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 Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange

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Date d'inscription : 02/06/2017
Messages : 52
Multicomptes : None
Dollars : 259
Avatar : Oscar Isaac

Age : 86 ans, physiquement bloqué dans la beauté de ses 36 ans
Surnom : Steve, Strange, Ftefen, et étrangement parfois, Loutre Suprême (attardée fluffy) par sa femme
Nom de code : Doctor Strange
Localisation : Probablement au Sanctum Sanctorum auprès de sa famille
Pouvoir : Maîtrise de la magie + Voyage astral + Vision magique + Maîtrise aussi les arts martiaux
Métier : Sorcier Suprême, consultant en magie, maître des arts mystiques, ex-neuro-chirurgien, mari et père
Race : Humain


Her heart was big, bigger than the world. She had the briggest smile and the wettest tears. She knew compassion and kindness, she was fierce and just. And when the dark covered the glim of her eyes, she turned to me and loved me. Heaven had linked her soul with my soul, my life with her life. My gentle touch had her eyes glow again and I was suddenly facing two suns. Her heart was big, bigger than the world. And it was all mine.

She showed me the most important things in the world and together we guarded them and cherished them.

#9297da


MessageSujet: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Ven 2 Juin - 1:06


Stephen Strange
ft. Oscar Isaac
© avengedinchains
↘ carte d'identité
Je m'appelle Stephen Strange mais on me surnomme Steve, Docteur Strange, Strange, Doc. Même si mon petit nom pour la foule c'est Docteur Strange. Je suis un(e) humain et je suis Américain, j'ai 86 ans et je suis Sorcier Suprême, consultant en magie, maître des arts mystiques, ex-neuro-chirurgien. Je suis Hétérosexuel et actuellement marié à la femme la plus géniale au monde. Je suis ce qu'on pourrait appeler un(e) Hors Norme et je bosse avec ARES mais plus pour longtemps puisque je vais créer les Defenders.

↘ caractère
Impressionnant, c'est peut-être la chose que l'on repère le plus facilement à propos de Stephen.  Du moins, la première chose que l'on pense lorsqu'on le voit, cet homme de quatre-vingt-six ans qui en fait cinquante de moins. On se dit qu'un homme avec son statut et une cape aussi majestueuse ne peut qu'imposer le respect, qu'il est forcément sage et empli de savoir. Que rien ne l'ébranle même, qu'est-ce qui pourrait alors qu'il a même vu la Seconde Guerre Mondiale ?

Mais l'apparence est trompeuse, du moins en partie. Stephen n'est qu'un homme comme il en existe des milliers, qui a eut la possibilité de développer un savoir magique supérieur à la moyenne. Il n'est même pas vraiment capable de prendre soin de lui tout seul, il a besoin du soutien de son cher ami Wong, il dépend de lui pourrait-on même dire. Son savoir est grand, oui. Mais il s'y perd parfois, il n'a su tout retenir et la plupart de ses connaissances ne sont dues qu'à la possession des bons ouvrages. Ouvrages désordonnés, placés çà et là dans son immense bibliothèque, impossible à retrouver du premier coup d’œil tant il ne range rien.

Mais il reste un homme respectable malgré tout, toujours près à aider, toujours au service des autres. Parce qu'il s'agit de son devoir de Sorcier Suprême, bien sûr, mais aussi parce qu'il a vit dans cette optique. Aider les gens pour racheter ses pêchés passés. Aimer les gens aussi, pardonner sans distinction, proposer des secondes chances, avoir foi en leurs capacités à se racheter, voilà ce qu'il fait. Parce qu'il a été un petit con un jour dans sa vie, il a été ce médecin opportuniste qui buvait trop et se tapait toutes les femmes qui passaient, qui ne pensait qu'à lui. Et il sait qu'on peut changer, parce qu'il l'a fait. Et les autres le peuvent, ils le pourront toujours.

Aimant, pourrait-on dire. Il sait donner de l'affection à ses amis ou à sa femme, montrer qu'il est là pour eux, pour les soutenir, pour les aider. Mais infidèle, il l'est aussi. En amour du moins. Il a bien essayé, oui, de ne pas retomber dans ce travers, mais le départ de sa femme n'a pas aidé et le voilà mari infidèle. Il en a conscience, durement conscience. Mais il ne fait rien pour s'en empêcher, parce qu'il ne se croit pas capable de s'en empêcher. Son opinion d'elle-même n'est pas très bonne et il traîne sa carcasse en ne se pensant pas digne. Pas digne d'être un poids pour ses amis, pas digne d'être marié avec sa femme. Digne seulement de son titre de suprême, parce qu'il se bat pour au moins être digne de ça. Parce que c'est tout ce qu'il pense avoir, parfois, quand les choses vont vraiment mal.

↘ pouvoirs
• Magie : Comme beaucoup de monde, Strange est né avec un potentiel magique. Seulement, et contrairement à beaucoup de monde, il a entraîné ce potentiel et l'a développé jusqu'à devenir un sorcier, un homme capable de manipuler les essences magiques pour leur donner un effet concret. Il possède sa propre énergie magique dans laquelle il peut puiser, ou alors il peut piocher dans les différentes sources, artefacts et nexus qui se trouvent dans la nature. Sa plus grande source d'énergie magique est l’Œil d'Agamotto, l'amulette des Sorciers Suprêmes qui amplifie leurs pouvoirs naturels. Son statut de Suprême fait d'ailleurs de lui le maître des arts mystiques et le Sorcier le plus puissant.
Toutefois, la magie a ses limites. Elle ne peut rien contre la plupart des technologies modernes, tout comme la technologie moderne ne peut souvent rien contre elle. Il dépend aussi entièrement des incantations et des gestes qu'il fait, le restreindre pourrait le rendre incapable de lancer un sort, tout comme il ne pourra rien faire s'il oublie ou se trompe sur la formule d'un sort. Qui plus est, la magie vient à un prix. Pour tout sort utilisé, Stephen en ressentira les effets. Ceux-ci peuvent être très variés, des vomissements à la cécité et en passant par les furoncles, maladies magiques et autres ulcères. Qui plus est, son organisme a été changé à jamais par la magie et il ne peut plus avaler d'aliments normaux. Il est obligé de consommer une nourriture spécifique, qui serait du poison pour tout autre être humain. La seule chose humaine qu'il semble encore supporter est le thé.

•Voyage astral : Grâce à sa magie et la méditation, Stephen est capable de séparer son âme de son enveloppe corporelle, voyageant dans une dimension qui se superpose à la nôtre et où vivent des esprits et autres créatures astrales. Cela lui est très pratique pour collecter des informations puisque toute personne n'ayant pas de pouvoir mystique ne pourrait pas le détecter. Cependant, il ne peut pas rester plus de vingt-quatre heures hors de son corps sans que celui-ci ne meure et qu'il ne se retrouve piégé dans le plan astral. Qui plus est, son corps reste immobile et doit se trouver en sécurité, car toute personne qui s'y attaquerait ne rencontrerait aucune résistance, permettant de le tuer alors qu'il se trouve ailleurs sous forme astrale.

•Vision magique : Fait peu connu, notre monde est plus complexe qu'il ne semble l'être. Des milliers de créatures, bactéries et micro-organismes magiques que le commun des mortels ne peuvent voir vagabondent autour du globe. Parfois, ce sont des fardeaux mentaux, si pesant qu'ils en deviennent des créatures mystiques qui vous suivent, pressent vos estomacs, écrasent vos épaules. La plupart des gens deviendraient sûrement fous en voyant le monde tel qui est vraiment, dit-on. Mais les personnes ayant entraîné leur potentiel magique, comme Stephen et tout bon sorcier ont fait, peuvent le voir, ils ne voient d'ailleurs que ce monde-là. Il s'agit là de tout un éco-système, de tout un tas de créatures et de plantes qui vivent parmi nous. La plupart ne nous veulent pas de mal, vivent sur nos têtes et nos corps sans nous faire le moindre mal. D'autres sont nocifs pour les humains. C'est ceux-là que les sorciers se doivent de chasser, afin de les empêcher de faire du mal à qui que ce soit.

• Arts martiaux : Bien qu'il n'en soit pas un expert, Stephen a reçu un enseignement aux arts martiaux de la part de son majordome Wong. Il ne serait pas capable de faire face à de véritables maîtres en la matière, mais cela lui permet au moins d'avoir quelques bases pour pouvoir se défendre s'il ne peut pratiquer la magie pour une quelconque raison. Il continue d'ailleurs de s’entraîner avec Wong, mais se retrouver contre quelqu'un de la trempe d'un agent du S.H.I.E.L.D. par exemple le mettrait tout de même en grosse difficulté.

• Connaissances médicales : Étant un ancien chirurgien, Stephen connaît beaucoup de choses sur la médecine. Cependant, son doctorat commence à dater puisqu'il a été obtenu en 1958 et s'il tente d'être le plus à jour possible en rendant visite à des médecins actuels et en lisant la presse médicale, certaines de ses connaissances ne sont plus actuelles et certaines techniques médicales modernes lui sont inconnues.

