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 I won't let you down | ft. Aidan

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MessageSujet: I won't let you down | ft. Aidan   Dim 22 Jan - 2:26


I won't let you down
Aidan ξ Niall

Je dévale les escaliers, quittant la bouche de métro en jetant un œil rapide à mon téléphone. Pas de réponse. Juste… Juste mon écran qui me rappelle les petits mots qui m’avaient alertés il y a une grosse poignée de minute de cela. Mon écran me rappelle froidement les mots qu’Aidan m’a envoyés. A nouveau, je sens une montée de panique et d’appréhension monter en moi. Dans quoi a-t-il encore été se fourrer ? Après tout… Depuis mon emménagement, j’ai plus que prit mes distances avec lui. Cela ne lui ressemble pas de me contacter ainsi dans notre situation si ce n’est pas pour quelque chose de grave. Je me mords la lèvre alors que l’air froid de l’extérieur m’explose en plein visage. Il avait dit quoi déjà… ? Ah oui, entrepôt de South Jamaica. Je bouscule quelques personnes alors que je cours dans la direction devant me mener à mon ami. Je suis inquiet. Au moins trois fois trop inquiet. Ca me tord les tripes. Il y a quelque chose dans l’air et je n’aime pas ça. Mon esprit est déjà en train d’imaginer les pires scénarios catastrophes possible. Aidan est blessé. Il a besoin de moi. Et je n’étais pas là, trop occupé que j’étais à prendre mes distances pour mon propre confort. J’aurais dû le savoir, j’aurais dû m’en douter. C’est toujours quand je baisse ma garde que la vie me colle une droite pour me rappeler qu’elle n’est pas censée être un long fleuve tranquille. Quand j’arrive à South Jamaica, je ne ralentis pas pour autant le pas. La vibration de la mutation d’Aidan, je la connais par cœur. Je peux l’identifier comme si c’était la mienne au milieu d’une foule de mutant. C’est juste lui, tel qu’il est, unique. Je fais fonctionner ma mémoire de la ville, même si ce quartier n’a jamais réellement fait partie de mes lieux de prédilection et je me dirige vers la zone des entrepôts. Si je me plante, je vais perdre un temps précieux, les autres entrepôts du quartier étant… de l’autre côté du quartier. La bonne nouvelle, c’est qu’il ne semble pas y avoir la présence d’ARES dans le coin. Le souffle rendu court par ma course interminable, j’essaye de me concentrer sur ma mutation. Mon imagination travaille beaucoup trop et je suis en train d’imaginer milles et unes choses. Je repousse mes limites, me forçant à agrandir mon rayon pour espérer pouvoir le capter plus vite. Le quartier est plus riche en mutants que je ne le pensais et au milieu de ma propre confusion, j’ai du mal à faire le tri. Mais finalement… Finalement je m’arrête en pleine course, ma tête se tournant d’elle-même dans la direction que j’ai identifiée. Là-bas. Aidan est par là-bas. Tiens le coup, j’arrive.

Le savoir si proche, capter les vibrations de sa mutation, ça me fait accélérer davantage le pas, courant à un rythme fou. Le temps joue contre moi. J’arrive devant la porte du bâtiment totalement essoufflé, une petite voix dans un coin de ma tête me rappelant que je devrais peut-être recroiser la route d’un immortel d’ici peu si je veux conserver une capacité de course. La cigarette réduit tellement mes capacités physiques au fil du temps… C’est presque fébrilement que je pousse la porte de l’entrepôt. Je sais où aller, je n’ai qu’à suivre la source des vibrations de sa mutation. Mais je ne peux m’empêcher d’appréhender cruellement le moment où je lui ferais face. Pendant le trajet, j’ai eu tout le temps du monde pour me figurer l’état dans lequel j’allais le retrouver. Au moins, il est toujours en vie. C’est déjà ça. « Aidan ?! Aidan, c’est moi ! » Je crie, je ne peux pas m’en empêcher. L’angoisse me tord les tripes et me noue la gorge. J’halète lourdement après le sprint que je me suis pris pour courir jusqu’ici. Ma respiration est lourde et bruyante. J’ai les poumons en feu et je suis en sueur. Mais cela n’a pas d’importance. Parce qu’Aidan a besoin de moi. Qu’il est là, quelque part dans cet entrepôt et qu’il est blessé. Il doit avoir peur avec le spectre d’ARES qui plane au-dessus de lui. Je ne suis pas rassuré non plus à cette idée. Faut qu’on s’arrache vite d’ici. J’espère que Lux sera nous avoir un véhicule motorisé dans le coin pour extraire facilement Aidan. Il m’avait demandé de ne pas la prévenir mais… Techniquement, je ne l’ai pas fait… Ça pourrait être pour moi ou pour n’importe quel autre membre d’Icare pour ce qu’elle en sait. Je me remets à courir, jetant la prudence aux orties. J’ai besoin de m’assurer qu’il va bien, qu’il n’est pas en danger de mort, que c’est juste quelques fractures et qu’il dramatise sa situation. Je me mens à moi-même. Je me rends compte à quel point c’était le cas quand mon regard tombe sur lui.

Oh, ce que j’aurais aimé ne jamais à voir cela de toute ma vie. Je me précipite vers lui, me jetant à genoux à ses côtés pour attraper son visage en coupe. Je me sens paniquer alors que mes mains parcourent son visage puis son corps. Je me rassure en me disant que j’essaye de sonder les dégâts mais même moi je n’y crois pas. Je suis totalement en train de paniquer. J’ai besoin de le toucher pour m’assurer qu’il est encore en vie, qu’il réagit toujours à ma présence. « Oh putain… Oh putain… Aidan… Reste avec moi, ok ? Je vais te tirer de là. Ça va aller, ça va aller. » C’est moche. La dernière fois que je l’ai vu, c’est quand il est venu m’aider à m’installer, quand je lui ai avoué avoir une attirance physique pour lui. Non, je refuse. Je ne le reverrais pas après si longtemps pour le regarder mourir. Il y a tellement de sang… Je me sens perdre les pédales. Je respire trop vite, mes yeux s’humidifient dangereusement. Je me redresse et j’essaye de me forcer au calme. C’est d’Aidan dont il s’agit. Paniquer ne l’aidera pas. Paniquer ne le gardera pas en vie. J’ai déjà les mains couvertes de son sang. Il avait raison, il n’arrivera pas à bouger dans son état. Je commence par retirer mon cuir et à le lui enfiler. Je le sais pour l’avoir vécu, quand on perd autant de sang, le froid est l’un des pires ennemis. Je dois le garder au chaud et calmer l’hémorragie. Je dois surtout le sortir d’ici. Je jette un regard perdu autour de moi, à la recherche d’une piste de solution. « Solus va nous amener une ambulance. Je vais te tirer de là. T’inquiète pas. Je t’interdis de me claquer entre les doigts, ok ? » Est-ce que je suis réellement en train de pleurer ? Sans doute. J’ai du mal à rester accroché à la réalité, j’ai du mal à me concentrer sur les réflexes basiques pouvant amener à sa survie. Parce qu’il s’agit de lui. Parce que je ne sais pas ce que je ferais s’il venait à mourir ce soir. Ce n’est pas comme si je pouvais encore essayer de monnayer quoi que ce soit avec Hela… Je doute de toute manière que l’âme d’Aidan rejoigne Heilheim… Il ira plutôt voir une autre divinité… Dans un geste nerveux, je lui caresse la joue du pouce alors que le reste de ma main essaye de faire pression sur sa gorge ouverte. Je vais avoir du mal à le transporter en faisant pression sur sa blessure… « Je vais avoir besoin que tu presses ta blessure le temps que je te sorte du bâtiment. » J’accroche son regard et j’essaye de ravaler mes larmes. Mais c’est plus fort que moi, l’état dans lequel il est… « Tu peux faire ça pour moi ? »
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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Dim 22 Jan - 23:05



I won't let you down
Niall ξ Aidan

J’ai froid, tout mon corps tremble sous les assauts du froid mordant contre ma peau. Je peine à garder les yeux ouverts, suivant vaguement du regard l’agent d’ARES se diriger vers la porte. Aucun mot ne sort de ma bouche. Je ne comprends pas ce qu’il fait. Après ma dernière bravade, je m’attends à recevoir une nouvelle rouée de coups. Je m’attends à mourir ici sur ce sol froid et rougit par mon sang versé. Je sens qu’il se répand autour de moi, sentant le liquide chaud et poisseux glisser entre mes doigts. Mon regard se perd entre les irrégularités du plafond, je passe d’un creux à un autre, observant le monde tanguer et tourner autour de moi. Des paroles sont lancées, la porte claque. Il est parti. Des larmes inondent mes yeux et roulent lentement sur mes joues. Des larmes de douleur, de soulagement, de peur aussi. Je suis vivant. J’avais cessé de croire que je m’en sortirais. Je ne me débattais plus que pour lui compliquer la tâche. Je me battais en pensant que je n’en verrais pas le bout. Ma respiration s’accélère, je sens mon sang battre mes tempes. Je suis en vie… Mais à quel prix ?

