délicat. Je ne voudrais pas qu’il perde connaissance à cause de l’hyperventilation et je vais l’asseoir dans le salon « Voilà, ce sera plus confortable comme ça » Je reste à ses côtés, veillant toujours à ce qu’il ne vacille pas. « C’est ça, continue de respirer tranquillement. Explique-moi tout depuis le début, je t’écoute. »

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MessageSujet: Re: Please, I need help | ft. Gordon   Mar 13 Déc - 22:33



Please, I need help
Gordon ξ Milo

« Milo, respire, calme-toi. » Je sursaute violement quand les doigts de Gordon se posent sur moi. Je me redresse dans la manœuvre, collant mon dos maintenant nu au plan de travail qui me semble gelé. Ses doigts se posent sur mon poignet et je tire faiblement dessus. Non. Il ne doit pas m’approcher. Je suis dangereux. Son autre main rejoint mon épaule. Je sursaute à nouveau. Je me sens tellement mal. Je n’avais pas le droit de faire ça à cet homme. Je n’avais pas le droit d’imposer cette situation à Gordon. « Tu dois te calmer, je sais que c’est difficile, que tu as peur mais tu dois reprendre ton souffle. » J’ai la tête qui tourne et l’estomac retourné. J’ai l’impression d’inspirer plus d’air que je n’en expire. Ma respiration se bloque de manière anarchique, suivant le rythme de mes sanglots. « Miles, calme-toi, ce n’était pas ta faute. Apprendre à maîtriser ses pouvoirs, c’est très compliqué, surtout seul… Miles, regarde-moi, je suis là, d’accord ? Je vais t’aider. » Mon regard accroche le sien alors qu’il m’apporte un verre d’eau. Ce surnom me raccroche un peu à la réalité. Mes mains tremblantes se tendent lentement, acceptant le verre d’eau. Ne sachant pas quoi en faire et ne voulant pas importuner Gordon plus que je ne le fais déjà, je porte le verre à mes lèvres. Il m’aide à me relever. Je me laisse guider comme si je n’avais pas le moindre libre arbitre. Le choc est trop grand. J’ai l’impression qu’une partie de moi est morte aussi ce soir. Je prends une grande goulée d’air alors qu’on arrive dans le salon. Je me laisse manipuler. Comme une poupée de chiffon. « Voilà, ce sera plus confortable comme ça » Cette présence, les mains attentives de Gordon qui me guident, ça m’apaise un peu. Le torse se soulevant sous les sanglots que j’essaye de ravaler, je porte à nouveau le verre à mes lèvres. Déjà, il a le gout salé de mes larmes. Une main amicale passe dans mon dos, m’empêchant de chanceler, me permettant de rester plus ou moins stable.

De combien d’année suis-je sons ainé ? Pourtant, j’ai envie de me lover contre lui, de chercher un quelconque réconfort physique. Mais je ne le mérite pas. Je devrais me rendre à la police. Si seulement… Si seulement faire cela ne signifiait pas la fin probable du Parti Collectif, d’ARES et de tout ce qu’on a essayé de bâtir cette année ? Je me déteste tellement en ce moment. J’ai envie de ramper hors de ma propre peau. « C’est ça, continue de respirer tranquillement. Explique-moi tout depuis le début, je t’écoute. » Mon regard ne quitte pas mon verre d’eau. Un bruit caractéristique me fait relever légèrement la tête, observant Gouda nous approcher, gardant un œil méfiant sur mon ami et garde du corps. Alors que je l’observe approcher, je m’efforce de me calmer. Dans le silence approximatif des sanglots que j’essaye de calmer, je regarde mon chat se frotter à mes jambes, couvrant son pelage de sang et de boue par la même occasion. Je sursaute et éloigne mon verre, arrosant partiellement Gordon quand l’animal bondit pour aller s’installer sur mes genoux en ronronnant. Il lance tout de même un dernier regard à mon ami avant de fermer les yeux et de terminer de s’installer. Je passe une main tremblante dans son pelage. Au moins, lui, il sera toujours là, peu importe ce que j’ai pu faire. Je sais parfaitement que Gordon est susceptible de me tourner le dos une fois que je lui aurais tout dit. C’est le propre de l’humain. Le contact de mon chat aidant, je finis, après de longues minutes par calmer ma respiration. Le corps toujours agités de sanglots silencieux, je m’efforce de commencer mon récit. Je lui dois un minimum d’explications. « Ça a commencé  quelques mois après le kidnapping… Un peu après…. Un peu après mon vaccin pour le X1R1. » Je m’arrête le temps de prendre une inspiration saccadé. « Je ne sais pas d’où ça vient… Je… Je vais vers mes 50 ans… J’ai pas le gène mutant, on… On l’aurait remarqué sinon. Je ne comprends pas ce… qu’il m’arrive. »