• Handicap des mains : Il ne s'agit pas là d'une capacité ou d'un pouvoir, mais d'une caractéristique à noter. Suite à son accident, les mains de Stephen ont été détruites et bien qu'elles aient pu être sauvées, il en a résulté de forts tremblements et une faible précision dans l'utilisation de ses doigts. Ainsi, il ne pouvait même plus se raser sans manquer de s'ouvrir fortement au passage. Grâce à la magie, les tremblements sont réduits, voire disparaissent à l'utilisation de celle-ci. Il ne peut cependant pas cuisiner ou écrire correctement, c'est pourquoi Wong lui sert aussi de cuisinier et d'intendant. Il tente de cacher le fait que ses mains tremblent encore en ayant l'air assuré en permanence, mais il ne peut magiquement les stabiliser en permanence. Cela peut s'avérer problématique en combat, surtout s'il se retrouve incapable d'utiliser la magie.
derrière l'écran
Analiila | Aubane
Moi c'est Bane , j'ai 20 ans et j'habite du coté de Calais / ville. Mon personnage est un Marvel et je serai là autant que je peux, mais là en ce moment je suis en vacances donc ça peut varier. J'ai découvert le forum par le hasard il y a moult longtemps. Et je le trouve toujours aussi cool sinon je reviendrai pas à chaque fois. Pour finir j'autorise le staff à impliquer aléatoirement mon personnage dans les futures intrigues et évent du forum.
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Surnom : Steve, Strange, Ftefen, et étrangement parfois, Loutre Suprême (attardée fluffy) par sa femme
Nom de code : Doctor Strange
Localisation : Probablement au Sanctum Sanctorum auprès de sa famille
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Métier : Sorcier Suprême, consultant en magie, maître des arts mystiques, ex-neuro-chirurgien, mari et père
Race : Humain


Her heart was big, bigger than the world. She had the briggest smile and the wettest tears. She knew compassion and kindness, she was fierce and just. And when the dark covered the glim of her eyes, she turned to me and loved me. Heaven had linked her soul with my soul, my life with her life. My gentle touch had her eyes glow again and I was suddenly facing two suns. Her heart was big, bigger than the world. And it was all mine.

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#9297da


MessageSujet: Re: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Ven 2 Juin - 1:09

H I S T O I R E



Les années 30. C'est au début de celles-ci, en Novembre 1930 pour être précis, que Stephen Strange voit le jour dans une famille de classe moyenne, alors que ses parents étaient en vacances à Philadelphie. Il ne restera pas enfant unique très longtemps puisque deux ans plus tard, c'est à la ferme familiale dans le Nebraska que sa petite sœur Donna voit le jour. Les deux enfants, sûrement aidés par leurs âges rapprochés, s'entendaient à merveille et s'aimaient beaucoup. Lorsqu'il fallait jouer, c'était à deux qu'ils le faisaient et les amis de la cour de récré ne passaient jamais avant le frère ou la sœur. Donna était aussi un support pour Stephen qui souffrait de cauchemars récurrents. Ces songes peuplés de créatures démoniaques et hostiles qui le réveillaient la nuit étaient en réalité le fruit d'un sorcier jaloux, conscient que Stephen était le plus probable successeur au poste de Sorcier Suprême. Ce fut deux ans après le début des cauchemars que le dernier enfant Strange, Victor, naquit. Bien qu'il en soit assez proche de lui, Stephen ne le sera jamais autant qu'avec sa sœur.


Les années 40. Grandes années que celles-ci. Si marquantes pour l'histoire des États-Unis et l'histoire du monde. S'il est trop jeune pour avoir participé à la guerre, Stephen s'en souvient quand même. Comme tant d'enfants, il ne rêvait que de pouvoir aller aider. Un comics Captain America dans les mains, sa sœur près de lui pour l'écouter raconter comme il aimerait aussi pouvoir aider, voilà presque le quotidien de Stephen à l'époque. C'était ce qu'il fallait, presque, pour attendre le retour de son père en tentant de ne pas constamment s'inquiéter. Donna était un peu jeune pour s'en faire, mais pas Stephen. Lui commençait à grandir et à comprendre. Il avait entre onze et quinze ans lorsque les États-Unis étaient en guerre. Il avait déjà un objectif à l'époque. Alors que la guerre n'était pas encore déclarée, il avait enfin trouvé son rêve, son objectif professionnel. C'était né d'une situation banale, presque idiote. Donna et lui faisaient du patin à roulettes et la plus jeune était tombée, s'était blessée. C'est son frère qui s'occupa d'elle et ainsi naquit l'envie de devenir médecin du jeune Strange. Et c'est cela qui l'habita durant la guerre, cette envie grandissante de soigner les gens et peut-être le monde. Il y avait bien assez de soldats comme ça, tout le monde pouvait en être un si on lui collait une arme dans les mains. Mais des médecins ? Il en fallait aussi dans ces temps sombres et ça peu de monde pouvait prétendre à l'être.

Il travailla dur pour espérer étudier la médecine, même une fois la guerre passée, parce qu'on avait toujours besoin de médecins, n'est-ce pas ? Alors, lorsqu'il finit le lycée, il n'hésita pas un seul instant et c'est en médecine qu'il se dirigea. Il était déjà doué, très doué, il travaillait dur et rapidement, apprenait sans soucis les systèmes, les organes, les maladies, les médicaments… Il rendit sa famille fière quand il revint à la maison. Il avait réussi son année à l'université de Colombia la main dans le sac, il était leur fierté. Sa sœur, surtout, était fière de lui. Le frère et la sœur s'étaient énormément manqués, Stephen n'était jamais à la maison et ils n'avaient jamais passé tant de temps l'un sans l'autre. Ils étaient si heureux de se retrouver, si joyeux. Si insouciants, presque… Donna voulait lui faire rencontrer du beau monde, lui montrer ses nouveaux amis. À dix-sept ans, avec son frère parti ailleurs, elle avait rencontré tout un tas de personnes formidables et elle voulait qu'il les rencontre. Alors, ils avaient prévu un après-midi au lac le plus proche. Ça avait ri, ça avait joué, ça avait flirté aussi, un peu. Et puis ça avait crié. Où était Donna ? Où était Donna ? N'était-ce pas elle, là-bas, qui se débattait dans le fond ? La pauvre jeune fille, prise d'une crampe, ne parvenait plus à nager, à remonter. Stephen réagit le plus vite qu'il put, il nagea jusqu'à elle, plongea, la rattrapa. Son coeur battait dans ses oreilles et la peur lui tiraillait le ventre. Mais malgré ses efforts, il n'arriva pas à temps. Quand il remonta sa sœur à la surface, quand il lui fit du bouche à bouche et un massage cardiaque, elle ne se réveilla pas. Stephen pleura la moitié de l'été et resta distant l'autre moitié. Il s'en voulait, c'était sa faute. Il n'avait pas réussi à la sauver. S'ils n'avaient pas prévu cet après-midi au lac pour lui, ça ne serait pas arrivé. Ses parents, tous ses proches lui répétaient que ce n'était pas de sa faute. Mais il savait, lui, qu'il n'avait pas été à la hauteur. Encore aujourd'hui, si vous mentionnez sa sœur, vous pourrez lire la culpabilité dans son regard. Parce qu'il n'oubliera jamais, Stephen, la seule fois où il fallait vraiment qu'il soit à la hauteur et où il ne l'a pas du tout été.


Les années 50. Une décennie bien remplie pour Stephen qui poursuivait encore et toujours son objectif ultime. La mort de Donna ne l'avait pas découragé, au contraire même. Elle avait été le moteur de son travail acharné. Car Stephen travaillait désormais sans s'arrêter, sans tenter d'avoir de vie sociale à côté. Il n'avait pas été capable de sauver sa sœur, mais il pouvait toujours sauver d'autres personnes pour se faire pardonner. Alors, il travaillait, il bossait, jusqu'à faire des insomnies la nuit et des overdoses de café. Il apparaissait en cours les yeux cernés, le teint pâle. On aurait presque dit qu'il était le malade plus que le futur médecin. Sa famille non plus il ne la voyait plus beaucoup, à quoi bon ? Donna n'était plus là-bas et sa présence rodait dans la ferme, prête à se rappeler à son bon souvenir. Elle était comme un membre fantôme pour son cœur, si proche et pourtant si absente. Les efforts acharnés eurent au moins un résultat bénéfique. C'est au bout de quatre ans que Stephen obtint son diplôme, au lieu des cinq habituels. Petit génie, le qualifiait-on à l'époque. Il n'en était rien. Il n'avait aucune capacité cérébrale supérieure, il n'avait que ses efforts, son travail et l'idée qu'il pouvait réussir.

Il entama immédiatement après son internat à l'hôpital de New York où il se montra une fois de plus brillant. Chacun ne fait pas son internat pour une même durée de temps et celui de Stephen dura un temps moyen, cinq années. Il était d'ailleurs dans sa cinquième année lorsque sa mère mourut. Parvenant à obtenir un congés pour aller la veiller, Stephen avait bien l'intention de la guérir coûte que coûte. Sans succès, malheureusement. Encore une fois Stephen se montra impuissant à sauver ses proches. De quoi augmenter la rancœur qu'il entretenait envers lui-même. Il n'assista même pas aux funérailles de sa mère. Il s'en voulait trop, bien trop. Il n'était pas digne d'assister à ces funérailles. Il n'avait pas su la sauver, comment pouvait-il regarder sa famille en face après ça ? Alors il retourna à New York où il travailla encore plus dur et devint enfin chirurgien quelques mois plus tard. Il se spécialisa très vite dans la neurochirurgie et il était doué, très doué. Certains le classaient parmi les meilleurs qui soient et il avait même envisagé écrire des livres de médecine. Au début du moins. Car très vite son succès retentissant lui monta à la tête. Il ne vivait plus que par son succès et l'argent qu'il gagnait en masse à chaque opération. Il se fit la réputation d'un médecin très doué mais très égoïste, qui ne voyait que le porte-monnaie de ses clients. Homme à femme était-il aussi, pas qu'un peu. Il voguait de fête en fête, de conquête en conquête. Plus tard il se demandera s'il n'avait pas fondé une famille, ce jour-là, sans même le savoir. Il ne cherchera jamais à l'apprendre, mais il est bien possible qu'il existe en ce monte quelques petits Strange de soixante-ans qui n'ont jamais connu leurs pères.