D’une main tremblante, je préviens la première personne qui me vient à l’esprit. En réalité, il y en a deux mais je ne veux pas que Lux me voit dans cet état. Je ne veux pas voir la pitié et la peur déformer son visage. Je ne veux pas qu’elle perde son temps à me sortir d’ici, j’ai besoin d’elle pour diriger Icare. Je vais avoir besoin d’elle plus que jamais… Je préviens Niall, après tout ce qu’on a traversé, je ne peux que me tourner vers lui. C’est mon ami d’enfance et ce, malgré tout ce qu’il a bien pu se passer. Après avoir envoyer le message, je suis pris de doute. Est-ce qu’il va venir ? Ne va-t-il pas me laisser ici ? Après tout, il semblait vouloir mettre le plus de distance possible entre nous dernièrement. Il va peut-être croire que c’est une vaine tentative d’attirer son attention. Nan, il n’est pas comme ça, il va venir… Je sais pas, je n’arrive plus à réfléchir correctement, j’ai l’impression de divaguer. Je lui ai dis de ne pas prévenir Lux, elle ne doit pas s’inquiéter. Je n’arrive pas à me focaliser sur autre chose. Je ne peux me sortir cette idée de la tête. Je n’ai pas envie qu’il la prévienne, je lui dirai, mais pas maintenant. Le téléphone sonne, il arrive. Je repose lourdement ma tête sur le sol, ne sentant pas la pression de ma main diminué contre ma plaie. Je dois tenir le coup… Il va venir.

De longues minutes passent, je ne perds pas espoir. Il a dit qu’il arrivait. Je sens ma respiration se ralentir et devenir de plus en plus éprouvante. Je n’exerce plus aucune pression sur mon cou, n’ayant plus la force pour maintenir ma main dans cette position. Je ne peux qu’attendre et regarder la pièce tourner, s’agrandir, rétrécir. C’est une véritable épreuve pour garder les yeux ouverts, pour ne pas tourner de l’œil et sombrer dans l’inconscience. Je dois tenir, il a dit qu’il arrivait… Au fil des minutes qui s’étirent, ma détermination et ma volonté s’effritent. Une petite voix dans ma tête me murmure qu’il ne viendra pas, que je serai une épine de moins dans son pieds. C’est vrai que depuis qu’on s’est retrouvé, on n’a jamais pu réellement retrouver notre complicité d’antan. On passe notre temps à nous disputer pour tout et pour rien et j’ai été tout sauf sympa avec lui. Il ne viendra pas…

Mes yeux se ferment malgré moi. A quoi bon, il ne viendra pas. Je vais mourir ici et je n’ai plus la force pour prévenir Lux. Le portable m’échappe des mains et va baigner dans le sang. Il va être foutu mais ce n’est pas grave, je ne vais plus en avoir besoin. Je me laisse lentement sombrer dans l’inconscience, ayant perdu l’espoir de voir Niall franchir la porte de l’entrepôt. J’entends un vague murmure au loin mais je ne réagis pas. C’est sûrement mon esprit qui me joue des tours. Je n’attends plus rien, de toute façon. Je pense entendre des pas claquer contre le sol. Je me déteste pour imaginer des choses pareilles. Ce contact fébrile contre mon visage, cette respiration qui résonne dans l’entrepôt, ça par contre, je ne l’ai pas inventé, ce n’est pas une hallucination ni un mirage. « Oh putain… Oh putain… Aidan… Reste avec moi, ok ? Je vais te tirer de là. Ça va aller, ça va aller. » J’ouvre difficilement les yeux, n’osant pas y croire. J’ai peur qu’une fois que mes yeux seront ouverts, il s’évapore, qu’il me laisse ici, pensant qu’il est trop tard pour moi. Mais non, il est bien là, il est venu. Des larmes de soulagement m’échappent, j’ai tellement espéré ce moment…  Un léger sourire se dessine sur mon visage « Tu es venu... » Mes yeux s’illumine l’espace d’un instant avant de redevenir vitreux « T’as pas prévenu Lux, hein ? Dis moi que tu l’as pas prévenue... » C’est plus fort que moi, je ne peux pas m’enlever cette obsession de la tête. J’ai besoin de savoir que Lux n’en saura rien tant que le moment ne sera pas venu.

Mais quelque chose ne va pas, il panique. Je l’observe essayer de retrouver son calme. C’est donc si moche que ça ? Ma respiration s’accélère aussi et je frissonne de plus belle. Je voudrais essayer de me relever, de lui dire que ça va et que j’ai juste besoin de passer chez Solus mais des vertiges me clouent au sol. Il enlève son cuir et me le met sur le dos. Pour une fois, c’est lui qui va pouvoir râler que j’ai tâché ses vêtements. « Solus va nous amener une ambulance. Je vais te tirer de là. T’inquiète pas. Je t’interdis de me claquer entre les doigts, ok ? » J’ai l’impression de flotter, j’ai vraiment du mal à me concentrer sur ce qu’il dit, je balbutie une réponse censé être moqueuse mais rien d’audible ne franchit mes lèvres. J’ai l’impression de n’être plus qu’un spectateur et de ne plus pouvoir interagir avec le monde qui m’entoure. J’ai l’impression qu’une bulle hermétique se forme autour de moi, étouffant peu à peu les sons.

Toutefois, je sens sa main faire pression contre ma gorge, crevant l’abcès qui se formait à l’instant. J’essaye de me concentrer sur lui, de tout faire pour ne pas sombrer. Sentir le contact rassurant de sa main m’aide à rester éveillé, à me battre pour garder les yeux ouverts. « Je vais avoir besoin que tu presses ta blessure le temps que je te sorte du bâtiment. Tu peux faire ça pour moi ? » Je croise son regard, acquiesçant d’un signe de tête et je porte mollement une main à ma gorge. Je ne peux détacher mes yeux des sillons de larmes parcourant son visage. J’aurais aimé le rassurer, rire à gorge déployée en lui disant que j’exagérais ma situation et que je voulais juste qu’il magne son cul. Le voir dans cet état me met tellement mal… « Je suis désolé... » J’arrive à peine à articuler ces quelques mots, me battant contre ma voix rendue rauque à cause de la strangulation pour qu’il franchisse mes lèvres. Il avait raison, il avait tellement raison, depuis le début… J’ai toujours refusé de voir ce qui sautait pourtant aux yeux. Ce gouvernement aura notre peau. Je m’agite, soudain paniqué à l’idée que des forces armées puisse débarquer ici « Faut… Faut pas rester ici, il y a… ARES était là, ils vont envoyé des gens. Je... Il les a sûrement prévenu… ARES va débarquer, aide-moi à me relever, je vais conduire... » Un flot continu de paroles sans queue ni tête m’échappe, je ne sais même plus ce que je dis, tout ce que je sais, c’est qu’ARES ne va pas tarder à se pointer. Je ne veux pas qu’il lui arrive quelque chose par ma faute. Je voudrais essayer de me redresser, de me relever pour partir le plus loin possible d’ici mais mes muscles ne me répondent tout simplement plus. Mon dos reste cloué au sol et je ne peux que supplier Niall de regard de partir d’ici.

Des bruits de pas se font entendre et ma respiration s’accélère, persuadé qu’il s’agit d’ARES. Mon cœur bat trop vite et je sens le débit du sang devenir plus intense. Le saignement ne se tarit pas, j’ai l’impression qu’il n’en finira jamais de couler. Je lève les yeux terrifiés vers la porte où s’engouffre plusieurs personnes que je reconnais ne reconnaît pas. C’est lorsque j’aperçois Solus que je me calme enfin. Il est venu en personne ? Pourquoi il a fait ça ? Je n’aurais aucune réponse à mes questions, presque aussitôt, je sombre dans l’inconscience, finalement vaincu par la retombée d’adrénaline. La pression de ma main sur ma nuque cesse peu à peu et ma tête tombe lentement sur le côté. Je ne sens pas les gens s’activer autour de moi, j’ignore les appels de Niall. Je suis épuisé de me battre, j’ai déjà perdu de toute façon.

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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Lun 23 Jan - 0:01


I won't let you down
Aidan ξ Niall

Sa main vient se poser sur la mienne et je retire lentement mes doigts de la blessure. Je vais pour le porter et le sortir du bâtiment pour faciliter son extraction quand je me rends compte qu’il ne presse pas assez fort. Ma main retourne rejoindre la sienne. Son sang coule à nouveau sur mes doigts et mon regard fouille le hangar. Faites que l’ambulance ne tarde pas. Je commence doucement à céder à la panique. Y a-t-il seulement quelques choses que je peux faire de plus ? Tout bas, je marmonne des prières. Je prie les nornes, je prie Loki, je prie Hela. Je prie Hela pour qu’elle ne me le prenne pas, pour que son âme reste ici, sur Midgard. Là où elle doit rester. Avec moi. Avec Lux. Avec Mouse. « Je suis désolé... » Sa voix me fait sursauter. Je baisse les yeux vers lui. Ca ne ressemble pas à sa voix. C’est trop grave, trop rauque. Je sens mon cœur se serrer. « Ferme là. Garde tes forces. T’auras tout le temps de me dire à quel point t’es un con plus tard, quand je t’aurais tiré de là. » Je le sens s’agiter sous mes mains. « Faut… Faut pas rester ici, il y a… ARES était là, ils vont envoyer des gens. Je... Il les a sûrement prévenus… ARES va débarquer, aide-moi à me relever, je vais conduire... » « Ssshhh… Calme-toi. Tout va bien. » Non. Tout ne va pas bien. Si ce qu’il dit est vrai, c’est une course contre la montre entre ARES et une ambulance. Si ce qu’il dit est vrai, je vais me laisser cueillir avec lui. Parce que je refuse de le laisser dans cet état et que seul, je ne peux pas le déplacer. « T’as pas intérêt à claquer ce soir, sombre crétin. » Ma voix a du mal à sortir tant j’ai peur pour lui, tant je panique à l’idée de le perdre pour de bon. « J’connais des nécromanciens maintenant. J’viendrais te botter le cul dans la tombe si tu m’abandonnes maintenant. » Je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer. C’est juste… Juste trop. Obsessionnellement, ma main continue de maintenir cette pression sur sa gorge alors qu’il commence à raconter des choses qui n’ont ni queue ni tête. Mon regard continue de fouiller le hangar à la recherche de quelque chose qui pourrait m’aider. J’ignore le regard suppliant d’Aidan. S’il comptait sur le fait que je l’abandonne ici, il ne fallait pas m’appeler à l’aide. Surtout que… Techniquement, je ne suis plus un mutant illégal maintenant. Enfin… Si… Ma puce est une copie fournie par la Confrérie. Mais elle ment sur ma localisation et sur mon identité. Et s’ils le chopent… Ils vont forcément le remettre sur pied. Je préfère avoir à le faire évader et lui retirer d’autorité sa puce que de le voir mort. C’est horrible, c’est cruel de ma part. Je sais qu’il ne voudrait pas ça, je n’avais pas voulu ça non plus. Mais je m’en fou. Il est hors de question qu’il meurt ce soir.

