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 Draw Your Swords - Ft.Aidan Padraig

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MessageSujet: Draw Your Swords - Ft.Aidan Padraig   Mer 29 Mar - 1:17

See her come down, through the clouds,

I feel like a fool,
I aint got nothing left to give,
Nothing to lose.


Tic. Tac. Quelque chose se brise, quelque chose craque. Rien à l'horizon qui puisse se disloquer, mais peut-être ne s'agit-il que d'un esprit disloqué. Et lorsqu'on parle de conscience brisée, il ne peut s'agir que de Laura Kinney. C'est sans doute elle, dans l'ombre, dont la réflexion torturée s'est mise à grincer. Confondu dans l'obscurité, ce fantôme de la nuit est-il capable de s'étioler ? Un mouvement, lent et dissipé, encourage un bras à se lever. La montre à gousset pointe l'heure dirigeant l'humanité. Il est à peine 21h38. Le pont de Brooklyn dardait ses rayons furieusement étincelants sur les moindres passants, et l'eau leur renvoyait leurs vaporeux reflets mirobolants. Il n'était pas tant l'heure pour Laura d'admirer la sublimité des modernes effets, pas plus qu'elle n'avait jamais eu le temps de s'exalter des créations de l'altérité. D'un pas chastement alangui, la voilà qui se dirige vers les petites alcôves assoiffées de compagnies. Chaque lumière a sa zone d'ombre, et le pont de Brooklyn ne pourrait représenter une exception avec ses ruelles nourries de pénombre. Tel le criminel assuré de ses méfaits, voilà que de la lumière et des regards la jeune femme se défait. L'encombrement sonore que représente les taxis et leurs chauffeurs hélant à tout va les potentiels clients enserre le peu de raison gardée jalousement dans sa prison. La multitude d'hommes et de femmes se pressant et se bousculant les uns contre les autres font fuir la mutante vers les recoins les moins attrayants du quartier auquel elle voue une certaine aversion. Elle n'a pourtant pas eu le choix que de traverser l'East River. Quitter les abords du Bronx n'était pas une aberration en soi, mais l'obligation de dissimuler chacun de ses pas esquissés au grand jour était, au fil du temps, devenu sa plus grande loi. 21H40. Elle avait largement le temps. Il lui suffisait d'attendre sagement. Dans le dédale des rues étroites et bien plus éloignées de la grande activité, le silence reprenait ses droits et la conscience émergeait de nouveau chez Laura. A bonne allure, ses pas caressaient le bitume alourdi par les passages incessants des braves gens qui se risquaient ici à la souillure. La mutante se braquait parfois, le temps de quelques secondes où se distinguait timidement hurlements et insultes de mauvaise foi, guidées par l'alcool tributaire des soirées animées. Elle ne croisa pourtant personne sur son chemin, pas une âme assez sereine pour troubler la morne déambulation de l'oiseau malin.


I see them snakes come through the ground,
They choke me to the bone,
They tie me to their wooden chair,
Here are all my songs.


21h52. Quel plaisir de se laisser aller à ses instincts purement naturels, et de se défaire de toute trace d'humanité dans le voile de votre regard. Une inspiration de brume fraîche pour ravir l'odorat du prédateur, quelques mouvements lestes détendant votre épiderme afin de se fondre dans le brouillard. Elle, elle se délecte déjà de sentir ses griffes s'extirper dans un chuintement carnassier de ses dextres endiablés. Devant Dieu elle le jure, elle a essayé. Maints essais, maintes reprises, elle a voulu s'accrocher. Elle s'est forcée à l'abstinence du sang et des larmes salées. Chassez le naturel, il revient au galop. Laura ne se souvenait plus avec exactitude de l'auteur de ces paroles, répétées comme mots tranchants et salvateurs à son ouïe aguerrie. Mais à en croire le fameux dicton, et ayant été rêvée assassin les années précédant sa naissance, elle ne pouvait soumettre ses propres envies à son destin déjà trop avili. Il lui fallait pourtant vivre, puisqu'elle en était arrivée à la conclusion qu'une mort serait trop facile pour elle. Il ne lui avait pas suffi de se brûler une petite partie des ailes. Solitaire créature, trop enserrée dans ses propres filets pour voler vers la liberté. Pauvre animal, traqué de tous les côtés sans jamais voir poindre l'aurore tant espérée. Stupide bête, dont la consciente volonté déchire des réflexes bien ancrés. Sublime Laura, mourante d'humanité, à jamais emplie de regrets éveillés.