Ce fut rapidement au tour du père de la famille de tomber malade, mais Stephen ne réagit pas comme il l'avait fait avec sa mère. Il ne se précipita pas à la ferme familiale. Il resta à New York, loin de sa famille, ne supportant pas l'idée d'échouer de nouveau et voir un autre membre de sa famille mourir. Son père mourut peu après sans avoir revu son fils. Victor était en colère contre son grand-frère, si en colère. Leur père avait passé la fin de ses jours à réclamer après son aîné et jamais celui-ci ne s'était montré. Alors lui alla à New York pour régler ses comptes avec son frère, l'engueuler. Mais il se heurta à un mur. Stephen ne voulait rien entendre, il avait fait son choix de ne pas venir, de ne pas souffrir. Il se montra cruel, peut-être. Encore un truc qu'il se mettra à regretter. Encore un truc à ajouter à sa culpabilité. Parce que son frère en colère, il le perdit ce jour-là. Alors qu'il partait de chez Stephen, la rage l'aveuglant, il ne regarda pas la route. Stephen put presque entendre le crissement des pneus depuis sa fenêtre, et quand on hurla à l'aide, d'amener un médecin, il accourut pour trouver son frère. Étendu, sans vie. Et c'est ce moment où Stephen Strange devint le seul membre vivant de sa famille qui changea tout. La douleur et la culpabilité l'étouffèrent et plutôt que de se repentir il plongea dans ses travers. Ressentir ? Ça il ne le voulait plus. Alors il se tapait encore plus de nenettes, et ils ne montrait plus la moindre compassion pour ses patients. Il ne se le permit plus, parce qu'il avait trop mal, parce qu'il était trop en miette. Et à se détacher, il fit de lui-même un enfoiré, un gars qui ne se souciait de rien, de personne à part sa propre petite gueule. Qu'un patient n'ai pas les moyens de payer l'opération et il lui fermait la porte, les condamnait parfois à ne trouver personne d'autre et mourir. Il s'en foutait désormais. Plus rien ne comptait. A part lui-même. Lui-même, ses cauchemars, ses conquêtes et sa riche et grande villa vide.


Les années 60. Peut-être les plus marquantes dans la vie de Stephen. Il les démarra si bien, en continuant dans son succès professionnel, en enchaînant les contrats alléchants avec à la clé tant de zéros sur les chèques. Millionnaire était-il désormais tant ses prix étaient élevés. Il ne participait plus aux fêtes désormais, il les organisaient dans son grand penthouse de New York. Il s'y amusait, rencontrait de grandes personnes, remplaçait les joyeux sentiments de la famille et de l'amour par les affres du plaisir et de la richesse. Encore et toujours plus. Jusqu'à ce que tout prenne fin subitement. Jusqu'à ce qu'il rentre, ce soir-là, un peu trop alcoolisé pour y voir clair. L'alcool n'a pas attendu les spots de pub pour faire des ravages sur la route. Stephen en a fait les frais et il l'a payé très cher. Un obstacle qui n'existait pas, un simple mouvement en trop ? Lui-même ne sait plus ce qui l'a provoqué, ce qui l'a fait se détourner de sa route, quitter la sécurité du pont où il était pour plonger tête la première dans les eaux glacées mais heureusement basses. Le dernier souvenir qu'il de la soirée, c'est d'avoir embrassé une voluptueuse jeune femme. Puis, qu'il s'est réveillé à l'hôpital même où il travaillait, couvert de bandages et les mains complètement détruites. Aussi de détruite que sa vie. Il était passé à la limite de l'amputation. La micro-chirurgie réparatrice des mains faisaient ses premiers balbutiement et ne serait pas reconnue avant plusieurs années encore mais Stephen n'avait de toute façon pas eu droit à ses experts. Juste à des chirurgiens normaux qui ne traitaient pas la main comme un domaine à part. Qui n'avaient pas de connaissance précise en micro-chirurgie. Qui ne réussirent pas à les lui sauver entièrement. Stephen avait encore ses mains mais elles ne lui serviraient plus à rien. Tremblantes, imprécises, voilà ce qu'il restait de ses outils de travail. Il ne pourrait plus travailler, il le savait. La chirurgie requiert une précision manuelle énorme et il ne pouvait même pas se raser sans se couper. Les journée à l'hôpital furent longues, mais moins encore que celles dans son grand appartement. Il se retrouvait là, seul, les mains détruites, à ne plus savoir que faire sinon pleurer sur sa vie. Il n'avait pas envie de changer de métier, c'était ce qu'il avait toujours voulu faire. Il s'était perdu en chemin, s'était tourné vers l'argent mais il n'avait jamais cessé d'aimer ce qu'il faisait. Et il ne voulait pas changer, il ne voulait pas se tourner vers d'autres branches, d'autres métiers. Il resta seul, avec comme compagnie des bouteilles d'alcool. Inconscient que c'est ce genre de breuvage qui lui avait retiré ses mains, il sombra dedans, passa des journées, des nuits entières à ne faire que boire. A noyer son désespoir.

Étonnamment, c'est aussi l'alcool qui lui donna la force de s'accrocher. C'est lors d'une de ses soirées les plus alcoolisées que l'idée lui vint, une idée qui deviendra une obsession pour son esprit désespéré et malade. Il lui fallait trouver quelqu'un, quelque chose, n'importe quoi qui pourrait guérir ses mains. Il ne pouvait pas rester simplement assis là, il existait forcément dans ce monde quelqu'un qui pourrait faire quelque chose pour lui. Alors il se mit à parcourir le monde, à dépenser des millions, dans l'infime espoir de réussir à trouver. Il rencontra nombre de spécialistes de nationalités diverses et variées. Dépensa sa fortune dans ses voyages et ses soins. Mais rien n'aboutissait. Ses blessures demandaient des soins trop avancés pour l'époque. Il ne perdit pas l'espoir, c'était tout ce qu'il lui restait. Alors il tenta encore et encore, jusqu'à épuiser ses forces et sa fortune. Il vendit son appartement pour parvenir à continuer ses recherches. Ses biens les plus précieux. Même la ferme de ses parents y passa, ça faisait longtemps qu'il n'était plus un sentimentaliste de toute façon. Mais toujours rien. Il commença à se tourner vers d'autres techniques, des médecines non officielle, non reconnues, parfois même de simples arnaques. Il était si désespéré qu'il essayait tout ce qui lui tombait sous la main. C'est comme ça qu'il entendit finalement parler d'un vieux sage qui se trouvait au Tibet et que l'on nommait l'Ancien. Il pensait que le vieil homme avait tout simplement un remède, une technique, quelque chose, mais ce qu'il trouva là-bas était tout autre. Le vieille homme l'attendait sur le flanc d'une montagne, comme s'il savait qu'il allait venir alors qu'il n'avait parlé de son intention d'y aller à personne. Il l'amena dans un refuge et lui parla alors d'un tas de choses et de merveilles. Il lui parla du monde, des univers, du temps et de la magie. De lui, aussi. Du potentiel magique qu'il y avait en lui, qui avait toujours été là. Stephen n'en crut pas un mot. Magie ? Pouah, ce n'était là que des contes pour enfants, des choses que l'on racontait au touriste lambda pour ajouter du rêve à son voyage. Il était là pour le concret, pour la médecine, pour la guérison. Il avait toujours été sceptique et le voilà convaincu qu'il s'est fait avoir. Il s'apprête à rentrer mais il ne peut, une tempête le bloque là, dans ce lieu qu'il veut à tout prix quitté. Il se demandera par la suite si l'Ancien avait créé cette condition météorologique pour le faire rester. Durant la tempête, il resta là. Il vit des merveilles, des choses qu'il ne croyait pas capable d'exister. Au début, son cerveau sceptique ne veut pas le croire. Mais il n'y a pas d'autre façon d'expliquer tout ces phénomènes, n'est-ce pas ? Peut-être est-ce juste son esprit malade qui ne raisonne plus. Mais il va voir l'Ancien, finalement. Si la science ne peut le soigner, sûrement la magie le pourra-t-elle. Alors il commence son entraînement magique. Il discute parfois les ordres, tout ça semble tellement ridicule. Il progresse pourtant, est un aussi bon élève que d'habitude. Et ce qu'il apprend le surprend temps. Il découvre des mondes, des créatures, des plantes dont il ne soupçonnait pas un instant l'existence. Un nouveau monde s'offre à lui, et Stephen se sent renaître avec ces découvertes, comme s'il ouvrait les yeux pour la première fois sur le monde. Comment a-t-il pu être si aveugle tant de temps ? Comment le reste du monde peut-il ne rien voir ? Stephen finit par oublier ses mains. Elles tremblaient encore, mais la magie aidait. Sans le guérir, elle réduisait ses tremblements. Plus que tout, elle lui donnait un nouvel objectif. Il avait toujours rêvé d'être docteur, et il pouvait continuait à l'être. Un docteur de l'étrange, en quelque sorte. Peut-être qu'il était né pour ça après tout. Pour être le Docteur Strange.

