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 if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra

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Elektra Natchios
Red Thunderbolt

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MessageSujet: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Mar 13 Juin - 16:29

MATTHEW
&
ELEKTRA
if there were no bad people, there would be no good lawyers  
Assise entre un un vieil homme serrant entre ses doigts noueux un dossier orange et une femme à l'air épuisé dont l'enfant braillard chahutait près d'une plante en pot, Elektra Natchios attendait son tour. Une chose dont elle n'avait pas l'habitude et son impatience était trahie par les mouvements circulaires de sa cheville. Mais elle voulait faire les choses bien. Sans effraction cette fois, sans attendre dans le fauteuil face à son bureau qu'il perçoive sa présence. Alors elle a fait fi de l'entrée dramatique pour cette fois.

Elle l'avait fuis pour la seconde fois quelques temps auparavant. En se répétant qu'elle faisait ça pour lui mais sans pouvoir s'empêcher de revenir une fois encore dans sa vie. Avec une raison, mais elle trouverait toujours une bonne raison. Le cabinet Nelson & Murdock est dépositaire de ses actes de propriété, de ses comptes, de tout ce qui fut son identité en tant qu'actionnaire majoritaire du groupe de feu son père. Et les rapaces tournent. Il faut dire qu'elle est morte depuis longtemps maintenant et que sans héritier ça bataille sévère dans les grands bureaux. Elektra veut vider les comptes, bloquer toutes leurs actions. En somme elle veut emmerder un maximum les rapaces, les empêcher de faire n'importe quoi avec tout ce que Hugo Natchios a construit.

Elle s'est annoncée, ôtant ses lunettes noires, pour avoir à offrir autre chose que son propre reflet à Karen. Celle-ci lui a dit, incertaine, qu'il était en déplacement, elle a répondu qu'elle attendrait. Et elle attend, depuis une heure non sans une certaine lassitude. Elle a croisé le regard désapprobateur de son pataud ami accueillant ses clients. Foggy a toujours trouvé qu'elle était nocive pour Matthew, Foggy avait probablement toujours eu raison.

Alors elle attend et la secrétaire, lui jette parfois des coups d’œil inquiet. C'est Karen, Elektra se demande s'ils sont ensemble désormais. Vraiment ensemble. Elle est jolie dans son tailleur clair. Elektra ne porte pas de couleurs claires. Le rouge dans toute ses déclinaisons. Le carmin de sa chemise fluide. Le noir. De sa jupe crayon. Sa tenue de citadine chic, de working-girl, la tenue qu'elle ne portait plus depuis un temps certain. Elle privilégie désormais les sorties nocturnes, discrètes et armées, nécessitant donc une tenue qui n'entrave aucun de ses gestes. Elle n'a plus de raisons de se balader en plein jour, plus de rôles de gentille fille à jouer, elle n'est plus qu'une assassine associé aux Thunderbolts et ça lui suffit. Et puis les batailles sont moins jolies sous le soleil.

L'ouverture de la porte coupe court à ses pensées. Elle entend une canne battre régulièrement l'air et un sourire léger passe sur ses lèvres. Il est là dans son costume d'avocat, droit et affable, elle tend le bras pour récupérer son sac qu'elle avait posé au sol, et ses bracelets tintent. Elle ne les a pas mis innocemment, mais Elektra ne fait jamais rien innocemment. Le sac est un peu lourd parce qu'il contient un fatras de dossiers et ses saïs qui ne la quittent plus, même lorsqu'elle dort ils sont à porté. Ses ennemis sont nombreux et ne s’embarrassent de rien, même les locaux des Thunderbolts ne sont pas une sécurité suffisante. Et puis elle n'a pas une totale confiance en ses coéquipiers, la plupart sont aussi fous, aussi sanguinaire qu'elle. Un en particulier pourrait même avoir des raisons de lui en vouloir. Elle ne sait pas bien se comporter et assise sur sa chaise inconfortable elle se demande s'il va lui intimer de quitter les lieux. S'il va l'ignorer ici, entre le vieux et la désespérée.

   

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Matthew Murdock
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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Lun 19 Juin - 21:03

ELEKTRA
&
MATTHEW
If there were no bad people, there would be no good lawyers
S’il y a bien une chose dont Matthew est certain, c’est qu’on ne s’ennuie jamais à Hell’s Kitchen. Pas un jour ne se passe sans qu’un crime ne soit commis. Avoir ne serait-ce qu’une journée de répit dans ce quartier relève littéralement du miracle. Et à chaque fois, Matt observe le même schéma : les plus pauvres soumis aux plus riches. Un schéma malheureux, qui l’énerve depuis plusieurs longues années, qui le motive à faire le ménage dans les rues. Aujourd’hui encore, il fait tout ce qu’il peut pour défendre cet adolescent qui affirme avoir été forcé à braquer une épicerie. Il répète encore et encore qu’il n’y est pour rien, qu’il n’avait pas d’autres choix que d’obéir. Matt est obligé de le croire, aucun signe ne montre que ce jeune garçon soit actuellement en train de mentir. L’interrogatoire tourne pourtant en rond. D’un côté, les flics s’impatientent. De l’autre, le garçon refuse de parler. Sur les cinq adolescents repérés lors du braquage, il est le seul à s’être fait attraper. Matt comprend que celui pour qui il travaille aura vent de son séjour ici, et il comprend aussi que parler équivaut à signer son arrêt de mort. Mais il n’a pas le choix, s’il veut sauver sa peau. En acceptant de livrer toutes les informations susceptibles de le disculper, il donnera aussi la possibilité aux autorités de détruire celui qui l’a forcé à enfreindre la loi. Difficile de faire comprendre ça à un gamin, qui n’a plus confiance en rien et qui semble déterminé à rester silencieux. Matt n’abandonne pas, mais il sait qu’aujourd’hui, ni lui, ni les flics ne pourront obtenir d'informations.  