J’entends un bruit de porte qui s’ouvre et des bruits de courses. Je relève mon visage couvert de larmes pour voir deux infirmiers avec un brancard et Solus en personne. Je vois la surprise, le choc et l’inquiétude passer sur son visage alors qu’il marque un temps d’arrêt devant la scène. J’en dois une belle à Lux. Elle a réussi à m’obtenir la cavalerie lourde. Je lâche un souffle que j’ignorais retenir, soulagé par la présence du médecin. L’homme ravale ses émotions, passant sous mes yeux en mode professionnel. Aidan et lui sont amis. Je sais qu’il fera tout ce qui est possible pour le garder en vie. « Continue de presser la plaie, on va l’extraire rapidement pour pouvoir s’occuper de ça. On s'occupera de la suture dans l’ambulance. » « Faut le sortir d’ici vite. ARES pourrait être en route. » D’un mouvement de main du médecin, les brancardiers se mettent en branlent. Ils déposent le brancard à côté d’Aidan et le fond rapidement passer dessus. Je suis maladroitement le mouvement, continuant de presser la blessure. Les infirmiers se mettent directement en mouvement, sachant ce qu’ils ont à faire. Moi, j’essaye de garder mon calme. Je les entends déclarer des mesures, des états médicaux. Je ne fais pas attention à ce qu’ils disent. Tout ce qui importe c’est que je ne lâche pas son cou. Et je m’y applique. Je ne les entends pas échanger sur l’état d’Aidan, balancer des dose de je ne sais trop quoi à lui injecter pour le stabiliser, pour ralentir le saignement. Avant que je ne m’en rende compte, on est dans l’ambulance, en route vers la clinique de Solus. « Tu peux lâcher Niall, je vais le recoudre. » Mon regard reste fixé sur Aidan. Je pleure toujours. J’ai bien entendu ce qu’il m’a demandé de faire. Mais j’ai l’impression que si je le lâche, il va mourir pour de bon. Il est déjà inconscient. « Niall. Lâche-le. » Le ton autoritaire me fait réagir. Je lâche la blessure mais uniquement pour aller faire courir mes doigts sur son visage. Il est froid. Beaucoup trop froid. Mes doigts courent dans sa barbe, dans ses cheveux. Assis dans l’ambulance, je pose mon front sur le sien, recommençant à prier Hela et Loki d’épargner sa vie. Vind à bien réussit à faire intervenir le dieu de la Malice pour moi… Je peux toujours tenter le coup.

Quand le véhicule s’arrête enfin, je suis laissé pour compte derrière l’activité que se met en branle pour sauver mon ami. Comme dans un état second, j’observe le brancard partir, se faire accompagner par des infirmiers venus en secours avec des poches de sang et de quoi le stabiliser le plus vite possible. Je m’élance, suivant l’effervescence, suivant la marche. Alors que je les observe dans ce qui sert d’urgence à cette clinique illégal, je me retrouve debout au milieu de tout, couvert de sang, à observer le balais infernal des infirmiers allant et venant pour essayer de le stabiliser, pour faire le bilan de son état. Blessure à l’arme blanche à l’épaule, risque de traumatisme à un œil, une jambe brisé, des blessures par balles et j’en passe. Le bilan est horrible et me retourne l’estomac. Qui a bien pu lui faire des horreurs pareilles ? Et en quel nom ? J’ai la rage au ventre. Cependant le sentiment qui prédomine est la peur. J’ai peur pour Aidan. Est-ce qu’il va tenir le coup ? Est-ce que mes prières vont être entendues ? Au bout d’un moment, Solus vient me voir, l’air mécontent. « Au lieu de rester planté là comme un piquet, va prendre une douche et te changer. Andy va te guider jusque-là. Tu n’as pas besoin de voir ça. » Ma réponse est immédiate. « Non. Je reste. » Mon regard retombe sur Aidan. Survis. Tu dois survivre. Est-ce que je devrais prévenir Lux maintenant ? Je ne suis pas sûr d’avoir les nerfs pour lui expliquer la situation maintenant. Elle se doute qu’il s’agit d’Aidan… De qui d’autre ? Elle risque de mal le prendre qu’il m’a appelé moi et pas elle… Je n’ai pas envie de devoir gérer ça maintenant. Je suis totalement à fleur de peau. Mais… Et s’il y restait… ? Et si c’était la dernière chance pour Lux de le voir en vie ? Quelle chance… Quel merveilleux dernier souvenir. Aidan, tu es un sadique. Ce dernier souvenir de toi n’est pas assez bien pour Lux mais il l’est pour moi. Ma gorge se noue à nouveau. Il n’empêche que je reste content qu’il m’ait contacté. Je ne sais pas ce que j’aurais fait si j’avais appris son décès comme ça, du jour au lendemain. Je suis toujours couvert de son sang. Mais ce n’est pas grave. Tout ce qui importe, c’est qu’ils le ramènent.

♦ ♦ ♦


Je suis assis en salle de réveil, toujours à côté de lui. Depuis combien de temps je suis là ? Plusieurs heures maintenant… Je n’ai pas vraiment compté. Certaines infirmières m’ont amené des cafés en voyant que je refusais de fermer les yeux, que je refusais de m’éloigner même pour me doucher. On m’a apporté des lingettes humides pour me décrasser un peu mais sans miroir ni vraie douche, j’ai toujours la peau partiellement recouverte de sang, de son sang. Mais je refuse de piquer du nez, je refuse de le quitter des yeux. Quand je me sens piquer vers le sommeil suite à ces longues heures de veille silencieuse, je marmonne des prières aux nornes. Loki a dit qu’elles n’écoutaient pas, qu’elles n’en avaient pas grand-chose à faire. Mais Loki n’a pas répondu à mes prières non plus. Alors je tente le tout pour le tout. Le bip constant des instruments est rassurant. L’état dans lequel il est l’est moins. Je n’ai toujours pas contacté Lux pour lui expliquer. Ni Mouse. Je devrais peut-être, maintenant qu’il est hors de danger. Je devrais m’autoriser un peu de repos. Mais j’ai trop peur d’une mauvaise blague d’Hela que pour le quitter des yeux, même si le rythme lent et répétitif des appareils m’assurent que son cœur bat toujours. Et puis… égoïstement… J’ai envie d’être le seul présent quand il ouvrira les yeux. Je sais. C’est parfaitement con. Lux va me détester pour ça, pour ne pas lui avoir dit tout de suite. Je vais me faire engueuler. Mais c’était la volonté d’Aidan. Ma main vient se glisser dans la sienne et je soulève son avant-bras, posant nos mains jointes contre mes lèvres pour tenter une nouvelle prière. Et c’est là que je le vois ouvrir les yeux. Je me redresse tout de suite, sentant une vague de soulagement exploser en moi. « N’essaye pas de parler, tu vas te faire du mal pour rien. » Me sentant pousser des ailes surprotectrices – comme souvent quand l’un de mes proches est en situation critique – je remets en place ses oreillers. « Tu as besoin de quelque chose ? Cligne juste des yeux deux fois pour oui. Pas besoin de te faire du mal pour rien. » Mon ton est un peu sec… Non, sec n’est pas le mot. Disons qu’il est incroyablement neutre. J’ai eu le temps de ravaler ma peur pour lui depuis que Solus m’a affirmé qu’il était hors de danger et que ce n’était plus qu’une question d’heures avant qu’il ne se réveille. Mais malgré mon ton neutre, je suppose que mes traits fatigués, mes yeux toujours gonflés d’avoir pleuré et le sang séché qui recouvre toujours ma peau ne ment pas. « Ils ont dit qu’à ton réveil, si tu en éprouvait le besoin, je pouvais augmenter ta dose de morphine. Ils m’ont montré comment faire et jusqu’à quel stade. Tu me le fais savoir si tu en as besoin, ok ? »
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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Mar 24 Jan - 22:27



I won't let you down
Niall ξ Aidan

J’ai laissé tomber. A la vue de Solus, des infirmiers, j’ai cessé de me battre. A quoi bon, j’avais perdu. Cet agent d’ARES avait eu ce qu’il voulait, peu importe ce que c’était. Je prends ça pour une défaite. J’ai fini en miettes pour un combat qui n’était pas le mien. J’ai fini en miettes pour avoir osé porter le nom de mutant. On en est donc vraiment là ? C’est donc dans ce monde dans lequel j’évoluais sans en voir tous les défauts ? Peut-être que je ne foule plus cette Terre après tout. Je n’ai jamais pris le temps d’imaginer ce qui pourrait m’attendre de l’autre côté. Je suppose que le néant est donc tout ce que j’ai gagné. Pourtant, tout n’est pas totalement vide. J’entends un bruit monotone et incessant. Un bruit qu’il m’est pour l’instant difficile de reconnaître. Mon esprit est encore embrumé, je suis incapable de me focaliser dessus. Alors, je dérive.