Stephen resta deux ans au Tibet, à apprendre de son nouveau maître. Il était un homme profondément changé. Le médecin avide et égoïste avait fait place à un homme nouveau, empli d'humilité et de générosité. Il continuait de se détester cependant, peut-être même plus qu'avant. Il avait réalisé ses erreurs, les avait soupesées, savait comme elles avaient été graves. Sa sœur, sa mère, son père, son frère, tous ces patients qu'il avait refusé et laissé mourir… Tous étaient morts par sa faute et il fallait qu'il rattrape ses erreurs. Alors, parfois, il quittait le temple où il étudiait et il descendait sur les petits villages tibétains pour tenter d'aider les gens qui y vivaient. Piètre consolation, mais consolation quand même. Il se plaisait dans cet endroit et s'imaginait toujours y restait. L'Ancien n'était pas d'accord. Il pensait qu'un jour Stephen retournerait en Amérique. Quand le temps sera venu, disait-il. Jamais il ne donnait de date, simplement Stephen partirait. Stephen était plutôt bien intégré à la vie au temple. Il s'entendait particulièrement bien avec Wong, le fils de Hamir l’ermite, assistant du Sorcier Suprême. L'Ancien semblait d'ailleurs approuvé cette amitié, sans que Stephen ne sache trop pourquoi. Et c'est un jour qu'il était justement avec Wong que Stephen ressentit une magie qui lui semblait familière, alors même qu'il ne l'avait jamais croisée. Tout simplement, cette magie se trouvait sur lui-même, encerclait son esprit, le faisait halluciné. Ces cauchemars qu'il n'avait jamais cessé d'avoir, auxquels il avait fini par s’habituer à force, venaient de ce sorcier. Les deux hommes suivirent la trace de cette magie qui les mena droit vers la salle de méditation de l'Ancien. Ils ne savaient pas ce que le sorcier faisait, mais Stephen lui bondit dessus, utilisa sa propre magie pour l'empêcher de faire du mal au corps sans défense de son maître. Il ne laisserait plus aucun de ses proches mourir, s'était-il promis et cela commence là, à cet instant, à cet endroit. Il en sait pas pourquoi ce sorcier lui a donné des cauchemars, quel effet cela a-t-il eu après tout ? Il ne faisait que rêver, chaque nuit, du même démon. Le sorcier fut facile à battre, mais ce n'était qu'une partie du problème. Il y avait quelque chose de plus grand, de plus gros, de plus terrible. Même Wong dont la magie n'était pas grande le sentait. Pour Stephen, c'était même un sentiment d'oppression, comme une mauvaise et forte odeur de sel qui lui emplissait les narines, comme s'il se noyait dans l'océan en quelque sorte. Et tout ça venait de son maître, de l'esprit de son maître plutôt. Il savait qu'il n'avait pas le droit de s'inviter sans autorisation dans l'esprit de quiconque, mais Stephen sentait que le danger était réel alors il prit les devant. Il plongea dans l'esprit de Yao. Il y vit son maître qui se battait contre le démon qui habitait ses cauchemars. Shuma-Gorath se nommait-il. Il avait été banni des millénaires auparavant mais tentait de revenir en investissant l'esprit du Sorcier Suprême à l'aide d'un sorcier qui convoitait le poste. C'est du moins ce que Yao, qui le combattait pour qu'il ne puisse prendre le total contrôle de son esprit, expliqua à Stephen. Celui-ci voulait aider, il ne pouvait pas laisser son maître comme ça. Mais il ne pouvait aider, pas vraiment. Il n'y avait qu'un moyen, ce lui que Stephen redoutait. L'Ancien devait mourir pour empêcher le passage du démon. Pire, il fallait viser une partie bien précise du cerveau. Une tâche que peu de monde pouvait faire. Mais un neurochirurgien comme Stephen…. Lorsqu'il rejoignit son corps, Strange ne savait plus quoi faire. Il ne voulait pas tuer son maître, il lui avait tant offert, tant appris, tant pardonné. Mais il n'avait pas le choix. Il lui fallait le faire ou c'est la Terre entière qui en souffrirait. Ce fut un choix très dur, mais une action très simple. La magie l'aidait et ses connaissances l'assister. Il ne mit pas longtemps à trouver le point exact à éteindre. La seconde d'après, Yao s'effondrait. Le monde était sauvé grâce au sacrifice de cet homme et personne ne le saurait jamais. Stephen se retrouvait à nouveau presque seul, rattrapé par le désespoir et la culpabilité. Et puis l'Œil d'Agamotto apparut face à lui. Le symbole du Sorcier Suprême, la source d'une partie de son pouvoir. Il était comme une voix dans sa tête, une voix qui ne parlait pas, mais qui montrait. C'était étrange, une sensation nouvelle, incompréhensible. Et pourtant, rapidement, Stephen sût. Il avait été choisi. Il était le successeur de l'Ancien. Il était le nouveau Sorcier Suprême.


Les années 70. S'adapter à son nouveau rôle ne fut pas aisé. Stephen n'avait eu que deux années d’entraînement et certains pensaient qu'il n'était pas prêt. Il fit de son mieux, pourtant, pour apprendre ce qu'être Sorcier Suprême voulait dire. Yao avait semblé lui donner déjà bien des informations sur le rôle, comme s'il avait su que Stephen lui succéderait. Sûrement l'avait-il su d'ailleurs. On disait que le vieil homme avait eu des dons de voyance. Mais ce n'était pas suffisant, du moins Stephen le pensait. Il avait hérité, en plus de la fonction, de plusieurs artefacts magiques qui allaient de paire avec le rôle. L'Œil et amulette d'Agamotto, bien sûr mais pas seulement. Il était aussi en possession de l'Orbe de Cristal d'Agamotto, qui permet de repérer toute utilisation de la magie et déterminer l'emplacement de celle-ci, du livre des Vishanti, le grimoire le plus puissant qui soit, et de la cape de lévitation, qui permet de léviter dans les airs sans utiliser sa magie personnelle. Il passa plusieurs années à tout simplement remettre en ordre les affaires de l'Ancien après sa mort et tenter de comprendre son rôle. Et puis il fut pris d'une envie. Une envie que l'Ancien avait vu venir, finalement. Il voulut retourner en Amérique. Les Sorciers Suprêmes ont cette tendance à vouloir retourner à leurs racines, à s'y sentir mieux qu'ailleurs et c'est aux États-Unis que Stephen se sentait le mieux. Il repéra une maison qui lui plaisait bien sur Bleecker Street sur Greewich Village. De nombreuses rumeurs circulaient à son sujet. Selon les habitants du quartier, ce n'était que conte de fées. Stephen les savait vraies. La maison avait été bien des choses au fil du temps. Avant même que quoi que ce soit ne soit construit là, des chamans des tribus wappingers venaient s'y recueillir et recevait des visions de quêtes à accomplir. Plus tard, une fois l'invasion européenne commencée, le terrain avait été une fosse commune pour la toute première prison de New York. Et puis on y avait construit une bâtisse et elle avait été tant de choses au fil du temps. Un asile de nuit pour beatniks et occultes de rue. Un bar clandestin. Un restaurant satanique. Un couvent. Ou même le repaire d'un chasseur de sorcière qui s'amusait à torturer des immigrants dans sa cave. L'endroit avait brûlé et avait été détruit des tas de fois, mais il revenait pourtant toujours. Quand il l'avait acheté, Stephen l'avait eu pour peu cher, une aubaine puisqu'il ne lui restait pas grand-chose, car de nouvelles rumeurs circulaient sur la maison. Le père de la famille qui l'avait précédemment acheté avait tué le reste de sa famille à coups de hache et on disait le lieu hanté. Il l'était. Stephen chassa les fantômes aux mauvaises intentions et garda les plus pacifistes. Il y fit son petit nid. Il n'y avait guère mieux comme endroit. L'emplacement n'était pas maudit, mais il était placé sur une faille, un nexus de magie qui se déversait vers l'extérieur, la plus grande concentration d'ésoterica magique. Quel meilleur endroit pour s'installer lorsque l'on était un Sorcier Suprême ? Alors Stephen, accompagné de Wong devenu son majordome et assistant fit de la maison, son chez-soi. Le Sanctum Sanctorum, appela-t-il, du latin « Le saint des saints ». Un rien pompeux, mais ne pouvait-on pas un peu se le permettre lorsqu'on était Sorcier Suprême ?