Équipé de sa canne, Matt quitte le poste de police et prend le chemin en direction du cabinet. Il a bien cru qu’il n’allait pas tenir, d’ailleurs, ce cabinet. Avec les derniers événements, l’habituel trio qui se compose de Foggy, Karen et lui-même a bien failli être totalement brisé. Matt ne sait pas trop comment les choses sont redevenues normales. Si tant est que l’on puisse parler de normalité. On sent toujours l’ambiance un peu glacial qui règne, les malaises qui persistent et la difficulté à agir comme si de rien n’était. Mais ça va mieux. Alors Matthew s’efforce d’accomplir son travail normalement, en faisant tout son possible pour éviter une nouvelle situation de crise.

En franchissant la porte principale du cabinet, un parfum plus que familier vient lui chatouiller les narines. Bien qu’il porte ses lunettes noires, n’importe qui pourrait voir ses sourcils se froncer. Matt ne se trompe jamais. Ce parfum, il le reconnaîtra toujours. Pourtant, pour une fois, il espère se tromper. Tandis qu’il s’avance d’à peine deux pas, c’est le bruit de bracelets qui s’entrechoquent qui le dérange. Si un doute persiste quant à ces deux informations, à tort évidemment, la silhouette qu’il entrevoit est bel et bien celle d’Elektra. « Matt… Il y a quelqu’un pour toi. » Il hoche la tête et s’engouffre à l’intérieur de son bureau, sans pour autant l’inviter à le suivre. Elektra n’a généralement pas besoin qu’on lui dise quoi faire. Matt prend le temps de laisser sa canne dans un coin, de déposer calmement sa veste sur le dossier de sa chaise et de s’asseoir. Il ne dit rien, se demandant surtout comment jouer le jeu. Il déteste quand elle fait ça. Il déteste la revoir ici, dans son propre cabinet. Mais paradoxalement, il ne peut pas s’empêcher d’apprécier sa présence.

Actuellement, il y a un million de réactions que Matt pourrait avoir. Elektra disparaît et apparaît comme bon lui semble, toujours quand ça l’arrange. L’avocat n’a pas envie d’être désagréable et en même temps, il n’a pas non plus envie de faire comme si sa dernière volatilisation ne l’avait pas affecté. Ca l’a affecté. Tout ce qui est en lien avec cette femme l’affecte. Beaucoup trop, d’ailleurs. Pendant deux secondes, il hésite à faire comme s’il ne l’avait pas reconnue. Sauf qu’Elektra ne le connait que trop bien, elle sait parfaitement qu’il la reconnaîtrait entre mille. Alors il opte plutôt pour le ton glacial et le visage fermé. « Qu’est-ce que tu veux ? » Il se contentera de ça pour le moment. Il n’est pas certain de vouloir savoir pourquoi elle s’est enfuie la dernière fois.

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Elektra Natchios
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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Mer 21 Juin - 18:01

MATTHEW
&
ELEKTRA
if there were no bad people, there would be no good lawyers  
Un fin sourire étire sa bouche, elle ne peut s’en empêcher : sa contrariété l’amuse. L’expression que ses lunettes ne cache pas, la raideur dans sa nuque quand il entre dans son bureau. Elle se redresse, ignore le regard réprobateur de Karen, sans se presser elle traverse la salle, le claquement de ses talons ponctue sa progression. Il est assis derrière son bureau qui fait office de barrière. Elle referme la porte derrière elle et la voix de Matthew s’élève, froide. Elle n’en prend pas ombrage, c’est devenu habituel, elle débarque après une fuite sans un mot, elle ne peut espérer qu’il l’accueille chaleureusement.

« Un avocat, répond elle du tac au tac. Mon avocat, ajoute t-elle non sans une pointe d’ironie »

Elle n’a aucun doute de l’effet de l’utilisation d’un possessif : il ne va probablement pas apprécier. Bien que ça soit le cas, il est son avocat, alors elle ne lui laisse pas le temps de protester. Elle n’est pas venue pour le plaisir de sa compagnie, pas seulement en tout cas.

« Tu es mon exécuteur testamentaire Matthew et j’ai besoin que tu exécutes quelques petites choses. »

De son sac elle sort tout un tas de dossiers en braille qu’elle vient déposer sur son bureau, puis s’assoit sagement sur l’une des chaises mise à disposition. Elle tend le bras et ouvre l’un des dossiers qui évoque entre autre les investissements douteux de son frère avec Roxxon. Son intonation dénote sa colère, sa rage.

« Mon frère était un crétin vénale et il s’est servi de ma mort et de ce qu’il pouvait atteindre de mes comptes et actions pour rejoindre le conseil d’administration de Roxxon. »

Elektra n’évoquait jamais son frère, il est pour elle une grande déception et il y a du poison dans son ton. Il ne s’était montré à la hauteur de rien et avait dilapidé sa part de l’héritage sottement. Il avait accepté les pires alliances, notamment pour la piéger elle. Pendant un temps, elle l’avait cru corrompu par la Bête, mais il était simplement corrompu par nature. Elle guide sa main sur une partie précise d’un dossier, réprimant les sensations quasiment pavloviennes qui naissent en elle au contact de sa peau.