J’ignore depuis combien de temps je suis ici. Désormais, en plus de ce bip qui devient de plus en plus insistant, mon corps est irradié de douleur. Ma jambe droite, surtout, puis mon épaule, mon cou. La douleur reste pour l’instant supportable mais je sens qu’elle s’intensifie au fur et à mesure que le néant s’évanouit autour de moi. Sur mon visage, je pense reconnaître un masque à oxygène. Le plastique est désagréable, autant au toucher qu’à l’odeur. Je sens une main rassurante se glisser dans la mienne et je la sens se soulever. Au prix d’un grand effort, j’ouvre les yeux et je tombe sur le visage fatigué de Niall. Sa voix me parvient comme un murmure, un balbutiement, des mots mis côte-à-côté n’ayant pas de sens. Le monde semble flou et j’ai du mal à rassembler mes pensées. Mon regard se perd vers le plafond, se pose sur les instruments de mesure avant de se baisser. J’aperçois au loin ce qui ressemble à une attelle. Je serre les dents, la douleur devient de plus en plus intense au fur et à mesure que je refais surface. « Tu as besoin de quelque chose ? Cligne juste des yeux deux fois pour oui. Pas besoin de te faire du mal pour rien. » Cette fois, je comprends ce qu’il me dit. Je lève simplement les yeux vers lui. Je lui dois encore la vie, hein ? J’essaye maladroitement de retirer le masque qui me gêne de plus en plus. Je parviens à le décoller de mon visage et je laisse retomber ma main, content d’être libéré de ce truc qui me gênait plus qu’autre chose.

« Ils ont dit qu’à ton réveil, si tu en éprouvais le besoin, je pouvais augmenter ta dose de morphine. Ils m’ont montré comment faire et jusqu’à quel stade. Tu me le fais savoir si tu en as besoin, ok ? » Je me passe rapidement une main sur le visage, pesant le pour et le contre. Après un long soupir, je me décide enfin « Non, c’est bon, je ne vais pas avoir les idées claires, sinon ». Je regrette déjà ma décision mais tant pis. De plus en plus, je me sens de nouveau capable de réfléchir. Je parcours la pièce du regard, n’ayant pas encore totalement assimilé l’idée que j’étais à la clinique de Solus. Fébrilement, je porte une main à ma nuque à la recherche d’un petite bosse ou d’une coupure qui ne devrait pas y être. Rien du tout. Je soupire de soulagement. Ma main glisse jusqu’au pansement dans mon cou et je grimace légèrement quand mes doigts maladroits passent dessus. Je tente de me redresser, la manœuvre me demande un effort considérable et m’arrache un grognement de douleur. Mon regard se pose sur les marques violacées autour de mes poignets, me reprenant l’état d’impuissance dont lequel j’étais à l’entrepôt. J’ai absolument rien pu faire…

Je tourne la tête vers Niall et je remarque que sa peau est maculée par endroit de sang séché et l’ombre d’un sourire étire mes traits « Solus ne t’a pas proposé de prendre une douche ? Les bonnes manières se perdent » L’esprit encore un peu embrumé, je ne remarque que maintenant son air inquiet. J’aimerais pouvoir le réconforter, avec quelques bonnes paroles, savoir le rassurer en lui disant que je vais bien mais la seule chose qui me vient à l’esprit pour l’instant, c’est « Tu n’as pas prévenu Lux, hein ? » Je n’ai pas envie qu’elle voit ça, qu’elle voit cette jambe dans cette attelle et l’homme brisé à qui elle appartient. Je n’ai pas envie qu’elle me voit au plus bas, qu’elle ait cette image de moi, que notre relation change à cause de cela.

Ma main joue toujours avec le pansement, mes doigts tentant de tracer le sillon de la plaie. Sans m’en rendre compte, je m’appuie sur mon bras où j’ai été blessé à l’arme blanche et la douleur commence à se faire sentir. Le pansement se teinte légèrement de rouge… A moins que ce fut déjà le cas ? Je passe outre, me redressant de plus belle pour me tenir assis. La monde tangue autour de moi et j’ai de violents vertiges mais ça me fait un bien fou de quitter la position semi-couchée. Des pas claquent dans le couloir et se rapproche de notre porte. J’aurais reconnu les pas de Solus si ma concentration n’était pas aussi volatile. Il toque avant d’entrer et je vois son visage passer de la surprise à la neutralité la plus totale. C’est pas bon signe ça, je vais me faire engueuler. Il s’avance d’un pas rapide, relisant ses notes l’air de rien avant de m’ôter le masque à oxygène des mains et de me le plaquer sur le visage sans ménagement. « Ne le retire pas, tu dois le garder pour encore au moins quelques heures. Si tu veux parler, ce que je déconseille, tu le soulèves et tu le remets ensuite, que je te reprenne pas à le retirer complètement. Niall, augmente la dose de morphine, ça évitera qu’il remue dans tous les sens et déchire ses sutures » Il me force à me recoucher tandis que j’observe Niall du coin de l’œil en train de toucher aux boutons du moniteur. Traître. Lentement, je me sens de nouveau somnoler et avoir du mal à fixer mon attention sur quelque chose. Le point positif, c’est que la douleur dans ma jambe semble diminuer. J’essaye de suivre leur conversation malgré tout, j’observe l’inquiétude de Niall et le calme de Solus. L’un lit ses notes et les explique, l’autre boit ses paroles. Je n’en retiens que des bribes, des mots ici et là. En même temps, je ne fais aucun effort pour comprendre, je me laisse dériver doucement. Pourtant, il y a quelque chose qui m’interpelle, le nom de Lux est prononcé, celui de Maisie aussi. Icare également est mentionnée. Je soulève le masque « Je peux savoir ce que vous manigancez ? » Ma voix se casse sur la fin de ma phrase et m’arrache une quinte de toux. D’un geste rapide, Solus remet une fois de plus le masque en place en râlant.

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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Sam 4 Fév - 13:23


I won't let you down
Aidan ξ Niall

« Non, c’est bon, je ne vais pas avoir les idées claires, sinon » Je pince les lèvres, assez peu satisfait par la réponse. Pour ça, Aidan et moi, on a toujours été pareils. Des connards trop arrogants que pour reconnaitre quand on a besoin d’aide. Impuissant, je l’observe donc prendre conscience des dégâts. J’ai la gorge nouée et ma curiosité me brule la langue. Pourtant, je ne dis rien. Il sera toujours temps de savoir plus en détail comment il en est arrivé là plus tard. Je ne veux pas l’accabler de question avant l’heure. « Solus ne t’a pas proposé de prendre une douche ? Les bonnes manières se perdent » J’hausse les épaules. Je tolère le fait de lui laisser son espace, je n’augmente pas sa morphine uniquement parce que je ne veux pas lui donner le sentiment de le materner… Ce n’est pas pour lui dire maintenant que j’ai refusé de le quitter jusqu’à son réveil. Ça serait… Gênant. Surtout après les révélations de la dernière fois. Décidément, il faut que j’apprenne à fermer ma grande gueule… Et on va commencer dès maintenant en éludant l’air que rien cette question. « Tu n’as pas prévenu Lux, hein ? » Parfait, il passe lui-même à autre chose. Par contre… Lux se doute déjà de quelque chose. Je n’aurais peut-être pas dû lui demander d’appeler pour l’ambulance mais il valait mieux que je ne m’en occupe pas moi-même. L’inquiétude m’aurait fait dire des conneries et je me serais peut-être vu refusé ce droit. Non, Lux devait appeler l’ambulance. De toute manière, ce n’est pas comme s’il allait pouvoir cacher éternellement ses plâtres et ses bandages. Il doit bien la mettre au courant à un moment où un autre pour qu’elle soit au moins au courant que pendant ce temps, c’est elle qui dirige Icare. « Tu ne vas pas pouvoir la tenir à l’écart de tout ça bien longtemps. Elle n’est pas idiote et je suis sûr qu’elle aimerait être à tes côtés. » Même si ça me bouffe un peu de l’admettre. J’aime bien Lux mais parfois j’ai l’impression qu’elle a volé la place que j’ai toujours eu auprès d’Aidan. Impuissant, je l’observe jouer avec ses bandage, grimacer sous la douleur. L’inquiétude remonte soudainement, allant de pair avec la colère. Si je retrouve l’enfoiré qui lui a fait ça… Je jure qu’il va passer un sale moment. « Ne le retire pas, tu dois le garder pour encore au moins quelques heures. Si tu veux parler, ce que je déconseille, tu le soulèves et tu le remets ensuite, que je te reprenne pas à le retirer complètement. Niall, augmente la dose de morphine, ça évitera qu’il remue dans tous les sens et déchire ses sutures » Je sursaute quand j’entends la voix de Solus. Je ne l’ai même pas entendu rentrer… La fatigue et la chute d’adrénaline ne m’aide décidément pas à rester alerte et présent… Il me faut un autre café…