Je bois une gorgée d’eau, essayant de chasser le goût de la bile qui me reste coincé au fond de la gorge. Je suis plus calme mais je sais qu’il ne faudrait pas grand-chose que pour que l’angoisse ne revienne. Après tout, je ne mérite rien de mieux après ce que j’ai fait. « Je… C’est comme perdre consistance… Je ne suis plus là et je suis partout à la fois… Un instant je suis là… Celui d’après je suis… Je suis… » Les mots se coincent dans ma gorge. Je sais que je peux avoir confiance en Gordon mais je sais aussi que je n’ai pas le droit de parler de mon statut actuel. « Je me change en fumée. C’est… On pensait ça inoffensif… » Le torse toujours agité de mes sanglots se soue légèrement sous un rire désabusé. « Inoffensif… Tu parles… Scarlett… Elle s’est occupée de… de me placer ma puce… » Instinctivement, je porte une main à ma nuque. Cela ne me dérange pas de la porter. « Je me suis chargé de… de remplir tout seul mon dossier. L’information a… A été jugée trop… Trop sensible que pour mettre qui que ce soit… Au courant. Le Parti Collectif… ARES… Tout ce pour quoi on… on se bat… Ça pourrait s’effondrer si… Si ça se savait. J’ai… J’ai pas la moindre idée de ce que je suis… De comment je suis capable de faire ça… Je… J’ai perdu le contrôle tout à l’heure… Le vent m’a emporté et j’ai… » Je marque un blanc alors que la scène se rejoue dans ma tête. « J’ai rien pu faire… Je me suis retrouvé coincé dans ses poumons… J’ai paniqué… Oh mon Dieu Gordon, qu’est-ce que j’ai fait ?! »
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MessageSujet: Re: Please, I need help | ft. Gordon   Mer 28 Déc - 0:06



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Milo ξ Gordon

Son regard reste plonger dans son verre d’eau, à croire qu’il pourrait s’y noyer. Je l’observe en silence, curieux de connaître la raison de cet horrible accident et de l’état déplorable dans lequel je l’ai retrouvé. Il fait vraiment peur à voir, comme si un camion benne lui était roulé dessus. Miles est un ami mais il a ce regard qui n’a rien pour me rassurer. La culpabilité suinte par tous les pores de sa peau. Il m’a dit avoir tué cet homme. Peut-être exagère-t-il ? Ou peut-être est-ce bel et bien ce qui est arrivé. Je ne sais pas encore comment, je ne connais pas sa mutation mais il est là, devant moi et non dans un centre pour sur-humains ne se contrôlant pas. Son pouvoir doit être inoffensif… Sauf que cet homme a la cage thoracique explosée et il a fallu déployer une force colossale pour arriver à ce résultat.

Un gros chat Norvégien saute sur les cuisses de Milo et je me recule en sursaut, éclaboussé par le verre d’eau. Je passe rapidement la main sur mon T-Shirt. Heureusement que c’est que de l’eau. « Ça a commencé  quelques mois après le kidnapping… Un peu après…. Un peu après mon vaccin pour le X1R1. Je ne sais pas d’où ça vient… Je… Je vais vers mes 50 ans… J’ai pas le gène mutant, on… On l’aurait remarqué sinon. Je ne comprends pas ce… qu’il m’arrive. »  Je vois… Donc, soit c’est un optimisé grâce à une formule modifiée du vaccin soit… Serait-il un Inhumain aussi, comme moi ? Est-ce que c’est ça qui serait arrivé si Stephen n’avait pas été là ? Est-ce que j’aurais aussi tué quelqu’un par mégarde ?