« Il y a ici les preuves que Oreste Natchios a soutenu financièrement un dictateur sud asiatique : Le général Awa. Ils ont effectué plusieurs transactions d’armes notamment et tout ça sous l’égide bienveillante de Roxxon corp qui extrait du pétrole dans cette zone. »

Elle passe les détails sordides et son meurtre fratricide, il n’a pas besoin de savoir ça et elle n’est jamais d’humeur pour un sermon. Roxxon empoisonne sa précieuse Hell’s Kitchen depuis longtemps, ils sont depuis longtemps au centre de polémiques dont tous étaient certains qu’elles étaient vraies, mais quand que personne n’ait pu dénicher la moindre preuve. Il a maintenant au moins un chef d’accusation solide contre eux.

« Je t’ai préparé un document, tu pourras y dire ce que tu veux. Que l’argent aille aux orphelins, aux malades, à des associations, je m’en moque sert toi en pour prendre un plus grand bureau si tu veux, mais je ne veux plus que mon nom soit rattaché à un dictateur ou qu’il finance une corporation diabolique. »

Elektra n’a pas tellement de principes et un code morale bien à elle, mais elle ne supporte pas que son héritage, celui de son père soit traîné dans la boue. Elle a beaucoup trop de respect pour l’homme qu’était son père adoptif : un homme droit et juste. Un homme bien qui était mort à cause d’elle, parce que ses ennemis l’avait tué. C’était aussi son moyen de se racheter, préserver la réputation de sa famille. Ils étaient tous morts maintenant, légalement en tout cas il n’y avait plus aucun héritier à la famille Natchios.

   

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Matthew Murdock
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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Dim 2 Juil - 23:01

ELEKTRA
&
MATTHEW
If there were no bad people, there would be no good lawyers
Matthew ne sera jamais totalement libéré d’Elektra. Parce que, comme elle vient de le souligner – non sans une pointe d’ironie, il est son avocat. Elle trouvera toujours une bonne raison de revenir vers lui et il n’y a rien qu’il puisse faire contre ça. Oh, il pourrait sans doute la pousser vers un autre cabinet, en lui expliquant gentiment et poliment qu’il n’a plus très envie de la voir. Mais Elektra est une femme tenace qui sait parfaitement ce qu’elle veut, et changer d’avocat ne doit pas faire partie de ses plans. Ce qui semble logique, étant donné que légalement parlant, Elektra est morte. Alors, encore une fois, Matt se retrouve être dans l’obligation d’assumer son rôle. C’est d’ailleurs ce qui l’agace le plus, avec Elektra. Il a constamment l’impression d’être pris au piège. D’une manière ou d’une autre, elle finit par obtenir exactement ce qu’elle veut de lui. Quelle que soit la raison pour laquelle elle est aujourd’hui de retour, Elektra sortira de ce bureau en ayant la promesse que Matt fera tout ce qu’il peut pour l’aider. Peut-être qu’il le fera simplement pour qu’elle disparaisse pour de bon. Ou peut-être parce qu’il tient encore à elle. Dans les deux cas, le résultat sera exactement le même. Matt s’obstine cependant à montrer toute son aigreur, comme pour lui faire comprendre qu’elle n’a encore rien gagné. Un comportement relativement stupide, donc. Il ressemble juste à un grand gamin ronchon. Rien de bien terrifiant pour une personne comme Elektra.

Sans qu’il n’ait besoin d’ouvrir la bouche, elle lui expose le problème. Elle lui offre un chef d’accusation solide contre Roxxon, qui est sans l’ombre d’un doute l’entreprise que Matt a toujours rêvé de descendre. Elle incarne tout ce qu’il déteste le plus au monde et Elektra le sait. Elle aussi, elle les déteste. Comme quoi, il lui reste encore un bout de morale et une petite part d’humanité. Il arrive presque à en être étonné. Il ne pensait pas que ça la dérangerait à ce point de voir une partie de son héritage être utilisée par Roxxon pour le financement de sales horreurs. Ou alors il est beaucoup trop aigri et rancunier pour admettre qu’Elektra n’est pas si terrible qu’elle en a l’air. Mais après tout, si le portrait qu’il se fait d’elle est si moche, il a ses raisons. A plusieurs reprises, elle lui a montré son vrai visage, celui d’une meurtrière sans conscience. Il s’est lui-même retrouvé dans sa ligne de mire, et même si Elektra n’avait pas tous ses esprits, elle était prête à tout pour mettre fin à ses jours. Et, accessoirement, ses disparitions le fatiguent. Il estime qu’il a le droit d’être sévère avec elle. Juste pour l’agacer, il a presque envie de lui dire que ce ne sont pas ses affaires, qu’elle est assez grande pour stopper les investissements sans avoir à faire appel à lui. Or, ce genre de réaction ne lui ressemblerait pas. Elle lui donne la possibilité de traîner Roxxon en justice, il ne va certainement pas s’asseoir dessus. Elektra ne le connait que trop bien et sait que son sens de la justice prime sur tout le reste. Maligne et futée. Comme toujours.

Il repose le document qu’elle évoque sur son bureau et hoche la tête. « D’accord. » Dit-il calmement. « Je m’en occupe. » Il sait d’avance qu’une réaction aussi simple va l’énerver. Elle s’attend peut-être à ce que Matt soit énervé au point de lui hurler dessus. Il ne sait même plus trop, il a du mal à savoir ce qu’elle attend de lui. Si tant est qu’elle attende quelque chose de lui. « Je pense que j’opterais pour le plus grand bureau. » Le local qu’il loue avec Foggy pour son activité est bien médiocre. Il n’ont jamais pris le temps d’acheter du mobilier convenable, et ils n’ont qu’une seule plante généreusement offerte par Karen en guise de décoration. On sent la tristesse du lieu. Ils n’ont malheureusement pas les moyens d’investir dans quelque chose de plus grand et de plus confortable. Avec l’argent d’Elektra, ils pourraient se le permettre. Il ne le fera probablement jamais, évidemment, mais il se plait à l’imaginer. Il empile les documents remis par Elektra et les place sur un coin de son bureau, avant de prendre un autre dossier. « Tu peux y aller. Karen te préviendra quand le problème sera résolu. » Et oui, il ose espérer que le fait d’envoyer Karen la mettre au courant la fasse rager un tantinet.