Sans un mot, je m’exécute, montant la dose de morphine. Autant pour l’égo d’Aidan. Solus a raison, le plus important c’est qu’il ne gigote pas trop. Quelle tête de mule… Vu son état, je doute qu’il soit sage de le laisser vivre seul. Je lâche un soupire. Il paraitrait logique que j’emménage à nouveau chez lui le temps qu’il se rétablisse. On a déjà nos habitudes ensemble et je connais déjà parfaitement son appartement. Je ferme brièvement les yeux, tanguant un peu sur place à cause de la fatigue. Je me reprends et je repose mon attention sur le médecin qui n’a pas l’air réellement rassuré. « Qu’est-ce que tu ne m’a pas encore dit sur son état ? J’ai besoin de savoir ce qui lui est arrivé. » Pour savoir a quelle hauteur devra se trouver ma vengeance. Je vois bien le résultat physique et il n’est pas trop difficile de faire un schéma mental de ce par quoi il est passé mais j’ai besoin d’entendre les mots, d’espérer que mon esprit à trop d’imagination, qu’il va trop loin. « Tu devrais aller te reposer un peu. Il est stabilisé et en sécurité maintenant. Peut-être peux-tu appeler Maisie ou Lux pour veiller sur Aidan à ta place si ça te rassure. » Le changement de conversation marche. Mon esprit fatigué oublie déjà ma question et je pose le regard sur Aidan. Je croise son regard rendu trouble par la morphine. J’en connais un qui doit bien planer en ce moment… Ça fait vraiment mal au cœur de le voir ainsi. « De toute manière, elles ont le droit d’être au courant… Je vais les prévenir. Il faut bien que Lux soit au courant que le temps qu’il se remettre, c’est elle qui dirige Icare… » Je vois le blessé s’agiter mais Solus, sans doute guidé par les années d’expérience agit avant moi. « Je peux savoir ce que vous manigancez ? » Le médecin replace le masque en râlant sur le visage d’Aidan. Il va m’en vouloir si je préviens les filles… Mais je préfère l’avoir lui en colère contre moi plutôt que de m’attirer le courroux de Lux et de Mouse. Je retourne m’asseoir à son chevet, arrêtant là ma discussion avec Solus qui dépose quelques papiers et notes dans un coin de la chambre et qui prends quelques notes en fonction des relevés des différents appareils auxquels Aidan est branché. « Si tu es d’accords, je vais revenir vivre chez toi, le temps que ça aille mieux. Et pour m’assurer que tu restes alité sans n’en faire qu’à ta tête. » Un peu comme lui quand nos rôles ont été inversés. Je lui lance un léger sourire que j’aurais aimé moins forcé, moins fatigué. Pendant ce temps, caché par le bord du lit, mes doigts s’activent sur mon téléphone, envoyant les fameux messages qui vont me valoir le titre de traitre pendant plusieurs jours. Mais cela n’a pas grande importance. Avoir Maisie et Lux à ses côtés va probablement lui faire plus de bien que de mal. Tant pis pour moi. Le plus important c’est qu’il aille bien.

Je grimace légèrement. Du coin de l’œil, j’observe Solus quitter la pièce, probablement appelé par une autre urgence quelconque. Mon regard se repose sur Aidan. En ce moment, j’ai cruellement conscience de ce par quoi il a pu passer quand c’était moi qui était dans ce lit, quand il m’a cru mort. Je regrette cependant encore moins d’avoir monnayé mon retour. Ma mort l’aurait vraiment détruit, la culpabilité l’aurait rongé jusqu’à l’os. En tout cas, je ne suis pas sûr que j’aurais pu vivre avec, moi. « Je suis désolé… » Pour avoir contacté les filles alors que tu m’as interdit de le faire. « Pour l’autre fois… Pour t’avoir fait passer par tout ça, pour être mort à cause de cette balle. » Un léger silence plane dans la pièce. « Je ne crois pas te l’avoir déjà dit… » Avec un peu de chance, peut-être que la morphine lui fera oublier ces mots… Ou peut-être qu’il ne les aura jamais entendu. Je n’aime pas reconnaitre mes tords et mes faiblesses. Je devrais lui dire que j’ai prévenu Lux et Mouse. Mais comme un sombre égoïste, je n’ai pas envie de passer le temps qu’il nous reste avant leur arrivée à me faire engueuler par mon ami d’enfance. J’hésite un bref instant et finalement, je sors mon téléphone de manière à ce qu’il puisse le voir, pianotant rapidement sur l’écran tactile. « Je mets Chipset sur le coup. Il devrait pouvoir me donner quelques infos sur ARES. Je vais les faire payer pour ça. » Parce que je ne suis pas du genre à rester le cul par terre et à me lamenter. Parce que je ne veux pas qu’autant de souffrance reste impunie. Parce que personne n’a le droit de faire ça en le nom d’une loi liberticide, parce que pour l’avoir amené dans cet état gratuitement, on parle de torture gratuite, parce que personne ne blesse Aidan sans que je ne lui pète les dents et les genoux.
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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Dim 5 Fév - 19:56



I won't let you down
Niall ξ Aidan

« Si tu es d'accord, je vais revenir vivre chez toi, le temps que ça aille mieux. Et pour m’assurer que tu restes alité sans n’en faire qu’à ta tête. » L’ombre d’un sourire passe sur mon visage. Il va vouloir me faire payer pour la fois où c’est moi qui l’ai materné pour qu’il reste couché mais aujourd’hui, les conditions sont différentes et je doute que je supporte de rester inactif bien longtemps. Sitôt que je pourrais mettre un pied devant l’autre, ça va barder. Mon projet un peu fou de m’attaquer à Milo Stevenson va devenir une de mes priorités mais avant ça, il y a plus important, je dois assurer mes arrières et celles d’Icare. Il y a pas mal de gens susceptibles d’être ciblés par ARES à Icare, à commencer par Lux et Solus. Je suis incapable de les protéger comme ça, je suis incapable d’agir pour leur éviter d’avoir à subir ça. Je vais avoir besoin de soutien si je veux qu’il ne leur arrive rien, à eux et à Icare. Et puis, comme ça, si un jour, je retombe sur cet enfoiré, je lui ferai payer et ce sera le début du changement.

J’essaye de lutter contre l’effet de la morphine et de garder les idées claires et en place. C’est pas facile, mais la colère et la rancœur aident. Je suis en colère contre cet homme, contre ARES, contre le Parti Collectif, contre le gouvernement, contre tous les connards qui les soutiennent, contre tous les gens qui ont un jour pu penser que donner de tels droits à un groupe était une bonne idée. J’ai peur aussi, peur que je ne sois pas un cas isolé et que c’est bel et bien dans ce monde que nous vivons. Un monde où des gens sont stigmatisés à cause de quelque chose qui n’est même pas un choix de leur part. Finalement, la Confrérie n’est peut-être pas le grand méchant de l’histoire. L’état de concentration que j’étais parvenu à maintenir jusqu’à présent s’effrite doucement et déjà, mon esprit se disperse, mais ces sentiments de rage et de mépris ne me quittent cependant pas.

« Je suis désolé… » La voix de Niall me ramène à la réalité. Je hausse les sourcils, ne comprenant pas pourquoi il s’excuse. Ça devrait être à moi de m’excuser… « Pour l’autre fois… Pour t’avoir fait passer par tout ça, pour être mort à cause de cette balle. » T’excuser parce que tu es mort ? Je maintiens que c’est à moi de m’excuser, c’est de ma faute, après tout. Si j’avais fait plus attention à mon environnement et non pas à ce que tu faisais, ça ne serait pas arrivé. Sa mort aurait été le prix de ma négligence. Un bien fort prix que je n’aurais peut-être pas été en mesure de supporter.

« Je ne crois pas te l’avoir déjà dit…
- Pourquoi tu me l’aurais dit ? C’était ma faute, j’ai fait une erreur. Tu ne devrais pas t’excuser, au contraire... »

On a déjà eu cette discussion, mais peu importe ce qu’il a dit ou dira, ça ne changera rien à la culpabilité que j’éprouve. Il s’excuse d’être mort, mais il devrait plutôt m’en vouloir. Ce par quoi je suis passé, ce n’est rien, je l’ai mérité, après tout. Tout comme cette situation, j’ai joué avec le feu, je l’ai toujours fait et je me suis pris un retour de bâton aujourd’hui. J’ai bien fait le fier et j’ai fini en morceaux. Ma fierté aussi. Au final, est-ce que ça valait le coup ? Non, clairement pas. J’ai tout perdu dans cette histoire. Je n’ai pas l’habitude de ressortir perdant de ce genre de situations. « Je mets Chipset sur le coup. Il devrait pouvoir me donner quelques infos sur ARES. Je vais les faire payer pour ça. » La mention du nom d’ARES ravive cette colère qui commençait à s’adoucir sous les effets de la morphine. Je me renfrogne aussi au nom de Chipset, c’est déjà suffisamment humiliant d’avoir pris une raclée par ARES et en plus, on va demander de l’aide à la diva. Putain, ça me fait vraiment chier. Cependant… Ça me fait mal à l’admettre, mais il peut sûrement nous aider à trouver des informations utiles. « Dis-lui de regarder du côté des mercenaires engagés par ARES, ce gars, ce n’était pas le premier touriste venu » D’ailleurs, maintenant que j’y repense, il savait exactement ce qu’il faisait, c’en était presque effrayant. Je repense à notre échange, j’essaye de chercher les petits détails qui pourraient nous permettre de connaître son identité, mais, rien de bien concluant. Il a dit avoir un collègue, mais ARES travaille toujours par équipe sauf dans de rares cas. Un regard vers la porte et je retire de-nouveau le masque, mais je le garde à proximité. Je le remettrai peut-être plus tard. « De ce que j’ai retenu, il a… Un frère et à un moment, ils étaient au Kazakhstan et apparemment... Je les aurais abandonnés là-bas. Ce n'est pas très clair... » Putain, je n’arrive pas à aligner deux mots et ça me frustre d’autant plus que j’ai besoin de me souvenir et de rassembler ces informations. Mon regard se pose sur le boîtier commandant le taux de morphine et je me penche légèrement pour diminuer les doses, sous le regard scandalisé de Niall « J’ai besoin de réfléchir et je n’y arriverais pas si vous me shootez comme ça » Je vais le regretter très rapidement, mais pour l’instant, j’ai besoin d’avoir les idées claires. Je me penche un peu plus, mais le boîtier est clairement hors de ma portée. Fais chier. Solus me fait donc si peu confiance que ça ? Comme si c’était le moment pour retomber dans mes vieux travers. Je laisse tomber, non sans lâcher un grognement de frustration. Même ici, je ne peux rien faire… Je croise le regard de Niall et j’ai comme un éclair de lucidité, me rappelant vaguement de ce qu’a dit l’agent d’ARES avant de quitter l’entrepôt. Je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais il y a une chose que j’ai retenue « Il a dit que j’avais un frère » Je répète la phrase intérieurement, incapable d’assimiler l’information. Mes parents n’ont jamais réellement voulu d’enfants, surtout au vu des finances qui n’allaient pas très bien. « J’ai jamais eu de frère » J’aurais bien aimé, pourtant. J’ai toujours envié la relation de complicité entre Niall et Maisie. Niall est comme un frère pour moi, mais ce n’est pas pareil. « Tu crois que mes parents m’auraient caché ça ? Nan, ce n’est pas possible, il a dû se tromper... » Le doute transperce dans ma voix rauque, je ne sais plus quoi penser ni si je dois croire à ce qu’il m’a dit ou pas. J’aurais tendance à dire que non et pourtant, l’incertitude plane. Je tourne la tête vers Niall, comme s’il détenait la réponse à cette question. « Je veux dire, si jamais j’avais eu un frère, j’aurais fini par le savoir, non ? »