Il était là depuis quelques années lorsqu'il entendit parler d'un cas un peu spécial. Il avait commencé à apporter son aide magique à ceux dans le besoin. Étonnamment, les gens trouvaient toujours le chemin de sa maison ou le numéro de son téléphone lorsqu'ils avaient besoin d'un aide magique. Et il aidait, il était là pour ça. Il continuait son travail de docteur malgré que son domaine de prédilection ait changé. Parfois, il allait de lui-même voir des cas dont il avait entendu parler. En 1975 persistait une rumeur. On disait dans la rue que les Soviétiques faisaient face à une nouvelle arme américaine, une arme qu'ils n'étaient pas capables de détecter et qui avait ruinait pas mal de leurs plans, passés comme présents. Et cette arme n'était pas n'importe quoi. Certains disaient qu'il s'agissait d'un robot de la taille d'une puce. D'autres encore disaient que c'était un homme qui avait le pouvoir de rétrécir. C'est cette dernière rumeur, la plus persistante, qui intéressa Stephen. Il était le sorcier suprême et se devait d'être au courant de toutes les avancées magiques. Pour le moment, le commun des mortels n'était pas particulièrement au courant de l'existence des phénomènes paranormaux, mais il savait que cela pouvait venir n'importe quand. Il devait s'assurer que, si jamais cela parvenait aux oreilles des communs, cela se passe dans des conditions qui ne poseraient pas de problème. Encore qu'il avait un petit train de retard, des mutants avaient commencé à apparaître au grand jour alors qu'il était encore au Tibet. Il n'était pas totalement sûr de son implication vis-à-vis des mutants à vrai dire, était-ce vraiment son domaine ? En tout cas, cette fois, il décida de faire des recherches. C'est sur la trace d'Ant-Man qu'il tomba sur le S.H.I.E.L.D. Il avait peut-être trop fouiné, toujours est-il qu'il reçu rapidement la visite d'un de ses directeurs. Une directrice pour être plus précis. Peggy Carter était dévouée à son organisation, et elle avait bien remarqué cet homme bizarre qui fouinait, et soudain disparaissait ce qu'elle découvrit plus tard être un sort de téléportation. Les deux apprirent pas mal de choses à l'autre. Stephen appris l'existence du S.H.I.E.L.D., des particules de Pyms, du sérum du super-soldat aussi. Elle gardait certaines choses secrètes bien sûr, mais Stephen n'avait que neuf ans de moins que la directrice du S.H.I.E.L.D., il se souvenait de certaines choses, certains événements, certaines rumeurs de l'époque. Des petits détails que l'histoire avait ou allait oublier, mais lui non. Elle aussi appris beaucoup de choses, sur l'existence de la magie, sur son rôle à lui de Sorcier Suprême. Lui aussi garda certaines choses pour lui et elle s'en doutait bien, mais ça lui allait comme ça. Elle lui proposa de travailler pour le S.H.I.E.L.D., ce qu'il déclina. Il ne lui appartenait pas de s'affilier à qui que ce soit, il devait rester neutre. Et puis il n'aimait pas beaucoup Howard Stark, qu'il avait connu à l'époque de sa gloire dans le domaine chirurgical et qui lui rappelait bien trop de fêtes auxquelles il avait participé. Mais s'ils avaient besoin de quelque chose dans le domaine magique, il serait là pour conseiller, aider, voire réparer si nécessaire. Il fallait juste respecter son rôle de Sorcier Suprême et sa neutralité. Il appliquait les lois humaines, il ne les faisait pas. Tout ce qui allait contre lui était interdit. Mais cela ne posait pas de problème, tant que le S.H.I.E.L.D. savait qu'ils pouvaient compter sur son aide pour le côté magique.

Le S.H.I.E.L.D. ne demanda pas beaucoup son aide à cette époque, mais il avait beaucoup de travail en dehors de cet arrangement. La mort d'un Suprême et la nomination de son successeur a tendance à excité les créatures qui guettent, à leur donner l'illusion que peut-être est-ce un moment de faiblesse pour cette dimension, qu'ils peuvent s'y immiscer et en prendre possession sans être le moins du monde arrêtés. Stephen veillait heureusement au grain, il sentait leur approche, parvenait à les arrêter, non sans mal la plupart du temps. Tous ne tentaient pourtant pas de se faufiler, chacun avant sa façon de faire. Ainsi, Stephen fut-il provoqué en duel par le dirigeant de la Dimension Noire. Dormammu l'invita en son royaume, bien décidé à se débarrasser de ce nouveau Sorcier Suprême et à s'infiltrer dans sa dimension sur laquelle il entendait bien régner. C'est alors qu'il était dans la Dimension Noire, avant même que le moindre combat contre Dormammu ne commence, qu'il rencontra Cléa. La jeune femme venait le mettre en garde contre le dirigeant local. Elle avait vécu parmi le petit peuple avec son père, le prince légitime de l'endroit, et savait comme Dormammu était cruel. Si elle ne pouvait empêcher l'être de feu de sévir chez elle, elle se sentait le devoir de sauver un autre royaume de ce destin. Mais Stephen ne pouvait reculer. S'il était contre les confrontations et savait que les mots valaient souvent mieux que les combats, il avait aussi terriblement conscience que certaines guerres devaient tout simplement se jouer. Il passa un long moment avec la jeune Cléa, lui apprenant certaines choses que la morale terrienne, lui expliquant son rôle de protecteur. Surtout, lui expliquant qu'il ne pouvait reculer sans montrer sa faiblesse et convaincre un peu plus Dormammu qu'il pouvait s'attaquer à la Dimension de Stephen. Il apprécia très vite la jeune femme. Il sentait qu'elle était différente de n'importe quelle autre femme qu'il connaissait dans sa dimension et il sentait son potentiel magique. Il sentait un faible entraînement et surtout ses capacités bien plus grandes qu'elle ne devait elle-même le soupçonner. Un potentiel presque aussi grand que le sien, comme si elle aussi avait la force d'un Suprême. Cléa avait vite compris la logique de l'humain, aussi proposa-t-elle de l'aider puisqu'elle ne pouvait le faire fuir. Mais Dormammu veillait, il entendit la proposition de Cléa et l'enferma pour l'empêcher d'apporter son aide. Stephen se retrouva ainsi seul face au dirigeant de la Dimension Sombre, dans un combat magique qui dura, et dura. S'éternisa presque. Les deux étaient forts, puissants. Mais Dormammu, contrairement à Stephen, utilisait sa magie pour plusieurs choses. Plus il se concentrait sur le combat et réussissait à mener sur Stephen, plus les barrières protégeant son royaume s'étiolaient. Bientôt, l'endroit ne fut plus protégé des Incérébrés qui tentaient de passer. Dormammu avait épuisé bien trop de ses forces dans le combat. Stephen joua de cela. Il demanda la libération de Cléa en échange du renouvellement du bouclier. Dormammu était fou de rage, mais il n'avait d'autre choix à cet instant. Cléa fut libérée et Stephen lui demanda son assistance pour reconstruire le bouclier. Stephen n'avait pas demandé son aide pour rien. La magie de Cléa était désormais celle qui maintenant le bouclier, si elle venait à disparaître le bouclier ferait de même. Ainsi s'assurait-il que même une fois partie, la jeune femme ne courrait aucun danger de la part de Dormammu. Ce dernier n'oubliera jamais l'affront fait ce jour-là. Mais Stephen n'en avait cure. Ce qu'il retint vraiment de ce jour-là, c'est le sourire rieur de la jeune Cléa, la malice dans ses yeux et le léger baiser qu'elle lui donna avant qu'il ne reparte chez lui.


Les années 80 et 90. Deux décennies de calme relatif où peu d'événements se passèrent vraiment. Il revoyait encore parfois la jolie Cléa, qui venait parfois chez lui faire grandir et fleurir sa magie. D'autres fois, c'était lui qui venait. Elle le disputait toujours quand il venait lui rendre visite dans la Dimension Noire. Si Dormammu se rendait compte de sa présence, il se mettrait dans une rage folle et s'attaquerait de nouveau au sorcier. Mais Stephen s'en fichait bien, il ne demandait qu'à voir la jeune femme, apprendre plus sur elle et lui apprendre plus sur la magie. Il passa de longues heures à faire d'elle son élève, à lui apprendre ce qu'il savait. D'autres heures, aussi, à ne rien faire d'autre que discuter ou passer du temps avec elle. Cléa était jeune, sûrement n'avait-elle pas connu beaucoup d'amour dans sa vie, mais elle semblait penser que Stephen était le bon, qu'il n'y en aurait pas d'autres. Et Stephen n'avait plus aimé une femme comme ça depuis longtemps, peut-être ne l'avait-il jamais vraiment fait. Il avait passé tant de temps à voguer de conquête en conquête et ne s'était jamais vraiment posé. Un jour, Dormammu finit par être renversé par ni plus ni moins que sa sœur jumelle. Umar n'était pas mieux que son frère, elle aussi n'était pas généreuse avec son peuple et n'était sur le trône que pour avoir le pouvoir. Cléa était déjà entrée plusieurs fois en conflit avec elle. Depuis qu'elle avait été sauvée par Stephen, elle avait commencé à faire partie de rebellions locales. Elle avait combattu plusieurs fois Umar. Avait appris, même, informa-t-elle finalement Stephen, qu'elle était sa fille. Depuis, les deux se combattaient sans cesse. Stephen ne participa pas vraiment, mais il vit Cléa mettre le peuple de son côté et être élue leur nouvelle dirigeante. Il la vit couronnée des Flammes de la Régence, le symbole du pouvoir en ce monde. Il la vit bannir sa mère et son père hors de la dimension. Mieux encore, il la vit se tourner vers lui, et comme ça, à brûle-pourpoint, lui demander d'être son prince, son consort. Stephen n'avait jamais pensé mariage, n'avait même jamais imaginé qu'il se marierait, qu'il rencontrerait quelqu'un de qui il serait digne. Mais il avait peut-être fini par y arriver et s'il ne se sentait pas digne d'elle, il brûlait d'envie de faire d'elle sa femme, de la regarder se réveiller le matin, de la regarder amoureusement en buvant son thé chaque jour qui passait. Il accepta sans hésiter et ils s'unirent selon les traditions de la Dimension Noire. Stephen passa de plus en plus de temps là-bas, délaissant presque son devoir sur Terre selon Wong. Cléa vécut pas mal de choses de son côté, lorsque son mari n'était pas là, et finit par céder de nouveau le trône à sa mère pour suivre son mari sur Terre. Inquiet pour la Dimension Noire, mais bien plus heureux d'avoir enfin son aimée près de lui, Strange l'accueillit rapidement chez lui. Il fit véritablement d'elle son tout. Elle était son élève, son amante, sa femme. Presque le centre de son monde. Il aimait l'avoir auprès de lui. Lorsqu'il la regardait, il voyait les erreurs de son passé et il sentait enfin, véritablement, qu'elles étaient derrière lui. Elle était ce qu'il avait accompli de mieux dans sa nouvelle vie. Et il s'y sentait bien.