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Elektra Natchios
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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Lun 3 Juil - 0:51

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Il la congédie. Elle est si surprise que pendant un instant il n’y a rien d’autre que le silence, elle le dévisage : il est parfaitement calme. Alors elle se vexe, s’indigne, son cœur s’accélère un peu. Elektra n’a pas pour habitude de se faire congédier, de laisser ses interlocuteurs de marbre. Son calme est pire que tout et elle est trop choquée pour voir la manœuvre.

« Comme si ta secrétaire était capable de me retrouver. »

Il n’y a que du mépris dans son ton. La sympathie qu’elle avait réussi à réunir pour Karen s’est envolée au moment ou il a prononcé son prénom. Elle ne veut pas avoir affaire à sa secrétaire, Elektra peut-être capricieuse. Pauvre petite fille riche. Elle est venue avec son histoire, lui assurer qu’elle n’est pas un monstre. C’est de sa faute si elle a finit par remettre en question ce qu’on lui a toujours appris et il est là placide derrière son bureau miteux. Pas une question, rien. Il a déplacé les dossiers sur le côté, prêt à accueillir le client suivant. Elle n’a pas le droit d’être en colère, mais elle l’est tout de même. C’est elle qui est partie, c’est elle qui revient. Elle ne fait que ça, parce que ça lui fait peur, parce qu’elle sait qu’ils se détruiraient. Elle ne leur donne aucune chance, alors elle devrait se sentir soulagé qu’il soit si posé. Elle ne l’est pas. Elle voulait des cris, des reproches mais pas ce silence assourdissant, ce calme insultant. Elle se redresse prête à quitter le bureau, peut être même à claquer la porte. Elle avait tout bien fait pourtant cette fois, elle n’était pas rentrée par effraction, elle avait attendu sagement sans menacer personne. Elle avait même été honnête… relativement honnête.

Puis elle comprend, ça la frappe comme une gifle. Comme un coup de poing. Il la connaît bien aussi, il savait qu’elle allait s’énerver. L’indifférence la rend folle, il peut probablement entendre les pulsations de son cœur. Les savourer, s’en amuser. Ça la blesse, y’a que lui pour la blesser de cette façon. Très bien. Il a gagné cette manche, elle a perdu son sang froid.

« Je vais te laisser mon mail.»

Elle pose bruyamment son sac sur le bureau, sort un carnet et un stylo, Elektra prend son temps pour écrire, elle traîne, redevient nonchalante, à ce niveau c’est de la calligraphie. Son stylo glisse sur le papier avec un soin ridicule. L’adresse est un peu longue certes, parce qu’elle est sécurisée, mais pas autant que ça.

« Enfin, je lui laisse à elle. »

Elle lève son stylo et le regarde, elle voit son propre reflet dans ses lunettes teintées, elle n’aime pas quand il les garde. Même aveugle son regard est expressif. Elle sait y lire et aimerait le pouvoir à cet instant tandis qu’elle décide de jouer les indiscrètes, de s’amuser à son tour. Tout est un jeu pour Elektra, une compétition. Elle déchire tranquillement le papier et range son carnet avant de reprendre la parole.

« Ça s’est concrétisé entre vous ? Toi et Karen ? »

Son prénom roule dans sa bouche, innocente railleuse. A cet instant, elle cesse de se mentir, d’espérer le mieux pour lui. D’auréoler Karen d’une lumière divine. Elle ne supporte pas l’idée de son indifférence, ne la tolère pas. Tant pis pour ses résolutions. Tant pis pour l'humilité dont elle avait décidé de se draper.

«  Elle te regarde toujours comme un chiot perdu. Ce n’est pas très gentil, Matthew, de laisser une fille attendre. »

Sa voix est du miel, elle est certaine qu’il peut entendre son sourire narquois derrière la légèreté de son ton. Elle replace derrière son oreille une mèche de cheveux noirs et redresse sur  son épaule son sac allégé des dossiers, prête  à partir sur cette dernière phrase. Ça sera à qui enragera le dernier.
 

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Mar 4 Juil - 12:02

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Il est froid, distant. Il agit comme si cette affaire n’était qu’une simple broutille, un cas des plus simples qu’il pourra régler en un claquement de doigts. Il fait l’impasse sur sa relation avec Elektra, évite scrupuleusement de faire durer la conversation et joue les avocats occupés. En la congédiant, il lui fait indirectement comprendre qu’il a mieux à faire pour l’instant. Il doit travailler sur d’autres dossiers, plus importants que le sien, plus importants que son héritage. C’est faux, évidemment. Quand il s’agit de Roxxon, il n’y a rien de plus important. Matt cherche surtout à l’énerver, au moins autant qu’il peut l’être en la voyant débarquer dans son cabinet la bouche en cœur. Il sait que son indifférence l’agacera bien plus que sa rage. Elektra a besoin d’être considérée, de sentir que sa présence est déroutante. Matt est fatigué de son égocentrisme et de ses caprices. Fatigué de ses allers et retours incessants. Si lui est un expert en la matière lorsqu’il s’agit de garder son calme dans les situations les plus délicates, ce n’est pas le cas d’Elektra. Elle est tellement habituée à être le centre d’attention que le simple fait d’être ignorée blesse son égo. Il entend son cœur qui s’affole, il la sent bouillir de l’intérieur. Matt se retient d’afficher un grand sourire de satisfaction. Pour une fois que ce n’est pas elle qui le rend dingue, ça lui fait du bien. C’est une maigre vengeance comparé à toutes les fois où elle l’a fait sortir de ses gonds, mais c’est toujours ça de pris.