« Je… C’est comme perdre consistance… Je ne suis plus là et je suis partout à la fois… Un instant je suis là… Celui d’après je suis… Je suis… Je me change en fumée. C’est… On pensait ça inoffensif… Inoffensif… Tu parles… Scarlett… Elle s’est occupée de… de me placer ma puce… Je me suis chargé de… de remplir tout seul mon dossier. L’information a… A été jugée trop… Trop sensible que pour mettre qui que ce soit… Au courant. Le Parti Collectif… ARES… Tout ce pour quoi on… on se bat… Ça pourrait s’effondrer si… Si ça se savait. J’ai… J’ai pas la moindre idée de ce que je suis… De comment je suis capable de faire ça… Je… J’ai perdu le contrôle tout à l’heure… Le vent m’a emporté et j’ai… » Je fronce les sourcils et je me renfrogne. Alors, c’est ça ? On permet aux personnes hauts-placées d’ignorer les règles et ensuite, on se plaint des conséquences. Deux minutes de réflexion aurait suffit pour voir que non, ce pouvoir n’est clairement pas inoffensif, on en a eu la preuve aujourd’hui. Alors, c’est ça le Parti Collectif ? Eux qui prône la sécurité, ils font passer l’image avant tout. Je suis vraiment déçu, je me sens trahi aussi. En tant qu’agent d’ARES, de citoyen mais aussi en tant qu’ami. J’aime pas qu’on me cache des choses. Je ne le dénoncerai pas à la police, ce n’est pas mon rôle mais c’est la dernière fois que je le couvre.

« J’ai rien pu faire… Je me suis retrouvé coincé dans ses poumons… J’ai paniqué… Oh mon Dieu Gordon, qu’est-ce que j’ai fait ?! » Je le toise durement. Ami ou pas, j’ai presque envie de dire que c’est un bon retour des choses. On veut être au-dessus des lois sans en assumer les conséquences. « Je vais pas te mentir, je n’approuve pas du tout ce que Scarlett et toi avez manigancé. Vous vous êtes crus au-dessus du règlement et maintenant, vous en payez le prix. Vous avez fait une erreur en pensant ton pouvoir inoffensif et cet homme est mort. Normalement, les sur-humains qui ne se contrôlent pas, c’est direction les centres. Vous avez fait passer votre image avant la sécurité et ça, c’est le genre de choses qui ne me plaît pas, surtout lorsqu’il y a des conséquences aussi désastreuses. Je ne dirai rien, c’est pas mon rôle. Si ça doit venir de quelqu’un, c’est de toi. » Je me relève, je ne vais pas partir, pas tant qu’il est en état de choc mais sur ce coup, je ne veux plus rien entendre. J’ai accepté beaucoup de choses, j’ai fait beaucoup de sacrifices et voilà comment on me remercie. On nous dit que c’est pour protéger la population et les personnes qui dictent les règles ne sont même pas capable de les respecter eux-mêmes. « Vous me décevez beaucoup, M. Stevenson » Je le pensais intègre, il avait l’air intègre. Au final, il est comme les autres, il reste un homme politique. Ma bouche s'étire en un rictus désabusé « J'étais peut-être pas la bonne personne à appeler. Vous auriez du demander à Scarlett de venir, vous semblez être comme cul et chemise, et puis, vous faites vraiment des merveilles tous les deux. »
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MessageSujet: Re: Please, I need help | ft. Gordon   Lun 23 Jan - 20:26