Son mariage était bien installé quand Stephen entendu à nouveau parler du S.H.I.E.L.D. Ils n'avaient visiblement pas eu besoin de son expertise avant, et tout à son bonheur et son devoir, Stephen n'avait plus vraiment pensé à eux. Ce fut une grande surprise de voir Peggy Carter venir toquer chez lui. Cléa n'avait jamais rencontré la directrice du S.H.I.E.L.D., mais bien que cette dernière était fascinée à l'idée de connaître d'autre dimensions, elle avait un autre sujet qui la préoccupait bien plus. Lors de leur dernière mission, Ant-Man et sa femme et associée, la Guêpe, avaient eu affaire à une difficulté. Elle expliqua comment la Guêpe avait décidé de se rétrécir pour accomplir la mission, et le fait qu'elle ne pouvait pas revenir. Elle savait que Janet était très certainement perdue à jamais, mais elle voyait aussi le désespoir de Hank et elle se devait d'essayer toutes les possibilités. Et Strange était l'une d'elle. Il lui avait parlé, il y a fort longtemps, de l'Orbe d'Agamotto qui pouvait trouver n'importe qui sur la surface de la Terre. Si Janet pouvait être trouvée, s'il y avait la moindre petite chance, alors le Sorcier Suprême devrait être capable de trouver, n'est-ce pas ? Stephen promit d'essayer mais pas de réussir. Il avait assez peu d'espoir, mais il ne connaissait pas la science derrière le rétrécissement des deux héros et il avait un petit espoir que celle-ci ai pu réussir à sauver Janet. Alors avant toute investigation, il prit rendez-vous avec le Docteur Pym. Celui-ci s'était isolé le temps de faire son deuil et ne voulait voir personne, mais il accepta de recevoir Stephen après avoir compris en quoi il pouvait aider. Stephen et lui parlèrent de longues heures des particules de Pym, et si leur créateur refusa catégoriquement de donner la composition, il expliqua au moins à Stephen le fonctionnement. Stephen n'était pas chimiste ou autre, il ne comprenait pas tout mais juste assez pour savoir où chercher. Il y avait selon lui des microvers, des univers minuscules, si petit qu'ils en devenaient presque parallèles. On finissait tellement par réduire que l'on finissait par atteindre cette forme de vie miniature. C'est en tout cas ce que disait l'un des ouvrages de Stephen écrit des milliers d'années auparavant. Stephen, sachant quoi chercher et par où chercher, put utiliser le pouvoir de l'Orbe. Malheureusement sans succès, malgré des efforts et des essais répétés. Janet Van Dyne restait introuvable. Pym entra dans une colère noire envers Stephen qui tenta de le calmer, mais les deux n'étaient pas amis et se connaissaient à peine et Stephen n'y parvint pas. Il ne revit plus Pym, ne savait même pas s'il lui en voulait toujours ou avait fait son deuil et compris qu'il n'y était pour rien. Ce n'était pas vraiment des affaires de Stephen. Il était là pour soulager le monde, pas les âmes qui vivaient dessus. Parfois, il fallait juste laisser un homme seul. Quand bien même cela déchirait le cœur de Stephen.

Et puis vint l'année de la retombée, de la replongée dans le moins bien, de la fin du bonheur pourrait-on dire. Stephen et Cléa menait leur petite vie tranquille. Elle apprenait encore certaines choses de la Terre et de la magie, et à côté ils avaient une vie conjugale comme n'importe quelle autre. Si Stephen devait décrire ses quatorze premières années de mariage, il parlerait de bonheur, de joie, d'amour. Il raconterait comment il se mettait parfois à chanter ou danser quand il se croyait seul, et comment Cléa le surprenait souvent et l'interrompait d'un petit rire. Il évoquerait les soirées devant leur petite télévision durant lesquelles ils découvrirent ensemble les premières saisons de la série british Doctor Who, alors que certains étaient diffusés pour la première fois aux États-Unis, les théories qu'ils faisaient sur la série qu'ils voyaient pourtant dans un désordre anarchique total ou les fois où, habillé tel un Tom Baker presque convaincant, il proposerait à toute la maison et toutes les personnes qui avaient besoin de son aide des Jelly Banana, à en écœuré son majordome et sa femme. Des moments de plaisirs familiers, des moments de plaisirs plus intimes, des disputes quelques fois, une période où il se sentait enfin vraiment bien. Et puis Cléa qui reçoit un message de la Dimension Noire et qui s'en va. Des jours, que Stephen passa à s'inquiéter pour sa femme, à hésiter à aller la voir et l'aider. Et Wong qui lui disait de ne pas s'en faire, qu'elle était forte et entraînée, qu'elle n'avait pas besoin de lui, que s'il fallait à l’appellerai à l'aide d'une quelconque façon. Mais Stephen n'écouta pas vraiment. Il finit, impatient et voulant aider, par créer un double qu'il envoya sur place. Par lui il apprit que Cléa avait été trompée par Dormammu et qu'elle menait de nouveau une rébellion contre lui. Mais son clône fusionna avec un autre, et il perdit de nouveau le contact avec son épouse. Il commença alors à sentir le vent tourner. Cléa ne revenait pas, ne donnait pas de nouvelle et n'avait pas besoin de lui. Elle vivait ses propres aventures de son côté alors qu'elle ne l'accompagnait jamais dans les siennes, comme si elle n'avait jamais vraiment voulu être avec lui. Alors Stephen commença à penser qu'il n'était pas assez bien pour elle, qu'il ne la méritait pas et qu'elle n'était pas heureuse avec lui. Et l'absence, la longue absence, ne lui donnait-elle pas raison ? Il attendit des mois, des années même, désespérés. Tout juste une visite ou un message, de plus en plus espacés. Occupée, elle était occupée, toujours plus occupée. Elle était Sorcière Suprême de sa Dimension, Stephen, tu comprends ? Elle ne pouvait pas toujours être avec toi, comme tu ne peux rester longtemps loin de la Terre. Mais il ne voyait pas les choses comme ça non. Sa faute. C'était forcément sa faute à lui, comme ça l'était toujours. Il n'était pas assez bien, ne l'avait sûrement jamais été. Wong pouvait parler autant qu'il voulait, il savait qu'elle était sûrement malheureuse avec lui, qu'il ne savait pas s'y prendre. Alors il laissa tomber, elle était mieux sans lui, et il ne la satisferait jamais vraiment. Sans doute qu'il ne satisferait jamais aucune femme, il n'était pas fait pour être marié tout simplement. Alors il lâcha prise, certains démons le rattrapèrent. Son lit pouvait être vide de sa femme, il n'était pas toujours vide de présence féminine. Il allait, voguait, prenait des amantes, qu'elles soient déjà mariées ou à peine étudiantes parfois. Et quand il les regardaient, allongées nues sur son lit après leurs ébats, c'était Cléa qu'il voyait. Elle et son incapacité à être homme et mari correct.


Les années 2000. Elle commencèrent en fanfare car à peine le nouveau millénaire était-il entamé que Stephen fut confronté à une grande épreuve. Il n'avait toujours pas réussi à se remettre du départ de Cléa, et c'est en bougonnant qu'il allait souvent travailler sa magie. Il n'avait plus sa disciple pour le faire avec lui, et cela semblait tellement vide sans elle. Wong tentait bien de le requinquer mais il avait un peu de mal à ramener le moindre sourire sur le visage de son ami. C'est alors que Stephen vit apparaître un homme qui se confronta à lui, répondant au nom de Xander. Stephen ne comprit pas les raisons de ce défi, mais il le prit néanmoins et gagna en assénant au sorcier un simple coup de poing. Mais Xander avait placé Wong sous son contrôle et Stephen, effrayé de perdre en plus son meilleur ami, dirigea toutes ses forces vers celui-ci. Mais il mit des jours à parvenir à le ramener, et plus encore à prendre soin de lui, le soignant et s'assurant qu'il allait bien physiquement comme spirituellement. Wong était reconnaissant de l'attention de son ami, mais plus encore était-il inquiété par ce qu'il savait. Il avait vu, grâce au sort de Xander, ce qu'il se passait dans l'ombre. Un ordre de sorciers venant de diverses périodes de l'histoire humaine comptait toucher à l'ordre cosmique et il fallait les arrêter. Pas plus d'informations que ça. Stephen utilisa l'orbe d'Agamotto pour les repérer. S'il ne trouva rien les quelques premiers temps, Stephen finit par les retrouver en combinant les pouvoirs de l'Oeil et de l'Orbe. Dans une poche temporelle, voilà où ils se trouvaient et Stephen s'y rendit sans plus de cérémonie. Il n'avait jamais voyagé dans le temps jusqu'alors, il ne savait même pas qu'il pouvait le faire. L'Oeil l'avait simplement fait pour lui lorsqu'il en avait émis le désir, le transportant parmi des dimensions temporelles qui lui étaient jusque là inconnues. Ce fut une fois dans cette poche que Stephen appris plus sur les Créateurs, utilisant ses dons pour récolter les informations. Ils étaient des mages de différents siècles, tous issus de son univers. Ils se changeaient parfois en étoile, les remplaçaient en fait. Une de leurs anciennes membre, Atalla, lui apparut pour lui expliquer leur plan. Ils comptaient changer les galaxies, modifier l'ordre même des choses pour leur gloire personnelle, et la femme-étoile ne voulait pas être liée à cela. Stephen et elle réussirent à confronter les créateurs, mais ils détruisirent dans leur combat la Roue Cosmique du Changement avec laquelle les créateurs avaient changé bien des destinées. Désormais livrés au hasard, les créateurs eurent la chance de leur côté et se changèrent en étoile, gagnant le contrôle de l'univers. Ils changèrent alors l'univers, le chamboulèrent, et le seul à ne pas être affecté par les changements fut Stephen qui se retrouva seul. La Terre ne ressemblait plus à ce qu'il connaissait et il se trouva confronté à un double de lui-même, mi-homme mi-phacochère. Il dû se battre contre lui mais cela l'aida grandement à se comprendre lui-même, à voir comment il était. Apprenant du double qu'un fragment de la roue existait toujours, Stephen utilisa l'oeil pour se rendre auprès de celui-ci. Il se retrouva face à l'un des créateurs, chargé de garder le fragment et surpris surtout de voir Stephen ne pas être affecté. C'est alors que l'homme senti l'énergie provenant de l’Œil d'Agamotto, et l'effroi apparu sur son visage. La pierre du temps, dit-il et Stephen ne comprit pas. Il savait que l'amulette refermait une source d'énergie cependant et il l'ouvrit pour extraire la pierre en question. Lorsque sa main toucha la gemme, le monde entier changea autour de lui. Le monde n'était plus que dates et durées, un mélange complexe de temps et d'intervalles, de chiffres et de vitesses. Et un bruit qui résonnait dans le fond de sa tête, comme le bruit d'une horloge. Utilisant le pouvoir à sa disposition, Stephen augmenta le temps du créateur. Il était devenu étoile et le temps jouait désormais en sa défaveur. Des milliers d'années s'écoulèrent en un instant pour lui, des milliards même, jusqu'à ce que le soleil n'arrive à son terme et ne laisse place à un trou noir au centre duquel se perdit le reste de roue. Stephen utilisa une dernière fois la roue, pour ramener les choses à ce qu'elles étaient et faire oublier aux terriens ce qu'il s'était passé. Lui seul saurait qu'il avait sauvé le monde. Un instant, la pierre dans sa main se mit à chanter. Il y avait tant de choses qu'il pouvait faire grâce à elle. Il pouvait remonter le temps, rallonger les vies, améliorer certaines vies. Il pouvait sauver Donna avant qu'elle ne se noie, ou tuer Hitler, ou faire de lui-même l'homme qui satisferait Cléa. Et il fut tenté grandement. Mais il venait d'affronter son double, il venait de voir quel homme il était. Et c'est ça qui l'aida à ne pas céder, parce qu'il restait un docteur, un homme qui aidait les autres, un homme simple et généreux. Les épreuves l'avaient forgées et faisaient partie de lui. Alors il rangea la pierre dans l'Œil. N'eut-il pas combattu son double, il aurait sûrement cédé. Et sûrement le pourrait-il la prochaine fois. Il fit des recherches sur cette source d'énergie, trouva des documents asgardiens sur les Pierres d'Infinité. Et se promit de ne plus utiliser la sienne. Mais si cela venait à se produire, il se doutait qu'il tournerait sûrement mal, qu'il n'était pas assez fort pour résister à son appel. Et cela l'effrayait comme le fascinait.