Il aurait cependant dû prévoir qu’en évoquant Karen, elle allait en profiter pour l’attaquer sur leur relation. Cette fois, il sait d’avance qu’il aura plus de mal à garder son sang-froid. D’ordinaire, Matt supporte difficilement les questions indiscrètes, surtout celles qui concernent directement Karen. Alors venant d’Elektra, c’est encore pire. Il entend déjà son ricanement envahir la pièce en apprenant leur rupture. Il déteste cette voix moqueuse, ce ton teinté d’une innocence absolument fausse. « T’es obligée de faire ça, tu peux pas t’en empêcher. » Assis jusque dans le fond de son fauteuil, une main posée sur le bureau, il serre légèrement les poings. Il s’efforce de rester calme, de feindre l’indifférence. Il n’est pas sûr de pouvoir tenir bien longtemps. Tout comme lui, Elektra connait ses faiblesses, elle sait précisément où appuyer pour le faire réagir. Il a peut-être oublié qu’elle était bien plus douée que lui à ce jeu-là. « Il me semble que t’es assez mal placée pour me donner des leçons de morale, Elektra. » En une phrase, il parvient à laisser transparaître une pointe d’amertume. Elle devrait être heureuse, elle ne le laisse pas si indifférent qu’il en a l’air. Matt retire finalement ses lunettes. Il se lève et se déplace lentement jusqu’à la porte de son bureau. Sa vraie nature prend le dessus, et même s’il a pris un malin plaisir à la faire rager, il a aussi besoin qu’elle sache ce qu’il pense réellement. C’est plus fort que lui.

« Ca t’agace de ne pas avoir toute mon attention. » Remarque-t-il alors. Son propre cœur s’accélère, il se retient encore de ne pas lui jeter toute sa colère en pleine figure.  «  J’ai bien remarqué que tu as fait les choses dans les règles, cette fois. Pas d’effraction, ni même de tentative de meurtre. Bravo ! Ca a dû être difficile pour toi de venir ici et d’attendre patiemment ton tour avec les autres clients. » La rapidité de sa dernière phrase le trahit un peu. Il a du mal à garder son calme, ça se voit. Il sent aussi que ça l’amuse, Elektra. Alors il prend le temps de retrouver une certaine contenance, avant d’ajouter : « Tu ne peux pas toujours obtenir tout ce que tu veux. Tu ne peux pas disparaître du jour au lendemain et espérer revenir comme si de rien n’était. » Il lui en veut. A chaque fois qu’elle revient, il se remémore tout ce qu’ils ont vécu, les bons moments comme les pires. A chaque fois, il a envie de l’aider, de faire disparaître ses pulsions meurtrières qui l’animent. A chaque fois, il est déçu. Il ne peut rien pour elle, parce qu’elle n’a aucune volonté et que cette vie ensanglantée lui plait. « Je m’occuperais de ton héritage parce que, comme tu l’as si bien dit, je suis ton avocat. Juste ton avocat. » Il n’a plus aucun compte à lui rendre. Il n’a plus non plus envie de se plier à la moindre de ses exigences. C’est peut-être même la dernière fois qu’il acceptera de l’aider.

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Mar 4 Juil - 18:49

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Enfin. Une réaction, son poing qui se serre, il se contient, ça la rassure et elle doit retenir un sourire. Un partout. Il se redresse et non sans une certaine satisfaction elle l’observe ôter ses lunettes et reprendre possession de l’espace. Un instant elle croit qu’il va simplement partir, la laisser planter là. Cette idée l’indigne mais il reprend la parole, elle est attentive, c’est l’heure des accusations, elle connaît ce ton. Il tente la condescendance mais sa voix est chargée, son débit un peu trop rapide, elle sait qu’elle n’a plus beaucoup à pousser pour le rendre furieux pour libérer le déluge de reproches. Il lui parle comme à une enfant trop gâtée. C’est vrai qu’elle se comporte comme ça. Elle adore jouer l’indolente, la nonchalante, à demi assise sur son bureau, elle le laisse se reprendre, s’affirmer dans ses propos. Elle contrôle les battements de son cœur, semble parfaitement maîtresse d’elle même, plie sagement le papier ou son adresse est notée.

« Je m’occuperais de ton héritage parce que, comme tu l’as si bien dit, je suis ton avocat. Juste ton avocat. »

Un rire léger, dédaigneux, narquois, sans joie aucune s’échappe de ses lèvres. Elle n’aurait pas du venir. Un post-it sur un dossier aurait été suffisant, mais elle avait envie de le revoir. Elle ne parvient pas à se débarrasser des sentiments qui l’agitent. Il était le premier de tout un tas de chose qu’elle aurait aimé considérer comme anecdotiques, il représentait un temps heureux, une insouciance bénie, elle lui en voulait terriblement pour ça. Il lui avait confisqué son cynisme par quelques belles paroles, il lui avait fait imaginer qu’elle pouvait être autre chose qu’une arme. Alors elle ne souffrait pas son indifférence, la sienne seulement.