Please, I need help
Gordon ξ Milo

Quand je redresse la tête, je ne vois que le regard rude de Gordon. Il a raison de me regarder comme ça. Je frisonne alors que son regard perçant me donne la sensation de voir à travers mon âme, de voir ma laideur, de me voir tel que je suis réellement. Un monstre. Avoir des capacités unique ne fait pas de moi un monstre, tout comme Gordon n’en est pas un. Non, c’est ce que j’en ai fait qui me fait gagner cette très rude nomination. Je baisse les yeux, incapable de tenir ce regard. Il est d’ARES après tout. Je n’aurais pas dû lui dire pour la puce, je n’aurais pas dû l’appeler ce soir. Mais qui aurai-je pu contacter d’autre ? Qui d’autre que lui était apte à m’aider ? Mes bras cerclent mon torse à la recherche d’une poigne, de quelque chose de réconfortant. Tout ce sang… « Je vais pas te mentir, je n’approuve pas du tout ce que Scarlett et toi avez manigancé. Vous vous êtes crus au-dessus du règlement et maintenant vous en payez le prix. Vous avez fait une erreur en pensant ton pouvoir inoffensif et cet homme est mort. Normalement, les sur-humains qui ne se contrôlent pas, c’est direction les centres. Vous avez fait passer votre image avant la sécurité et ça, c’est le genre de choses qui ne me plaît pas, surtout lorsqu’il y a des conséquences aussi désastreuses. Je ne dirai rien, c’est pas mon rôle. Si ça doit venir de quelqu’un, c’est de toi. » Je l’attendais se discourt. Je l’ai vu bruler dans ses yeux, il fait écho à mes propres pensés. Mais ce n’est pas vraiment comme si j’avais eu le choix, n’est-ce pas ? De toute manière, ce n’est pas comme si j’avais la tête à faire de la politique ce soir. J’ai autre chose à penser. J’ai surtout besoin d’une douce, d’un bain, de me décaper la peau, je ne sais pas quoi mais de quelque chose pour faire partir cette sensation, pour faire partir ces images. « Vous me décevez beaucoup, Monsieur Stevenson. » L’appellation me fait l’effet d’un coup de poing. Vraiment… ? On en est là ? Je suis plus misérable que je le pensais. Je suis plus méprisable que je le pensais. Cela fait beaucoup à avaler pour un soir. « J’étais peut-être pas la bonne personne à appeler. Vous auriez du demander à Scarlett de venir, vous semblez être comme cul et chemise, et puis, vous faites vraiment des merveilles tous les deux. » L’attaque est douloureuse. Ce coup-là, il fait mal à digérer. Surtout quand on voit la manière dont elle me regarde depuis. Il y a quelque chose qui a changé dans le regarde de la présidente à mon égard depuis ce moment. Je sais à quel point elle est radicale, à quel point elle aimerait tous nous parquer. Elle ne voit plus Milo, elle ne voit plus que le plus-qu’humain. « Non, tu étais la bonne personne à appeler. Parce que toi et moi on voit cette situation de la même manière. » Je ravale mes sanglots, je chasse le chat et je me relève, encore mal assuré sur mes jambes.