C'est durant la deuxième partie de la décennie que les choses commencèrent véritablement à changer. Stephen le ressentit immédiatement, il se souvenait exactement de la date à laquelle c'était arrivé. Le 12 Janvier 2006. C'était un début d'après-midi et Wong venait de lui servir du thé après qu'il soit allé exorciser une jeune fille dans le Queens. Rien de bien grave, vraiment. Un cas comme il en avait déjà vu cent, qui tenait de l'habitude et s'était bien passé. Il racontait tranquillement à Wong comment il s'y était pris et à quel point cela l'avait peu fait vomir pour une fois. Comme s'il commençait à s'habituer, presque. Les deux parlaient toujours des retombées des sorts sur Stephen, principalement parce qu'il était plus que fréquent que Stephen revienne en loque à la maison et que Wong doivent s'occuper de lui pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Et puis souvent, ils le sentirent tous les deux. Stephen plus que son assistant, mais c'était suffisant pour que même lui le ressente. La maison aussi avait senti l'effet du bouleversement. Pendant plusieurs jours après ça, les pièces se mirent à bouger comme des folles, les escaliers menèrent au vide et la chambre de Wong était infestée d'un marécage. Quelque chose de spécialement gros s'était produit, quelque chose qui n'avait pas lieu d'être. Il ne fallut pas longtemps à Stephen pour se retrouver sur le lieu de l'accident. Le directeur Fury, qui avait prit la relève de Peggy et Howard plusieurs années auparavant, se trouvait lui aussi sur les lieux. Les deux hommes s'étaient rencontrés mais jamais côtoyés. Le borgne expliqua à Stephen ce qu'il s'était passé, qu'un scientifique avait été victime d'un accident, que cela avait donné naissance à un berserker vert qui semblait empli de rage. Un militaire présent demanda même à Strange de lui retrouver son monstre. Mais Stephen voyait clair dans son jeu. Retrouver Banner n'allait rien apporter de bon, il ne l'utiliserait pas correctement. Au lieu d'aider le pauvre homme il se servirait de lui. Alors Stephen refusa. Il resta neutre, cependant. Il ne pouvait clairement aller contre l'armée en aidant la pauvre âme. Mais il pouvait rester neutre, le laisser tranquille. Ne pas le retrouver alors que ce serait si facile. Strange resterait songeur après cela. Il sentait que l'arrivée de ce Hulk augurait quelque chose qu'aucun suprême ait jamais vu. Quelque chose de nouveau. Et il ne serait pas seul, pensait-il, à raison. Il ne fallut que trois ans avant qu'une autre étrangeté n'arrive en la personne de Tony Stark, fils de l'ancien directeur du S.H.I.E.L.D., qui survolait désormais le monde dans son excentrique armure rouge et or. Nick Fury ne mit pas plus longtemps pour se manifester auprès de lui. « Vous vous prenez pour le seul super-héros du monde ? » dira Nick Fury à Stark, quelques heures à peine après sa visite à Strange. Et en effet, Stephen le savait, il n'était pas seul. Il y avait le bon potentiel de Hulk. Il y avait la science d'Ant-Man et sa combinaison. Il y avait les X-Men, toujours heureux d'aider malgré leur désir d'avoir leur propre groupe. Il y avait lui-même, actif depuis tant d'années. Et il y en avait d'autres qui apparaissaient ou apparaîtraient peu à peu. Et Fury le savait, il avait bien deviné que les héros venaient à peine de commencer à faire leur entrée en scène. Alors il montait un projet. L'Initiative, appelait-il ça et il contactait tout ceux qu'il jugeait digne d'intérêt. Stephen en faisait partie mais il n'était pas intéressé. Il n'avait pu retenir son ancienne partenaire, n'avait pas été à la hauteur de Cléa, comment pourrait-il satisfaire les attentes de plusieurs personnes à la fois. Mais il était prêt à aider et il se doutait qu'ils finiraient par en avoir besoin. Comme dira un agent plus tard, ce n'était plus le temps des espions. Et le temps des héros était déjà ien entamé, dans l'ombre. C'était le temps des miracles et ils arrivaient nombreux. Et il aiderait, c'était certain. Qui mieux que le Maître des Miracles pour un tel travail ?


Les années 2010. Elles ne sont pas encore terminées et déjà sont-elles bien remplies. Stephen ne s'est pas mêlé aux plus grands événements pourtant, pas encore. Il a passé la première année de la décennie à simplement étudier les phénomènes qui se déroulaient, à étudier leurs implications pour le monde et à réfléchir à la stratégie à adopter à leur égard. Il vit la magie à l’œuvre aussi, lorsqu'on commença à parler d'un marteau qui ne voulait pas être soulevé. Il avait lu assez de livre pour réussi à reconnaître Mjollnir, le marteau enchanté des légendes nordiques. Il vit aussi le monstre vert qu'il n'avait pas aidé se battre contre un monstre du même acabit, pas pour juste détruire dans sa rage mais pour protéger les gens. Et en fouinant un peu comme il faisait de plus en plus fréquemment, il entendit parler (et cela fit faire un bond au cœur du petit garçon qu'il avait été) de la trouvaille de Captain America dans les glaces et de son réveil. Et puis New York fut attaqué, sa ville même, envahie d'extraterrestres et de monstres qui auraient bien nécessité son intervention. Mais il ne fit rien. Il ne se battit pas avec les Avengers ce jour-là. Il ne les croisa même pas d'ailleurs, parti avant leur arrivée. Loki venait de faire son entrée dans la ville, le cube cosmique et le sceptre en sa possession. Et aussitôt qu'il les sentit, si proches, à portée de main, l'Oeil d'Agamotto se mit à pulser. Comme si la pierre qu'il renfermait cognait contre sa paroi, cherchait à rejoindre les deux objets. Ses sœurs, compris Stephen en analysant les énergies et il prit alors peur. La pierre seule était puissante mais combinée à ses sœurs, elle pouvait être redoutable. Même s'il n'avait aucune intension de la donner à Loki, garder trois pierres au même endroit était dangereux, inconscient. Alors, même s'il aurait aimé défendre sa ville, son territoire, sa terre, Stephen Strange ne se battit pas. Il choisi la décision la plus sage. Il prit la fuite. Il s'exila en Alaska où il resta caché dans une cabane, méditant ou lisant, s'occupant normalement, concentrant son énergie pour étouffer celle de la Pierre. Ainsi jusqu'à ce que le Tesseract ne quitte la Terre pour Asgard. Il se tint au courant, aussi, des recherches du sceptre. Mais lorsqu'Ultron serait créé, il ne sera pas présent. Trop occupé, à ce moment, à gérer Shuma-Gorath. Scarlet Witch était une magicienne et lorsque Hydra avait augmenté ses pouvoirs, lui faisait atteindre une puissance qu'elle n'aurait jamais dû avoir, ils avaient créé une faille dans le voile de la réalité, laissant des passages entre les dimensions. Alors que l'équipe se battait contre les robots, lui se battait loin des yeux du monde, sur un plan métaphysique, contre des démons qui voulaient profiter de la faiblesse de la Terre. Il répara le voile du mieux qu'il le put, mais il savait qu'il avait été fragilisé. Qui sait quand il pourrait de nouveau se déchirer et laisser passer des horreurs ? La Terre était devenue plus fragile. Et les héros qui apparaissaient tous les jours ne seraient pas de trop.