« Et tu reproches à tous tes clients de disparaître, Monsieur Juste-Mon-Avocat ? »

C’est à son tour de parler, elle aussi s’agace qu’il ne comprenne pas, qu’il la paternalise dans sa tentative certes maladroite de faire la paix. Elle laisse s’installer le silence, asseoir sa position dominante, il s’est trop ouvert. Il n’est pas encore expert à ce jeu. Elektra le coupe dès qu’il tente de reprendre la parole. Sa voix n’est pas hésitante, il n’y a aucun tremolo, elle étouffe tout ce qui n’est pas de la colère.

« La dernière fois. Tu parles de ce moment ou une secte démoniaque a pris possession de mon corps pour jouer les marionnettistes. Cette dernière fois-là ? Où ils ont abusé mon esprit, se sont appropriés tout mon être ? Oh, je suis vraiment désolée..., crache t-elle avant de se redresser pour le rejoindre prêt de la porte, son cœur pulsait, sa rage à évoquer La Main était bien réelle. Désolée d’avoir eu besoin d’un peu de temps pour me reprendre. Je suis si égoïste de ne pas avoir pensé à ton pauvre orgueil. »

Elektra est douée pour inverser les rôles, parce qu’elle déteste avoir tord. Elle est toute proche maintenant, leurs silhouettes se découpent à travers le carreau semi opaque du bureau, Elektra se fout du spectacle d’ombre chinoises qu’ils donnent, elle le fixe, son regard glisse sur son visage s’attarde un peu trop sur sa bouche.

« C’était juste du sexe Matthew. »

La phrase claque. Pourtant le ton n’est pas agressif, une constatation, un mensonge assuré. Bien sur que ce n’était pas que ça. Juste du sexe alors qu’elle était revenue à la vie, qu’il avait activement participer à ce qu’elle redevienne elle-même. C’était une seconde chance et elle l’avait sciemment ruiné par son incapacité à se faire confiance, à imaginer que le pire ne succède pas toujours au bonheur. Elle avait fuit parce qu’elle était incapable d’affronter l’idée d’un nous autant que par besoin de se réapproprier son existence qui ne cessait de lui échapper. Elle revient à la charge, insupportablement moqueuse.

« Qu’est ce que tu espérais ? Des lendemains qui chantent ? Moi dans ta chemise en train de préparer le petit déjeuner pendant que tu écouterais les informations le matin et le soir de la lingerie fine pour t’accueillir, ironise t-elle, un rire léger une fois encore. Voyons Matthew tu me connais mieux que ça. »

Ses arguments sont ceux qu’elle se répète, des caricatures auxquelles personne ne lui demande de coller mais qu’elle se jette elle-même au visage. Celui de la mère de banlieue qui lui file des cauchemars et représente le parfait opposé à son existence anormale, faites de violence et d’occulte. Une existence qui ne lui déplaît pas, mais que quelques mots de ce maudit bigot lui fait remettre en doute. L’accueil qu’il lui a réservé n’est pas si étonnant, elle fait tout pour se saboter puis lui en veut d’y croire. Lui reproche hypocritement de croire à ses mensonges et fuit dès qu’il s’approche d’une vérité.

   

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Jeu 6 Juil - 17:12

ELEKTRA
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Dans le fond, il savait que c’était presque impossible pour lui de rester totalement neutre. Sa dernière disparition lui reste en travers de la gorge. Et ce qu’il lui reproche exactement, ce n’est pas d’être partie sans lui laisser une petite lettre parfumée, sur laquelle elle aurait éventuellement déposer la marque de ses lèvres. Juste d’avoir possiblement rejoint une quelconque bande d’assassins. Encore une fois, il voulait croire en elle. Maintenant, il a compris. Elle n’a pas envie de devenir autre chose qu’une meurtrière, et c’est précisément pour ça qu’il lui en veut. Et ok, il n’a pas non plus aimé son départ précipité. Il est prêt à répliquer, prêt à lui dire qu’avant aujourd’hui, avant qu’elle n’apparaisse comme par magie devant lui, il ne la considérait pas comme une simple cliente. Comme si ça pouvait être le cas un jour. Elektra est trop bornée et trop égoïste pour chercher à comprendre quoi que ce soit. Matt se mord l’intérieur de la joue. Il déteste quand elle fait ça. Quand elle insiste sur tout ce qu’elle a traversé pour se placer en victime et minimiser la gravité de ses actes. Il y a eu un temps où ça aurait pu marcher. Plus maintenant. Elektra pourra lui dire tout ce qu’elle voudra, il n’a plus envie de placer le moindre espoir en elle. Il se concentre sur son cœur qui s’emporte alors qu’elle évoque La Main. Il sent sa sincérité, mais il sait aussi qu’elle s’en sert pour le manipuler. Pour que ce soit lui qui culpabilise et non elle. « Je me souviens très bien de ce qu’ils t’ont fait, ça sert à rien de me le rappeler Elektra. » Il ne bronchera pas, quoi qu’elle lui dise. Il voit clair dans son jeu, il évite de se laisser berner. « Ne fais pas comme si tu n’y étais pour rien. Tu n’as jamais été très douée pour fréquenter les bonnes personnes. » Il ose dire que tout est de sa faute, qu’elle l’a cherché. Une partie de lui le pense.