Loin de la posture fière et digne que j’arbore en public, je suis pratiquement prostré, les bras toujours serré contre mon buste dans un mouvement purement auto-protecteur. Quel pitoyable spectacle je dois donner. « Mais si tu restes uniquement pour m’envoyer une vérité que je connais déjà dans la gueule, je te prie de partir de chez moi. » De toute manière, j’ai besoin d’une douche. Brulante. J’ai besoin d’essayer de chasser la sensation du sang sur ma peau. Je me détourne donc et je rejoins la salle de bain la plus proche, l’abandonnant là où il était. Il ne tient qu’à lui de partir ou de rester maintenant. Une fois à la salle de bain, je jette ce qu’il me reste de vêtements à même le sol et je me glisse sous la douche, allumant le jet d’eau sans même vérifier la température. Soudainement, retirer les dernières traces de sang semble devenir une urgence. Visiblement, je ne peux compter que sur moi-même dans cette situation. Je dois être fort. Pour pouvoir encore avoir le pouvoir nécessaire pour faire changer les choses en bien, je dois rester fort et garder tout ça pour moi. Je dois être capable de passer au-dessus des événements de ce soir. Je frotte. Je frotte comme un fou. Ma peau rougit sous le frottement abusif, elle me fait mal mais ce n’est pas assez. L’eau est toujours rosée par le sang qui coule le long de mon corps. A nouveau, je sens la panique monter. Alors que je n’arrive pas à me défaire des taches qui recouvrent mon corps, que j’ai la sensation de les sentir toujours là, sur moi, l’angoisse revient. Ma respiration s’accélère, devient bruyante. J’ai du mal à avaler de l’air. Le monde tourne. Finalement, j’abandonne tout et je me laisse couler dans la cabine de douche, me retrouvant assit par terre, laissant le jet d’eau me battre mollement. Je passe mes mains dans mes cheveux alors que les larmes montent à nouveau. Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Il y a cinq ans, j’avais tout. Une famille unie et soudé, un emploi que j’aimais. Et aujourd’hui, il me reste quoi… ? Maxwell est parti, il m’a abandonné. Gabrielle vit sa vie d’adulte, on se croise plus pour le boulot que dans un cadre familial. Zachary… Zachary est en vie… Membre d’HYDRA… Je suis devenu une marionnette gouvernementale, un objet de pouvoir essayant désespérément d’arranger les choses comme il le peut. Et comme si ce n’était pas déjà assez rude de vivre avec tout ça… Voilà que je me découvre la capacité de me changer en fumée… Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi le sort s’acharne à ce point ?

Lentement, j’arrive à stabiliser ma respiration. Mes poumons me semblent douloureux à force d’avoir inspiré et expiré aussi violement et aussi longtemps. Je tire mes genoux à moi, les encerclant de mes bras. Je devrais sortir de la douche maintenant. Je devrais me sécher, m’habiller et aller voir si Gordon est resté ou pas. Mais je n’ai pas envie de sortir d’ici tant que je ne me sentirais pas propre, tant que les mots de la personne que je considère comme un ami continueront de me faire aussi mal. C’est la vérité et je le sais. Je n’aurais pas dû passer au-dessus des lois de la sorte. Mais Scarlett a insisté. C’était la meilleure chose à faire d’après elle. Et je l’ai cru. Je l’ai cru et maintenant je vois cette pointe de peur briller dans son regard quand elle me voit. Pour elle, je suis devenu l’ennemi à abattre. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’elle ne m’éjecte pour mettre quelqu’un d’autre à ma place. Après ce qui me semble être une éternité, je me hisse à nouveau sur mes jambes, quittant à contre cœur le cocon que la douche formait. Je coupe l’eau et je commence à m’essuyer, frottant énergiquement comme si cela pouvait changer quelque chose. J’enfile des vêtements propres et je ramasse ceux qui sont taché avant de quitter la salle d’eau. Je me sens vide, comme mort à l’intérieur. Quand j’arrive au salon, je marque un temps d’arrêt. Il est toujours là. Quand nos regards se croisent, je détourne les yeux, rongé par la culpabilité. Cette fois ci, c’est trop lourd à porter pour mes épaules. « Si ça peut te réconforter, je pense que Scarlett ne va pas tarder à m’éjecter du Parti. Je ne suis qu’un objet pour elle. Et depuis… ça… Je vois bien que je la dégoute. » Je quitte ensuite le salon pour rejoindre la cuisine. J’y sors un sac poubelle où je mets mes vêtements couverts de sang. Mes mains tremblent encore. Je sors ensuite un seau que je remplis d’eau chaude le temps de me trouver un torchon. J’ai laissé du sang derrière moi. J’essaye de me déconnecter du monde. Quitter le monde des émotions pour me concentrer sur le rationnel. Alors, je commence à frotter l’évier. Trop fort, trop violemment. Mais j’ai toute cette colère rentrée contre moi-même qui bouille, qui m’oppresse. Finalement, les plus-qu’humains m’auront vraiment tout prit.
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MessageSujet: Re: Please, I need help | ft. Gordon   Sam 18 Mar - 16:18



Please, I need help
Milo ξ Gordon

« Non, tu étais la bonne personne à appeler. Parce que toi et moi on voit cette situation de la même manière. » J’arque un sourcil. Ah tiens, on verrait la situation de la même manière ? Non, clairement pas, la preuve. La situation est très simple. Il a menti, ils ont tous menti pour préserver leur image et ça leur retombe dessus. Cette situation est ce qu’elle est et je doute qu’on la voit de la même manière. Si ça se trouve, j’aurais fait parti du Parti Collectif, je n’aurais pu eu besoin d’aller dans un centre. J’aurais continué ma vie et prié pour qu’aucun accident n’arrive, comme l’a fait Milo.