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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Dim 5 Fév - 21:19


I won't let you down
Aidan ξ Niall

Je grimace quand je vois Aidan retirer son masque. Je suis passé par cette étape aussi. Je comprends le besoin de ne pas être dépendant d’appareils pour rester en vie. Je peux comprendre que ce masque soit chiant à porter. Mais Solus avait l’air plutôt concerné par le besoin de le porter. Je jette un bref coup d’œil à l’heure. Je lui donne quelques minutes sans avant de le lui remettre d’autorité. « De ce que j’ai retenu, il a… Un frère et à un moment, ils étaient au Kazakhstan et apparemment... Je les aurais abandonnés là-bas. Ce n'est pas très clair... » Je suis le regard d’Aidan. Il ne devrait pas déjà essayer de penser à ça et se concentrer sur sa guérison. Mais quand je le vois se pencher pour bidouiller sa morphine, je me lève directement. Non. Je ne le laisse pas jouer au con avec ça. Même si je dois l’assommer à coup de morphine pour qu’il trouve le calme et le sommeil. Mais je ne le laisse pas sans rien pour éponger la douleur. J’ai déjà été bien assez souvent blessé que pour savoir à quel point pouvoir mettre la douleur en pause quelques instants peut faire du bien. J’aurais aimé qu’on me mette sous morphine la fois où Loki m’a sauvé la vie. « J’ai besoin de réfléchir et je n’y arriverais pas si vous me shootez comme ça » « T’as surtout besoin de te reposer. On lancera la chasse aux sorcières quand tu iras mieux. Maintenant tu te reposes et c’est tout. » Il se penche un peu plus pour atteindre l’appareil. Prit d’un instinct protecteur, je le repousse doucement dans son lit, faisant attention de poser mes mains là où je ne pourrais pas lui faire mal. Il manquerait plus qu’il arrive à tomber de son lit, ce champion. « Il a dit que j’avais un frère. J’ai jamais eu de frère. » Même si c’est vrai, la phrase n’en fait pas moins mal à entendre. Même si c’est un peu confus entre nous, même si je suis passé à deux doigts de tout faire foirer, même si on a plus passé notre temps à être en désaccords qu’autre chose depuis qu’on s’est retrouvé, je n’ai pas besoin d’un quelconque lien de sang pour considérer cet homme comme faisant partie de ma famille. Je sais que ce n’est pas ce qu’il a voulu dire, que c’est totalement égoïste compte tenu de la situation mais je ne peux retenir la pointe douloureuse qui grandit dans ma poitrine à l’entente de ces mots. « Tu m’as moi… » Je ravale ma déception tant bien que mal. Ce n’est pas moment pour lui faire une scène. Je me souviens de mon propre réveil dans ces lieux, de la manière dont je me suis sentis perdu alors qu’Aidan s’était mis à m’engueuler pour je ne sais plus quoi. Je n’ai pas envie de lui imposer ça. « Tu crois que mes parents m’auraient caché ça ? Nan, ce n’est pas possible, il a dû se tromper... » Le doute dans sa voix me brise le cœur une nouvelle fois. Et si c’était vrai, et si c’était le cas ? Et si Aidan avait effectivement un frère quelque part ? Qu’est-ce que ça changerait ? Je n’aime pas cette idée. « Je veux dire, si jamais j’avais eu un frère, j’aurais fini par le savoir, non ? » Je secoue légèrement la tête. Le monde peut être surprenant parfois. « Arrête de te prendre la tête. Ça ne sert à rien et tu vas te faire plus de mal que de bien. »

Je me penche sur lui, posant une main à côté de sa tête sur l’oreiller. Mon regard croise le sien et il y a un moment de flottement. Je soupire et je remets son masque en place. Je me redresse ensuite pour aller me rasseoir à côté du lit. Je suis stressé, en colère, inquiet et épuisé. Pourtant, même maintenant, je ne peux me résoudre à quitter son chevet. Peut-être que je m’en sentirais capable quand Lux sera à ses côtés… Mais je le connais, il est comme moi pour ça. Il ne supporte pas de rester alité. Et surtout pas seul. Il va tout faire pour être à nouveau utile pour quelque chose. Ou se rendre malade à essayer de se souvenir de trucs alors qu’il est actuellement sous drogue pour le maintenir calme. « Et quand bien même ça serait le cas, qu’est-ce que ça peut foutre ? Je veux dire, si t’as un frère, en dehors du lien de sang, vous partagez rien. Tes parents ont jamais été les parents de l’année non plus, ça serait pas une si grande déception que ça venant d’eux. Par exemple, ça m’étonnerait pas d’apprendre de la part d’un inconnu que mon père a été voir ailleurs et que j’ai un demi-frère ou une demi-sœur quelque part. C’est la vie, faut juste faire avec. C’est ta vie privée mais si vraiment ça te tiens à cœur, je peux demander à Chipset de faire des recherches pour éventuellement trouver quelque chose… Ou copier sa mutation pour le faire moi-même… Mais ça prendra plus de temps. » Alors que je le vois lever la main vers son masque, je la chasse d’un mouvement rapide. « Retire encore ce masque et je te menotte à ce lit pour te forcer à rester tranquille. Tu as entendu Solus, tu dois rester calme pour ne pas rouvrir tes points. » J’ai les yeux lourds, je sens la fatigue se faire de plus en plus présente. Je ne peux retenir un bâillement. Je passe une main sur mon visage, me frottant les yeux au passage. « J’ai besoin d’un autre café… » Je tends le bras et j’appuie sur le bouton qui est sensé appeler les infirmiers en cas d’urgence. Elles m’ont dit que je pouvais passer par là si j’avais besoin de quelque chose après le troisième café qu’elles m’ont gentiment apporté. « Tu veux quelque chose ? Un peu d’eau ne devrait pas faire trop de mal à ta gorge. » Je pose mes coudes sur le matelas et je passe mes mains dans mes cheveux. « J’aimerais pouvoir faire plus… Être capable de te soigner ou de trouver rapidement le trou du cul qui t’a fait ça… Je me sens tellement inutile, ça me rends fou… »
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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Lun 20 Fév - 3:08



I won't let you down
Niall ξ Aidan

« Arrête de te prendre la tête. Ça ne sert à rien et tu vas te faire plus de mal que de bien. » En même temps, si tu m’avais laissé baisser la dose de morphine, j’aurais peut-être pu réfléchir sans que ça ne me prenne trop la tête. Ce qu’il m’a dit me semble important et je n’arrive pas à remettre le doigt dessus. Je n’ai que des bribes, des phrases incomplètes et vides de sens. J’ai un frère, quoi, pourquoi pas. Après, tout ça ne m’étonne pas tant que ça, mais ce qui me gêne vraiment, c’est pourquoi c’est lui qui me l’annonce. Pourquoi c’est de lui que je l’apprends et non pas de mon demi-frère lui-même ? À moins que ce ne soit une métaphore ? Est-ce qu’il parlait au sens spirituel du terme ? Putain, je n'y comprends plus rien…

Perdu dans mes pensées, je reviens à la réalité quand je croise le regard de Niall et que je sens de nouveau la sensation désagréable du masque à oxygène sur mon visage. « Et quand bien même ça serait le cas, qu’est-ce que ça peut foutre ? Je veux dire, si t’as un frère, en dehors du lien de sang, vous partagez rien. Tes parents ont jamais été les parents de l’année non plus, ça serait pas une si grande déception que ça venant d’eux. Par exemple, ça m’étonnerait pas d’apprendre de la part d’un inconnu que mon père a été voir ailleurs et que j’ai un demi-frère ou une demi-sœur quelque part. C’est la vie, faut juste faire avec. C’est ta vie privée mais si vraiment ça te tient à cœur, je peux demander à Chipset de faire des recherches pour éventuellement trouver quelque chose… Ou copier sa mutation pour le faire moi-même… Mais ça prendra plus de temps. » Je secoue négativement la tête, je ne veux pas de Chipset là-dedans. C’est déjà suffisamment énervant de lui demander de l’aide pour retrouver cet enfoiré d’ARES, je ne vais pas en plus lui donner carte blanche pour fouiller là où même moi, j’ignore tout. Je n’aime pas me dire qu’il pourrait y découvrir quelque chose et qu’il pourrait utiliser ça contre moi « Non, non, c’est bon » Je lève la main pour retirer le masque, ça me gêne, ce truc est insupportable « Retire encore ce masque et je te menotte à ce lit pour te forcer à rester tranquille. Tu as entendu Solus, tu dois rester calme pour ne pas rouvrir tes points. » Mais je suis calme ! Enfin non, pas vraiment, j’ai envie de me relever, de rentrer chez moi et de commencer mes recherches pour retrouver l’agent. Cependant, malgré ma volonté, je reste assommé et groggy. Je me sens tellement somnolent, j’arrive à peine à aligner deux idées. « J’ai besoin d’un autre café… » J’ai besoin de sortir d’ici et de rentrer chez moi. J’ai besoin de marcher, de prendre l’air. « T’as besoin de te reposer surtout »