En ce qui les concerne tous les deux… Il n’a pas réagi, quand elle lui a craché en pleine figure que ce n’était que du sexe. Les réactions de son corps n’ont jamais menti, et il sait aussi bien qu’elle que non, ce n’était pas juste du sexe. Alors ses dires ne l’atteignent pas vraiment. « Pour que tu saches, je n’ai jamais espéré quoi que ce soit. Surtout pas des lendemains qui chantent. Ca nous ressemble pas, j’ai jamais voulu d’un truc qui nous ressemble pas. » Il n’aime pas parler de ça, d’eux, de ce qu’il aurait aimé. Ca le rend d’autant plus mal-à-l’aise de savoir que juste à côté, il y a Karen. « Ne parle pas pour moi, t’es la seule à imaginer ce genre de chose. » De toute façon, lui-même ne sait pas ce qu’il espérait. Lorsqu’il est avec elle, il se concentre simplement sur ce qu’il ressent. Ca lui suffit, il n’a rien besoin de plus. Il ne s’est jamais imaginé vivre dans une grande maison avec Elektra, il n’a jamais pensé à une vie de couple normale. Il se souvient simplement de cette époque où il se réfugiaient dans la salle de gym pour cogner sur le vieux sac de sable et de cette impression de plénitude qui l’envahissait. Il n’était même pas question de couple ou de sentiments. Juste d’Elektra et Matthew, deux gamins qui s’entendaient et dont la présence de l’un apaisait l’esprit de l’autre. Ca, c’est ce qui leur ressemble, et c’est aussi ce qu’il juge être le plus important.

Mais parler d’eux, ce n’est pas ce qui l’intéresse le plus. Ils sont incapables de se comprendre. Ça a toujours été comme ça et Matt s’est fait une raison. Peut-être qu’un jour, ils arriveront à se mettre d’accord sur ce qu’ils veulent. Quand ils auront enfin réglé leurs soucis de communication, ce qui risque de leur prendre encore quelques années. En revanche, il y a cette question qui lui brûle les lèvres depuis qu’il l’a revue dans la salle d’attente de son propre cabinet. Question qu’il finit par laisser sortir. « Tu étais où, ces derniers mois ? » Quelle que soit la réponse, il s’attend à ce qu’elle lui déplaise. Il a malgré tout besoin de savoir, c’est plus fort que lui. Il n’arrive pas à se montrer indifférent. Se soucier d’Elektra fait partie de lui, c’est dans sa nature. Personne n’a pu changer ça.

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Sam 8 Juil - 10:43

MATTHEW
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if there were no bad people, there would be no good lawyers  
Il aurait probablement mieux fait de la frapper. Là, elle aurait pu répondre, son poing se serre, ses ongles s’enfoncent dans sa paume. Il y a la rage, il y aussi la tristesse qui noue sa gorge. Les deux la clouent sur place. Son souffle s’est coupé un instant. Il la blâme pour ce qui lui est arrivé. Intransigeant, il lui dit qu’elle l’a cherché. Qu’elle l’a bien cherché. Ça lui fait mal, ça lui compresse le cœur. Depuis qu’elle est gamine elle morfle à cause de La Main. Il n’en sait rien ça, elle ne parle pas au passé, pas de son passé, elle évite même d’y songer. Elle baisse le regard, elle ne s’attendait pas à un coup si bas de sa part. Y’a que lui qui arrive à lui faire aussi mal avec seulement des mots. Elle se sent comme une gamine, le genre de gamine qui s’est fait violer et à laquelle on dit ça t’apprendra à porter une jupe si courte. Il a pas le droit de dire un truc comme ça, ça lui fait tellement mal qu’elle n’écoute pas ce qu’il dit ensuite. Sa nouvelle leçon de morale, sa vérité indiscutable, elle n’en veut pas.

« Tu étais où, ces derniers mois ? »

Le voilà moins accusateur, comme s’il en avait quelque chose à foutre. Elle est furieuse ça y’est, c’est le sentiment qui la domine. Il ne demande ça que pour pouvoir la juger. Il n’est pas son avocat, il est son bourreau. Il aura pour son argent.

« Oh tu sais, comme d’habitude, commença t-elle de son habituelle nonchalance, non dénuée cette fois d’une certaine acidité. Je suis partie massacrer des orphelins en Afrique et me baigner dans le sang des vierges. On a fait un grand sabbat avec des copines pour nous faire gangbang par Mephisto et Lucifer. »

Elle s’était approchée pendant qu’elle parlait, agressive, crachant son venin, observant les traits de son visage à mesure de son petit discours. Prête à quitter le bureau sur cette dernière phrase mais empêché par la présence de Matthew devant la poignée, elle en profita pour en rajouter. Elle était lancée maintenant.

« Si tu veux bien te pousser, je dois aller m’exhiber chez le Kingpin en bikini. J’adore princesse Leïa et il ferait un fantastique Jabba, tu trouves pas ? »

Elle plaqua sa paume contre son torse pour le pousser de son chemin et c’est là qu’elle sentie la coque rigide sous la chemise. Son geste interrompue par son étonnement, sa main glissa sagement sur le tissu : il portait son costume sous ses vêtements. Un sourire carnassier étira ses lèvres.

« Oh mon dieu Matthew, trouve toi une fille. »  

Ses doigts se resserrèrent sur le tissu et elle le poussa fermement. Tout son corps était tendu dans l’attente d’une bataille, elle aurait du partir là dessus, quitter vivement le cabinet et le laisser seul ici, ça aurait été raisonnable, ça aurait peut-être même été une victoire pour elle. Mais il lui avait fait mal. Elle n’est même pas certaine de s’être élancée la première. Le premier coup porté fut pour elle, droit dans la mâchoire. Le temps d’abandonner ses talons et de fendre sa jupe crayon dans un déchirement de tissu. Leurs rencontres avaient la fâcheuse tendance à ruiner sa garde robe. Tant pis, elle était plus à l’aise pour combattre, parades réussie ou échouée, les bras se cognaient, pression de chaque part. Ils connaissaient assez leur technique de combat, ils avaient eu l’habitude de s’entraîner ensemble, mais c’était dans une autre vie.