So come on Love, Draw Your Swords.


21h58. Il est l'heure pour les juges de river sur la jeune femme leurs regards accusateurs. Il ne suffira que de quelques secondes, une minute tout au plus pour que Laura arrache à un inconnu quelques jours de plus à sa vie. Appuyée contre la façade d'un long bâtiment, la mutante garde ses prunelles ambrées fixées sur ses pieds. Paupières immobiles, mèches flamboyantes caressant le rose de ses joues dissimulées par le col de son blouson de cuir, elle offre au monde entier l'attention de son ouïe toute éveillée. Elle perçoit les pas, lourds et lents, fades. Ils résonnent le long d'un escalier. L'homme qu'elle attend n'est pas en retard, elle a hâte de le voir. Elle se souvient de son nom, marqué sur une feuille froissée, qu'elle a tenu quelques secondes en main avant de la brûler.


22h00. Heure du crime. Un doux chuintement, le sourire suave du maître des échecs, un pas en avant. Un hurlement silencieux, une déchirure écarlate, une vie qui s'éteint sobrement. La respiration alourdie par l'adrénaline, le prédateur retire prestement ses griffes rougies par le sang de la carotide de sa pale victime. Il a le visage hagard, les yeux révulsés, la mine bien fatiguée. Elle a le teint blême, la sensation glaciale de l'étreinte de la Mort, le chatoiement paradoxal du soulagement dans son âme. Ce n'était pas seulement un dealer de renom qu'elle venait d'abattre de sang froid, mais la garantie d'une suite au chapitre 4 de sa survie.

Shoot me to the ground,
You are mine, I am yours,
Lets not fuck around.


Dissimulée sous sa tignasse d'ambre, la jeune Kinney quitte le corps inanimé sans se presser. Elle sait que personne ne viendra l'interpeller. Elle prend le temps de la fuite, recule jusqu'aux impasses précédées. 22H04. Elle longe plusieurs ruelles, songe à la cage d'escalier qui lui fera ce soir office de chambre à coucher. Un froncement de sourcil se fond sur son visage poupin alors qu'elle glisse agilement sur la chaussée. Sous ses manches, ses poings se serrent et ses ongles ripent sur sa peau diaphane. Elle a cette étrange sensation, elle ressent l'odeur du drame. Brusquement elle s'arrête, à peine éclairée par un lampadaire de verre. La bête traquée se retourne, méfiance s'installe dans ses orbes fatigués que reflète le réverbère. Laura distingue une silhouette masculine, à peine une quarantaine de mètres la sépare d'elle. Secrètement son tic revient, la mutante presse son index droit contre sa paume couvertes de cicatrices mais autrefois immaculée à en être belle. Sagement, elle attend. Il va peut-être passer son chemin, il ne fait sans doute pas partie de son destin.

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MessageSujet: Re: Draw Your Swords - Ft.Aidan Padraig   Sam 1 Avr - 16:41



Draw your swords
Laura ξ Aidan

Accoudé au balcon, je regarde la ville s’animer sous mes yeux. Ça m’avait manqué de ne plus pouvoir m’autoriser ce petit moment de tranquillité sans avoir quelqu’un dans mon dos. Mais ce soir, Niall n’est pas là. Il n’est pas là pour sans cesse me rappeler les paroles du médecin et surtout, en son absence, il n’y a plus de malaise constant. Je sais que je lui dois la vie, encore, mais je ne peux retenir un soupir de soulagement lorsqu’il quitte l’appartement. Ce n’est pas comme si c’était quelque chose qu’on pouvait simplement se contenter d’ignorer. J’aurais pourtant préféré. Cependant, je pense que rester dans le flou m’aurait encore plus exaspéré que de connaître la vérité. Enfin, je crois.

Je suis lentement rejoint par Lullaby. Elle a bien grandi depuis que Niall m’a plus ou moins forcé la main pour l’adopter. Je lui caresse la tête, ça me fait chier de l’avouer, mais je m’y suis attaché à cet animal. Malgré sa surdité, ça reste un chien plein de vie, dommage que je ne puisse pour l’instant pas satisfaire ce besoin d’activité physique. Bientôt, bientôt. Je n’ai à présent plus de plâtre, mais le sport est toujours hors de portée pour moi. Depuis combien de temps ne suis-je pas retourné aux entraînements d’aïkido ? Je grimace en comptant le nombre de semaines. La reprise va être compliquée.