« Tu veux quelque chose ? Un peu d’eau ne devrait pas faire trop de mal à ta gorge. J’aimerais pouvoir faire plus… Être capable de te soigner ou de trouver rapidement le trou du cul qui t’a fait ça… Je me sens tellement inutile, ça me rend fou… » Je me redresse du mieux que je peux et je le fusille du regard « Tu plaisantes, j’espère ? T’as déjà tellement fait, je serais mort dans cet entrepôt si tu n’étais pas venu. C’est grâce à toi si je suis encore là. Ne t’avise plus jamais de dire que t’es inutile ou je te fais bouffer la chaise sur laquelle tu es assis » Ma voix s’est brisé sur les derniers mots, me laissant avec une nouvelle quinte de toux. Fais chier, va faire des menaces alors que t’es en train de t’étouffer tout seul comme un con. On toque à la porte et après quelques secondes, un infirmier pénètre à l’intérieur de la chambre, un café dans les mains. Il le tend à Niall et nous demande si on a besoin de quoi que ce soit d’autres. Je lui fais signe que non et il ressort aussi vite qu’il est apparu.

Un silence flotte quelques instants avant que je ne murmure ces quelques mots, presque que pour moi « Je vais rentrer à la Confrérie... » Tout du long, j’y ai pensé. Tout du long, je me suis dit : Niall a raison. On ne nous laissera pas tranquille, on ne vivra pas en paix. S’ils ont de tels droits, dans quel monde vivrons-nous d’ici quelques années ? Est-ce que je peux vraiment protéger Icare en l’état actuel des choses ? Non. Certainement pas. J’ai besoin de soutien. Ça me fait chier à l’avouer, mais non, cette fois, je n’y arriverais pas seule et Icare n’y arrivera pas sans un peu d’aide. Si je veux les protéger, je dois faire ce qui doit être fait. J’ai toujours pensé que je finirais pris à mon propre jeu, battu sur mon propre terrain, brisé par mon ego. Quand on y réfléchit, c’est exactement ce qu’il s’est passé dans cet entrepôt. C’est ma fierté qui me poussait à presque encourager l’agent de continuer.

Je capte le regard de Niall et je répète. J’adresse ces mots à son attention « Je vais rentrer à la Confrérie. Oui, je sais ce que j’ai dit sur cette organisation, mon avis n’a pas changé, mais mes priorités, oui. Je ne pourrais pas tous les protéger si je reste en retrait » Si je veux que Lux puisse continuer d’être à mes côtés, si je veux que Solus garde sa clinique ouverte, si je veux que tous les autres puissent dormir sur les deux oreilles, je vais devoir me salir les mains. « J’ai trop longtemps fermé les yeux. Aujourd’hui, c’était mon tour, mais qui me dit que demain, ARES ne te tombera pas dessus ? Ou sur Solus ? Lux ? Maisie ? »

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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Lun 20 Fév - 16:02


I won't let you down
Aidan ξ Niall

« Tu plaisantes, j’espère ? T’as déjà tellement fait, je serais mort dans cet entrepôt si tu n’étais pas venu. C’est grâce à toi si je suis encore là. Ne t’avise plus jamais de dire que t’es inutile ou je te fais bouffer la chaise sur laquelle tu es assis » Comme si j’avais pu, d’une quelconque manière que ce soit ignorer son appel à l’aide. Moi vivant, cela n’arrivera jamais. Ma famille et mes proches passeront toujours avant tout le reste. Bien sûr que j’allais venir, bien sûr que j’allais tout faire pour lui sauver la vie, quitte à mettre une nouvelle fois la mienne en danger pour lui. Après tout, c’est d’Aidan dont il s’agit. Et je ne me bat pas au quotidien pour laisser ceux que je considère comme ma famille se laisser gober par ce système qui me fout la gerbe. Mais à le voir, ainsi, dans ce lit, j’ai l’impression que j’aurai pu faire tellement plus, si je n’avais pas été égoïste et que j’avais gardé mes pulsions secrètes, peut-être que j’aurai été aux côtés d’Aidan quand cet homme lui est tombé dessus. Peut-être qu’à deux, on aurait pu éviter ça, on aurait pu s’en sortir à moindre coup. Peut-être qui si j’avais été là, les choses auraient étés totalement différentes. Cependant, je garde mon commentaire pour moi. Je n’ai pas envie de me battre avec lui aujourd’hui. Je n’en ai pas la force. J’aimerais juste être capable d’être heureux qu’il soit encore en vie, que je sois arrivé avant. Mais ce qui lui est arrivé soulève tellement de questions… Et les réponses qui me viennent en tête ne me plaisent pas du tout. Je finis par baisser les yeux. C’est pour éviter que ce genre de choses arrive que je me bas depuis si longtemps maintenant. Me retrouver ici, face à la douleur et la souffrance de cet homme que je considère comme un frère, ça me rends malade. Tout ça pour quoi au final ? Est-ce que ma lutte fait une quelconque différence ? Je sens une vague de démotivation monter en moi. Si ARES commence à torturer n’importe quel mutant qu’il croise, peut-on dire que la Confrérie remplit son objectif ? Je sens mes épaules s’affaissées alors que j’essaye de me convaincre que sans nous, ça serait probablement pire. Je suis arrivé à temps pour Aidan, mais combien sont passés par là avant lui ? Combien y ont laissé la vie ?

« Je vais rentrer à la Confrérie... » Je ne suis pas sûr d’avoir bien comprit ce qu’Aidan à dit. Je redresse la tête et je l’interroge du regard. Sa voix n’a été qu’un souffle et je peux être en train d’halluciner. Cela ne m’étonnerait pas. Aidan s’est toujours montré hostile pour ce que l’on faisait à la Confrérie, pour notre combat, pour le don qu’on fait de nous, pour le fait de salir nos mains pour les autres, pour le fait de se mettre en danger, en première ligne pour se battre pour la cause mutante. Je connais Aidan et j’ai arrêté d’espérer lui faire changer sa manière de percevoir ce que je fais. Je suis parti du principe qu’on ne tomberait tout simplement jamais d’accords là-dessus, que c’était un fait et qu’on ne pouvait pas y changer grand-chose. Alors, je dois forcément mal avoir compris se murmure qui s’est échappé de ses lèvres. Je ne vois pas d’autres solutions. Il ne peut pas avoir dit ce que je pense avoir entendu. Déjà, parce que ça ne lui ressemble pas mais aussi parce que mes tripes se tordent d’avance à l’idée de le voir rejoindre les rangs de la Confrérie. Parce que sa mutation est relativement mineure et qu’il la maîtrise assez mal, parce que, dans le fond, j’ai peur qu’il aille trop loin s’il venait à devenir l’un de mes confrères. Alors que j’ai souvent espéré ce moment, je me retrouve aujourd’hui à le craindre. Parce que je ne veux pas le voir une deuxième fois dans cet état. Mon regard se fait interrogateur et un poil désespéré. Tu veux vraiment me tuer d’inquiétude, c’est ça, Aidan ? « Je vais rentrer à la Confrérie. Oui, je sais ce que j’ai dit sur cette organisation, mon avis n’a pas changé, mais mes priorités, oui. Je ne pourrais pas tous les protéger si je reste en retrait » Je ferme les yeux un bref instant, expirant l’air de mes poumons avant de les rouvrir. Ok, c’est en train d’arriver. Aidan me demande de rejoindre la Confrérie… J’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. « J’ai trop longtemps fermé les yeux. Aujourd’hui, c’était mon tour, mais qui me dit que demain, ARES ne te tombera pas dessus ? Ou sur Solus ? Lux ? Maisie ? » « Les anti-mutants me sont déjà tombé dessus plusieurs fois, tu sais. » Ma voix claque dans l’air malgré moi. Peut-être vais-je devoir me montrer un peu sec avec lui pour m’assurer qu’il ne prend pas les choses à la légère. « Je comprends ton sentiment, je comprends comment tu en es arrivé à cette conclusion. Mais je te connais aussi, Aidan. Je ne demande rien de mieux que de te voir marcher à mes côtés sur ce chemin mais ce n’est pas un choix que l’on prend à la légère. »