« Mais si tu restes uniquement pour m’envoyer une vérité que je connais déjà dans la gueule, je te prie de partir de chez moi. » Je le regarde partir et une fois la porte de la salle de bains fermée, je lâche un juron. Évidemment que je ne peux pas partir. Déjà parce qu’il est en état de choc et qu’un accident est vite arrivé et ensuite, parce que connerie ou pas, Milo reste quelqu’un que j’apprécie. Il va me falloir un moment pour laver ce sentiment de trahison mais je ne peux décemment pas le laisser comme ça, surtout que… Il ne contrôle pas ses pouvoirs. Je ne voudrais pas recevoir de nouveau un coup de fil pour apprendre un nouveau meurtre suspect.

Alors, je me rassois dans le fauteuil en cuir et j’observe le chat se balader nonchalamment dans la maison. Le bruit de l’eau qui coule résonne en même temps que les ronronnements du félin. Je regarde l’horloge en comptant les minutes. Les minutes défilent et l’eau coule toujours. Si dans 15 minutes, il ne revient pas, j’irais vérifié que tout est en ordre. En attendant, je joue avec l’eau dans l’un des verres, passant mon ennui en donnant au liquide différentes formes. Absorbé dans ma contemplation, je suis surpris lorsque la porte de la salle de bains s’ouvrent de nouveau et l’eau retombe plus brutalement que je ne l’aurais voulu, éclaboussant un peu la table au passage.

« Si ça peut te réconforter, je pense que Scarlett ne va pas tarder à m’éjecter du Parti. Je ne suis qu’un objet pour elle. Et depuis… ça… Je vois bien que je la dégoûte.
- Ça ne me réconforte pas. Parti Collectif ou pas, Scarlett ou pas, ce n’est pas ça le problème »

Je préfère être honnête avec lui sur ce point. Peu importe le contexte, peu importe les acteurs, c’est l’action qui me dérange. C’est le mensonge de ceux qui se disent transparents et du côté du peuple qui me dérange. On s’attend à de l’honnêteté de la part du Parti Collectif. Je ne suis pas naïf non plus, je sais qu’ils restent un parti politique. Je sais qu’ils ont besoin de cacher certaines informations mais à cause de leur négligence et l’obnubilation pour l’image du parti, un homme est mort. C’est moche à dire mais ça devait arriver, c’était inévitable, surtout quand on laisse courir un Inhumain découvrant tout juste ses pouvoirs. Il ne faut pas être un génie pour se rendre compte que c’était un mauvais calcul.

Lentement, je me relève et je rejoins Milo à la cuisine. Je reste dans l’encadrement de la porte. Je plains ce pauvre évier qui n’avait rien demandé à personne. « Bon, écoute, maintenant que je suis là, on a le choix : soit, tu poses cette éponge et je t’aide avec tes pouvoirs soit, cette histoire va remonter à ARES parce qu’avec ce qu’il vient de se passer, je ne peux pas te laisser seul alors que tu n’as aucune emprise sur ce qui t’arrive » Pour lui comme pour moi, la deuxième option n’est pas souhaitable. Pour Milo car il va se retrouver exposer aux yeux de tous et que visiblement, il tient énormément à ce que ça reste secret et pour moi qui, malgré tout, le considère encore comme un ami et je m’en voudrais de le balancer comme ça. « J’ai une petite préférence pour la première solution mais, peu importe ce que tu choisiras, je peux pas vraiment tourner les talons et faire comme si rien ne s’était passé »
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