Je ferme la porte de mon appartement à clé et, accompagné de Lullaby, je sors dans la rue. Elle s’est adaptée à mon allure lente et ma béquille claque au rythme de nos pas. Je regarde rapidement l’heure. Il est encore tôt, ce n’est que le début de la nuit. Je ne regarde pas spécialement où je vais, je me contente de marcher. Je réfléchis à toutes les mesures que je dois encore prendre pour préserver Icare d’ARES. On a déjà bougé le QG et modifier les postes et les horaires de chaque membre, mais il reste encore tellement à faire. De plus, je soupçonne des traîtres parmi nous, des chiens du gouvernement, des saloperies d’indics comme ce Scott Lang. Heureusement, c’est de l’histoire ancienne, mais il n’empêche que ça nous oblige à nous poser certaines questions. Qui est fiable désormais et qui ne l’est pas ? Je vais repousser un peu mon arrivée à la Confrérie le temps de me pencher sur la question. Icare est plus importante et est ma priorité. C’est bien pour ça que je vais salir les mains et perdre mon temps à sauver le cul de personne dont je me fous royalement. Si, par la suite, je peux obtenir le soutien de tout un groupe de mutants, je veux bien sacrifier un peu de mon temps.

Mon portable sonne. Intrigué, je regarde qui c’est. Ah tiens, Harry, le petit dealer de Brooklyn, qu’est-ce qu’il veut ? Je ne pensais pas que ce petit con avait mon numéro. ‘’J’ai trouvé qui tu cherchais’’ Je ris doucement. Il a donc trouvé la jeune femme qui sème les meurtres et fait baisser le chiffre d’affaires ? Pas mal, pas mal. J’avoue, je suis très curieux. Alors, j’avance inconsciemment vers le lieu où Harry donne généralement rendez-vous aux toxicos et à ses clients en général. Peut-être aurais-je l’occasion de faire pencher la balance en ma faveur ?

À une dizaine mètres environ du lieu, je tombe sur le cadavre d’Harry. Ah, j’arrive trop tard, je crois. C’est dommage, il était d’une aide précieuse pour les affaires et avec un peu d’intimidation, il nous filait facilement 60 % de ses recettes. Un véritable gâchis. Lentement, je me baisse et je ramasse son téléphone. Ça peut toujours servir, mais aussi parce qu’il y a mon numéro dedans et je n’aimerais pas que la police mette la main dessus. En deux ou trois mouvements, je l’efface, mais je garde l’appareil.

Je vois une forme bougée au loin qui soudain s’arrête et se retourne vers moi. Éclairée par un réverbère, je peux clairement distinguer la jeune femme. Je ne sais rien d’elle mis à part qu’elle pose problème et que je préférerais l’avoir avec que contre moi. Lullaby toujours à mes côtés, j’avance lentement vers elle. « C'est regrettable de l'avoir tué, d'accord, il vendait de la merde, mais eh, il rapportait pas mal d'argent » Faussement attristé par cette nouvelle, je grimace. Certes, c’est dommage, mais des gens comme Harry, il y en a pleins d’autres. « Parfois, il faut savoir se faire des alliés, ça peut être utile ». Connaissant le caractère solitaire de la jeune femme, cette remarque n'est absolument pas par hasard. Et si ça peut la dissuader de me réserver le même sort qu'à Harry, je suis preneur.

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MessageSujet: Re: Draw Your Swords - Ft.Aidan Padraig   Ven 14 Avr - 22:34