Mais ces mêmes héros qui ne seraient pas de trop contre les menaces potentielles à venir se retrouvèrent confronté à un nouvel ennemi : la divergence d'opinion. Cela n'arriva pas de nul part mais Stephen ne pensait pas que ce serait passé. Depuis quelques tempts déjà, Jennifer Connely et son Parti Collectif montaient dans les sondages. Leur projet de loi était un rien fou, recenser et pucer les mutants, inhumains, surhumains et héros humains. Stephen était contre cette loi absolument contre. S'il avait eu son mot à dire, il aurait enterré ce projet en bonne et due forme. Mais il n'avait pas son mot à dire. Tel la reine d'Angleterre, le Sorcier Suprême doit rester politiquement neutre. Il n'a pas le droit d'intervenir dans les lois humaines, seul les lois magiques le concernent réellement. Alors il ne dit rien et ne fait que regarder. Quel ne fut sa déception lorsque la loi passa ! Mais il devait être professionnel. Il devait respecter les lois humaines et s'y conformer même si cela ne lui plaisait pas. Alors lorsque les bureaux de recensements ouvrirent, Stephen fut parmi les premiers à s'y rendre, parce que c'était son devoir. Depuis, il appris à voir les choses des deux côtés. S'il reste personnellement pour, il voit désormais ce qui pousse les gens à être pour et comprend leur opinion, la respecte même. Il sent l'ambiance froide dans les rues, et même parmi les super-héros. Une guerre éclatera. Il le sent. Il la voit venir. Une guerre entre héros. Et lorsque le temps viendra, il se battra lui aussi. Même si son coeur approuvera les idées de Captain America, il ne pourra approuver l'illégalité qu'elles impliqueront désormais. La loi avait été votée et il fallait la respecter. Ainsi était faite la vie, celle du Sorcier Suprême du moins. Il tentera de raisonner les deux camps, mais qui sait s'il y arrivera ? Sûrement devra-t-il vraiment prendre part à ses combats. Et si -lorsque- ce sera le cas, il suivra Iron Man. Parce que c'est son rôle, n'est-ce pas ? Et il n'y a qu'à faire son job que Stephen se sentait bon. C'était ce qui le définissait le plus désormais. Etre Sorcier Suprême. Quitte parfois à en écraser Stephen Strange. Chaque coup vient à un certain prix, lui avait enseigné l'Ancien. Pour sauver le monde il fallait sacrifier une part de soi-même. Et peut-être que se sacrifier était réellement tout ce qu'il savait faire. Peut-être était-ce tout ce qu'il ferait pour le reste de sa vie. Et c'était ce qu'il était prêt à faire.

Et c'est ce qu'il avait fait finalement en quelques sortes. Pas question de se rebeller, simplement plier la tête et accepter. Et pourtant, au fond, savoir qu'on nie ses propres opinions, ses propres avis. Et savoir aussi qu'on suit malgré soit une décision qui peut aller si loin, bien trop loin. Alors il décide de surveiller finalement. Il décide de rejoindre ARES, ce groupe de héros qui arrête les non-recensés, parce qu'il veut s'assurer que les choses n'iront pas trop loin. Il veut bien laisser les hommes faire leur propre tambouille, mais au prix réel des autres hommes ? Non. Cela, c'est contre son travail de protecteur. Cela, il doit l'empêcher. Alors il veille, s'assure que les choses se passent bien. Et puis sa vie change. Clea revient et la maison s'emplit enfin de joie. Le couple heureux, et leurs deux chiens Gatsby et Weasley. Il croit que jamais le bonheur ne pourra prendre fin, et jamais le bonheur ne pourra être plus total. Mais c'est faux. Bien plus arrive. Car ce sont deux enfants qui s'ajoutent bientôt à la famille Strange, des jumeaux adorables que Stephen et Clea chérissent plus que tout au monde. Ils sont la prunelle de leurs yeux, mais ils sont aussi en dangers, mis sous le feu des projecteurs par le statut de leurs parents. Et ainsi les voilà attaqués et Clea disparaît. Stephen ne sait plus quoi faire, plus quoi penser. Il sombre, plus bas qu'il n'a jamais été, reprend la bouteille et abandonne sa famille. Il n'est pas digne d'être époux et n'est pas digne d'être père, incapable qu'il est de prendre soin de sa famille. Et même si Clea est revenue, même si ils sont à nouveau tous ensemble, même si Stephen recommence à vivre correctement, il sait qu'il doit être prudent. Il est un homme à l'esprit plus fragile qu'il ne veut bien l'avouer, et le monde au dehors est immense et si dur. Il doit être sur ses gardes. Pour veiller sur ses enfants bien sûr. Mais aussi, et surtout, sur le monde dans lequel ils évoluent.
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Date d'inscription : 02/06/2017
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Surnom : Steve, Strange, Ftefen, et étrangement parfois, Loutre Suprême (attardée fluffy) par sa femme
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Localisation : Probablement au Sanctum Sanctorum auprès de sa famille
Pouvoir : Maîtrise de la magie + Voyage astral + Vision magique + Maîtrise aussi les arts martiaux
Métier : Sorcier Suprême, consultant en magie, maître des arts mystiques, ex-neuro-chirurgien, mari et père
Race : Humain


Her heart was big, bigger than the world. She had the briggest smile and the wettest tears. She knew compassion and kindness, she was fierce and just. And when the dark covered the glim of her eyes, she turned to me and loved me. Heaven had linked her soul with my soul, my life with her life. My gentle touch had her eyes glow again and I was suddenly facing two suns. Her heart was big, bigger than the world. And it was all mine.

She showed me the most important things in the world and together we guarded them and cherished them.

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MessageSujet: Re: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Ven 2 Juin - 1:14

LES PETITS PAPIERS


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Clea Strange
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Avatar : Natalie Dormer, ptn.
Age : Quelques petits millénaires.
Nom de code : la Vierge Mystique, ça fait beaucoup rire son mari.
Localisation : Au Sanctum Sanctorum, auprès de Strange Suprême et petits Strange.
Pouvoir : Magie, télépathie, téléportation, vol, voyage astral.
Métier : Sorcière Suprême, reine, épouse & mère.
Race : Hybride Faltine/Mhulruuk

You with the sad eyes don't be discouraged. Oh I realize It's hard to take courage in a world full of people. You can lose sight of it all and the darkness, inside you can make you feel so small. But I see your true colors, shining through. I see your true colors and that's why I love you.

Charles & Luna : bundle of joy. ♥️

MessageSujet: Re: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Ven 2 Juin - 1:16

Jtm:
 
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Loki Laufeyson
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Avatar : Thomas William Hiddleston (Katie McGrath pour Lady Loki)

Age : J'ai arrêté de compter après 5000
Surnom : God of Mischief, God of Evil, Prince of Evil, the Son of Secrets, the Maker of Mischief, the Sly One, the Lord of all Liars, Lie-Smith,Sly-God, Shape-Changer, Wizard of Lies, Loki Trick-Skin,Tso Zhung, Loren Olson, the Trickster of Asgard, Ikol, Gem-Keeper. Choisi bien.
Nom de code : God of Mischief
Localisation : Transformé en femme, à New York.
Pouvoir : Métamorphose, force sur-humaine, résistance au froid, téléportation, hypnose, télékinésie, projection astrale, magie
Métier : Dieu de la ruse, de la fourberie, de la manipulation, des méfaits, du mal.
Race : Géant de Glace / Dieu Nordique
Lady Loki ;


Loki: After all this time, now you come to visit me, brother? Why? To mock?
Thor: I need your help. And I wish I could trust you...
Loki: If you did, you'd be the fool I always took you for.



If I had a heart, I could love you.
Sigyn


MessageSujet: Re: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Ven 2 Juin - 1:27

Oscar Isaac

Bienvenue :) ! (ou rebienvenue apparemment xD)
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Marian Ryder
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MessageSujet: Re: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Ven 2 Juin - 2:36

#exorcisme
rebienvenue chez toi

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Samuel Wilson
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MessageSujet: Re: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Ven 2 Juin - 15:48

Ouuuuh de retour Welcome home !

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The guilt is an old friend.
La culpabilité n'est pas rationnelle. C'est un poids qui vous écrase, qu'on le mérite ou non.
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Samuel Wilson
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MessageSujet: Re: Stephen Strange •• Sometimes it sucks to be Strange   Sam 3 Juin - 23:14

Bienvenue Stephen
Tu es validé !
Félicitation  ! Tu es maintenant validé en tant que Hors norme  et appartenant à/au ARES.

Tu peux désormais accéder au forum dans son ensemble et donc aller poster ta fiche de Liens, ta fiche de RP, ainsi que ta fiche de Communication.

Et, encore une fois, bienvenue à toi sur mnoii et bon RP.♥️
Le staff


Ce que nous avons pensé de ton personnage

Re bienvenue par ici pour commencer Pour ce qui concerne ta fiche, c'est toujours un plaisir de lire et de redécouvrir (découvrir même parfois ^^) le personnage sous ta plume. C'est toujours autant un plaisir de te lire et de voir ta maîtrise du personnage.
(Et j'ai apprécié de lire la vision de Stephen sur les événements du forum, ça permet de comprendre un peu mieux notre Docteur préféré   )

Et pour finir, je suis ravie que Stephen nous revienne       
code by XynPapple

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