Je vide mon café d’une traite et je me penche pour jeter mon gobelet. Je ne sais pas par quel angle aborder cette conversation. Je ne sais pas si j’ai envie de sauter de joie ou de me ronger les sangs d’inquiétude. J’ai envie de lui ouvrir les bras, de lui dire que la Confrérie n’attendait que lui. Mais j’ai trop de respect pour lui et pour mon affiliation que pour le laisser faire ça comme cela. « Je ne suis pas en train d’essayer de te décourager. Je veux juste que tu prennes bien conscience de ce que tu es en train de demander, de tout ce que cela implique, de ce que cela va changer pour toi et pour ta perception du monde. Ce n’est pas un choix que l’on fait à la légère. Je sais ce que tu penses de la Confrérie, tu m’en as déjà bien assez parlé comme cela. Mais il n’y a pas de place pour la demi-mesure chez nous. On se bat pour le bien des mutants, pour que nous ayons nos droits, pour que nous puissions un jour vivre dans une société à notre image, sans s’inquiéter d’être jugé, dénigré ou… torturé pour ce que l’on est. Tu m’as déjà vu rentrer de mission, tu as une vague idée de ce à quoi tu t’expose. Je ne veux pas que sur le coup de la colère tu nous rejoignes pour ensuite le regretter. Je… On est parfois amené à voir des horreurs, à se rendre dans des lieux révoltants. Peut-être qu’il vaudrait mieux que tu attendes d’être partiellement remit avant de faire ton choix. » Je me frotte le visage, chassant les stigmates de la fatigue. « Crois mois, je serais heureux de te voir rejoindre la Confrérie. Et je comprends ce qui te pousse à m’en faire la demande. C’est aussi pour la sécurité de mes proches que je me bats. Je ne suis pas en train de te dire non plus qu’aucun retour en arrière ne sera possible mais si tu nous rejoins, tu vas forcément être amené à voir des choses qui vont te changer. Prends un peu le temps pour y réfléchir. On en reparlera dans quelques temps. »
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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Mer 22 Fév - 16:36



I won't let you down
Niall ξ Aidan

« Je comprends ton sentiment, je comprends comment tu en es arrivé à cette conclusion. Mais je te connais aussi, Aidan. Je ne demande rien de mieux que de te voir marcher à mes côtés sur ce chemin mais ce n’est pas un choix que l’on prend à la légère. Je ne suis pas en train d’essayer de te décourager. Je veux juste que tu prennes bien conscience de ce que tu es en train de demander, de tout ce que cela implique, de ce que cela va changer pour toi et pour ta perception du monde. Ce n’est pas un choix que l’on fait à la légère. Je sais ce que tu penses de la Confrérie, tu m’en as déjà bien assez parlé comme cela. Mais il n’y a pas de place pour la demi-mesure chez nous. On se bat pour le bien des mutants, pour que nous ayons nos droits, pour que nous puissions un jour vivre dans une société à notre image, sans s’inquiéter d’être jugé, dénigré ou… torturé pour ce que l’on est. Tu m’as déjà vu rentrer de mission, tu as une vague idée de ce à quoi tu t’expose. Je ne veux pas que sur le coup de la colère tu nous rejoignes pour ensuite le regretter. Je… On est parfois amené à voir des horreurs, à se rendre dans des lieux révoltants. Peut-être qu’il vaudrait mieux que tu attendes d’être partiellement remis avant de faire ton choix. Crois mois, je serais heureux de te voir rejoindre la Confrérie. Et je comprends ce qui te pousse à m’en faire la demande. C’est aussi pour la sécurité de mes proches que je me bats. Je ne suis pas en train de te dire non plus qu’aucun retour en arrière ne sera possible mais si tu nous rejoins, tu vas forcément être amené à voir des choses qui vont te changer. Prends un peu le temps pour y réfléchir. On en reparlera dans quelques temps.
- Ne me parle pas comme si j’étais un enfant ! Je sais ce que je fais et je sais ce que veux. Je sais ce que j’ai dit sur la Confrérie, mon avis n’a pas changé. Des membres d’Icare font aussi partie de la Confrérie, tu penses peut-être que je n’avais pas remarqué ? Tu penses peut-être que j’ignore ce que vous faites ? Tu crois peut-être que je prends cette décision sur un coup de tête ? »

J’ai vu dans quel état il retrait de missions. J’ai vu des membres d’Icare revenir avec la gueule cassée. On voit ce qui est écrit dans les journaux mais j’ai aussi des témoignages directs. Jusqu’ici, je n’avais jamais voulu m’impliquer parce que c’était leur choix, ils devaient l’assumer mais aujourd’hui, on m’a provoqué. Je me passe une main sur les cheveux. Oui, évidemment que je prends cette décision sur un coup de tête, évidemment que c’est sous l’emprise de la colère, de la rancœur, du dégoût et de la honte. « Quand j’étais assis sur cette chaise, la seule chose qui préoccupait mon esprit, c’était que tu aurais pu être à ma place ou Maisie ou Lux ou même Solus aurait pu être à ma place. Tu sais ce que je pense des autres mutants, tu sais ce que je pense ‘’d’aider nos frères’’ et de ‘’bâtir un monde meilleur’’. Ce qui m’importe, c’est que mes proches soient en sécurité et qu’il ne leur arrive rien » Je prends une grande inspiration « Oui, j’ai dit que je trouvais la Confrérie extrême mais aujourd’hui, ça me passe totalement au-dessus » ARES ne s’embarrasse pas des méthodes alors pourquoi le devrions-nous ? « Si tu ne veux pas que je passe par toi pour rentrer à la Confrérie, ce n’est pas grave, je trouverais autre chose mais je n’attendrais pas que ce soit à mon tour de venir te récupérer si jamais ARES te tombe dessus » Il y a beaucoup de sur-humains à Icare, je n’attendrais pas qu’ARES vienne les cueillir. C’est aussi mon rôle de me salir les mains pour les protéger. On n’est pas des gens biens, on ne respecte pas les lois mais je ne tolérerai pas que le gouvernement s’en prenne à nous.

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MessageSujet: Re: I won't let you down | ft. Aidan   Jeu 23 Fév - 12:52


I won't let you down
Aidan ξ Niall

« Ne me parle pas comme si j’étais un enfant ! Je sais ce que je fais et je sais ce que veux. Je sais ce que j’ai dit sur la Confrérie, mon avis n’a pas changé. Des membres d’Icare font aussi partie de la Confrérie, tu penses peut-être que je n’avais pas remarqué ? Tu penses peut-être que j’ignore ce que vous faites ? Tu crois peut-être que je prends cette décision sur un coup de tête ? » Cette décision est tellement prise sur un coup de tête. Je me contente de soutenir son regard jusqu’à ce qu’il admette la vérité. La dernière fois qu’on s’est vu, on a encore manqué se prendre la tête sur le sujet de la Confrérie. Je ne dis pas que tout le monde est dans le groupe pour une cause noble. Certains nous ont rejoints probablement pour des raisons plus égoïstes que d’autre. Mais nous n’avons pas besoin de personnes uniquement à moitié motivées ou pouvant se retourner contre nous. Surtout pas par les temps qui courent. Avoir un mouchard ou voir quelqu’un retourner sa veste, cela pourrait tellement avoir des fins catastrophiques pour tout le monde. Je vois peut-être les choses en noirs, malgré que j’ai confiance en Aidan, mais s’il est possible de lui éviter de violentes désillusions, peut-être que briser cette volonté de sa part pourrait être une bonne chose… Même s’il va probablement m’en vouloir pour ça. Je jette un bref coup d’œil à son état. Solus m’a dit qu’il n’était pas impossible qu’il garde une faiblesse dans la jambe à vie. Est-ce que dans cet état, il sera capable de supporter les combats sur le terrain ? Les infiltrations ? Les meurtres que l’on doit parfois faire pour se frayer un chemin ou pour s’enfuir ? J’aimerais que la réponse soit positive mais quelque chose au fond de moi doute beaucoup à ce sujet. « Quand j’étais assis sur cette chaise, la seule chose qui préoccupait mon esprit, c’était que tu aurais pu être à ma place ou Maisie ou Lux ou même Solus aurait pu être à ma place. Tu sais ce que je pense des autres mutants, tu sais ce que je pense ‘’d’aider nos frères’’ et de ‘’bâtir un monde meilleur’’. Ce qui m’importe, c’est que mes proches soient en sécurité et qu’il ne leur arrive rien. Oui, j’ai dit que je trouvais la Confrérie extrême mais aujourd’hui, ça me passe totalement au-dessus. Si tu ne veux pas que je passe par toi pour rentrer à la Confrérie, ce n’est pas grave, je trouverais autre chose mais je n’attendrais pas que ce soit à mon tour de venir te récupérer si jamais ARES te tombe dessus. »

Je secoue légèrement la tête à la négative. Il est en colère. Je le comprends, je le suis aussi. Savoir que malgré ce que je fais, je n’ai pas été capable de le protéger de ce genre d’expériences, ça me bouffe, ça me rends malade, ça me donne envie de casser des trucs pour extérioriser ma colère. Mais je suis trop fatigué que pour faire de grandes effusions colériques ou pour la laisser s’exprimer par une vague de violence. Alors je me contente de fixer Aidan en silence. « Je n’ai jamais dit que je ne voulais pas te faire rentrer à la Confrérie. Je t’ai juste dis de prendre le temps d’y réfléchir. Rejoindre la Confrérie ne va pas t’assurer que tes proches resteront en sécurité. Regarde, j’y suis et je n’ai pas pu empêcher ce qui t’est arrivé. Et même, pour peu que tu tombes sur quelqu’un de mal intentionné, tes proches pourraient être utilisés comme instrument contre toi. C’est juste… C’est juste que c’est un passage obligatoire si on veut un jour éviter que ce genre de choses ne se produisent pendant que l’Etat ferme les yeux sous le simple prétexte qu’on le mérite parce qu’on a développé des pouvoirs qui les dépassent. De toute manière, tu ne peux encore rien faire tant que tu n’es pas de nouveau sur pied. Cela va prendre un moment. S’il te plait, fais-moi ce cadeau. Laisse-toi le temps de la rémission pour y penser. Et si une fois sur pied tu veux toujours rejoindre la Confrérie, je t’y ferais rentrer. » Je me redresse légèrement, juste assez pour attraper le masque à oxygène d’Aidan et le replacer devant son visage. « C’est dommage que ce soit dans ces circonstances mais je suis heureux de te voir ouvrir les yeux sur notre condition… Il faut que tu essayes de te reposer maintenant. Je reste là pour veiller sur toi jusqu’à l’arrivée de Lux. »
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