X-23 n'avait jamais éprouvé le besoin de se confondre en séparation entre alliés et ennemis. La plupart des gens qu'elle croisait obtenait un sort commun, jugé malheureux ou mérité selon les avis. Et Laura, quant à elle, n'avait même pas eu droit au moindre choix. Bien souvent, si ce n'avait été toujours, X-23 avait été là. Présente pour la moindre prise de décision, avançant coup par coup le moindre de ses pions. Laura était le pion adoré de X-23, mais la tendance ne demandait qu'à s'inverser. On ne pouvait guère parler de schizophrénie aiguë chez la jeune Kinney. Néanmoins, il était toutefois nécessaire de préciser que deux conceptions de l'existence subsistaient dans un corps tout entier. X-23 avait sauvé la vie de Laura à maintes reprises, mais ces derniers jours, c'était la rousse fragile et humaine qui avait offert la possibilité à son double de trouver la voie vers son âme. Une âme, il était évident qu'il en résidait une en elle, une infime présence au beau milieu des flammes. Devant la perspective d'une légère intrusion dans son monde résigné et embaumé d'épines inhumées, la demoiselle cède sa place à l'assassin. Son meurtre de la dernière heure lui a laissé la porte grande ouverte face à la frénésie et permet l'accueil chaleureux des vicieux desseins.


« Il est le seul fautif. Il a décidé seul de la venue de son décès. »

Immobile, regard tourné vers les pales lumières étrangères à ses prunelles, ses lèvres sont seules en mouvement sur son visage de pierres éternelles. A nouveau ses doigts la démangent. Ou plutôt, les petites pointes qui frémissent de part et d'autre de ses phalanges. Déjà sorties cette nuit, les griffes menaçaient de tâter un nouvel épiderme et la douceur d'une trachée pour la seconde fois. Elle avait tout d'abord cessé sa marche, scellant son allure sur le mode arrêt, à l’affût telle la biche apeurée dans les sous-bois. Son ouïe l'avait instruite de la présence opportune de deux êtres. Un homme, et un animal selon leur bon vouloir et leur paraître. Mais l'homme était un animal également. Pour les autres, et surtout pour eux-mêmes. Mais chaque être humain représentait un danger unique, et seules les échelles de menace comptaient. Restait à connaître sur quel barème se plaçait l'étranger et sa drôle de bête.


« Des alliés ? Je n'ai pas besoin d'alliés. Nous naissons seuls et repartons en solitaires. »

Ceci, bien sûr, n'était pas tout à fait la vérité. Il était évident que l'on ne naissait pas complètement esseulé, et elle-même, petit échantillon numéro vingt-trois avait eu droit à son lot de compagnie durant quelques années. Mais les amis n'étaient pas éternels et pouvaient à la longue devenir de réels points faibles. Cela ne faisait pas longtemps que Laura avait appris à se servir des gens, mais en revanche, il s'avérait qu'avec quelques coups de pression opportuns, il était aisé de tirer avantage des autres. Une présence, c'était déjà trop. On venait lui apporter un conseil qu'elle n'avait guère sollicité, et elle n'avait guère envie qu'on vienne lui demander de rendre des comptes pour un assassinat inexpliqué. Si les deux hommes se connaissaient, il était sans doute probable qu'il vienne lui quémander quelque échange fort peu souhaité.
L'animal s'était approché d'un millimètre, tête penchée dans sa direction. Il n'était guère agressif, mais il était clair que cette rencontre avec cette boule de poils difforme n'était pas pour lui plaire, et peut-être lui venait-il l'idée de son fameux coup de pression. A la longue, la mutante avait réussi à comprendre que les êtres humains s'attachaient sensiblement aux animaux à quatre pattes, qui gambadaient auprès d'eux tout en attendant leur éventuel retour dans les appartements cosy en leur possession. Alors peut-être l'inconnu tiquerait-il si elle s'en prenait, comme la sauvage qu'elle était, à la prunelle de ses yeux ? Peut-être s'enfuirait-il d'un air peureux ? Elle en doutait fort, mais il était tentant d'essayer cette étrange option. D'un saut habile, Laura avala les quelques mètres qui la séparait du canin. Canin contre félin, qui des deux serait le plus malin ? Réflexes aiguisés, œil mauvais. De sa main droite émergeait les fameuses griffes en adamantium, tandis que le bras gauche de la jeune femme entourait fermement le corps haletant de sa nouvelle victime. L'animal était intelligent, il ne bougea ni ne couina. Peut-être avait-il compris que le fil de sa vie risquait de se rompre à la moindre erreur, aussi infime soit-elle.

« Si tu veux récupérer l'argent de ton ami, c'est trop tard. Je me suis chargée de l'en débarrasser. Alors je te conseille de t'assurer d'avoir les meilleurs alliés possibles pour ne pas te faire dévorer. »
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