De l’extérieur, peu de bruits parvenaient, aucun fracas, aucun bris et pourtant le second avocat du cabinet ne cachait pas son inquiétude. Il semblait parfois sur le point d’entrer, puis se ravisait immédiatement, échangeait un regard avec Karen, trop crispée pour ne pas être à l’affut. Ils avaient discerné des paroles vives puis plus rien. A l’intérieur les bruits des coups arrêtés. Le choc sourd, étouffé des chocs. Elle rattrapa par réflexe une pile de dossier qui menaçait de s’écraser d’une armoire métallique qu’elle venait de heurter. Elle ne voulait pas de bruit, parce qu’elle ne voulait pas que quiconque intervienne. Elle abandonna les dossier sur un autre meuble sans plus se soucier, sans même le réaliser. Ils communiquaient plus franchement depuis qu’ils s’étaient tus.

Spoiler:
 

   

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Sam 8 Juil - 10:43

Le membre 'Elektra Natchios' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Sam 15 Juil - 20:18

ELEKTRA
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Matt lève les yeux au ciel. Les moqueries d’Elektra l’irritent. Il n’est pas étonné pour autant. Avec ce qu’il vient de lui coller dans les dents, il s’attendait à ce qu’elle soit aussi désagréable. Il se sent même bête d’avoir posé la question. Il savait qu’elle ne répondrait pas franchement. Un rire un peu sec s’échappe d’entre ses lèvres. « Évidemment. J’aurais dû m’en douter. Ça te ressemble. » Qu’il lui dit en souriant. Même si la fonction première de cette remarque est de la provoquer un peu plus, une petite part de vérité y réside. Matt a définitivement abandonné l’idée qu’il y ait quoi que ce soit de bon en elle. Les bains de sang et les pratiques immorales, c’est tout ce pour quoi elle vit. La violence l’anime, elle est obligée de massacrer tout ce qui bouge autour d’elle. Elektra est une meurtrière, une femme sanguinaire. Ca coule dans ses veines. Il ne serait pas étonné d’apprendre que la plaisanterie qu’elle vient de lâcher frôle la réalité. Matt a légitimement du mal à imaginer une Elektra calme et sans saï. Elle a forcément tranché la gorge de quelqu’un, juste pour avoir à se sentir bien. Si on se pose la question, Matt a effectivement décidé d’être aigri et méchant. Qu’on le comprenne, le bébé chat, il est un peu fatigué d’être pris pour un abruti. Sa patience a des limites et Elektra a réussi à les dépasser avec brio. Il a le droit d’être en colère, tout comme il a le droit d’être dur et injuste.

Il croit qu’elle va partir. Et pendant deux secondes, il a envie de la retenir en lui lançant une autre réflexion blessante. C’est toujours comme ça, avec Elektra, il la déteste et paradoxalement, il adore sa présence. Quoi qu’il dise, elle aura toujours cette place un peu spéciale. Il dit à qui veut l’entendre qu’elle est sa pire ennemie et en même temps, il sait que ce n’est pas totalement le cas. Elle est l’ennemie de Daredevil, pas celle de Matthew Murdock. C’est ça, qui rend la situation compliquée. Ce schmilblick de double-vie. L’existence du héros inhérente à celle de l’avocat. Les relations compliquées qui en découlent. Pas facile, de jouer les justiciers. Mais il n’a pas besoin de faire quoi que ce soit, Elektra se retient toute seule. Il n’a aucun mal à imaginer le sourire qu’elle affiche en ce moment-même, il s’entend dans sa voix. « Cette obsession sur ma vie sentimentale… » Qu’il souffle en secouant la tête, affichant lui aussi un mince sourire faussement amusé. « Qui te dit que je ne l’ai pas trouvée, la fille ? Peut-être même qu’elle se trouve juste à côté. » Il n’a rien précisé sur sa relation avec Karen, alors il joue là-dessus. Il sait que ça va l’énerver et bon sang, il aime beaucoup trop jouer avec ses nerfs aujourd’hui. Probablement plus qu’à l’ordinaire. Matt a mangé du lion, ce matin. Il est en feu. Elektra aussi, d’ailleurs. Il ne sait pas très bien comment, mais il se retrouve à devoir l’affronter dans une lutte quasiment silencieuse. Tout dans ses gestes trahit ce qu’il ressent vraiment. Il ne cherche pas vraiment à la blesser, ni même à prendre le dessus. Ses coups ne sont d’ailleurs pas aussi violents qu’ils en ont l’air. Tout ce qui ressort de ce combat, c’est sa rancœur mêlée à l’affection qu’il lui porte.

Elektra veut le mettre à terre. Ses coups sont de plus en plus rapides, de plus en plus féroces. Matt fait preuve de plus de rapidité et arrive à bloquer ses bras dans son dos. Il la tient bien fermement, il y met toute sa force. Elle a beau se débattre, elle n’arrivera pas à lui échapper aussi facilement. « Qu’est-ce que tu veux, Elektra ? » Il lui pose la question dans un souffle, la bouche près de son oreille. Pourquoi est-ce qu’elle fait ça ? Partir, revenir, lui demander de l’aide, lui en vouloir d’être rancunier. Cette question, il lui a déjà posé plusieurs fois et elle n’a jamais été capable de lui répondre. Ca le frustre. Mais pourquoi ça serait différent aujourd’hui ? Matt finit par la relâcher non sans une certaine brusquerie. « Dépêche-toi de partir si tu veux pas être en retard pour ton prochain gangbang. » Il se rhabille correctement et replace sa cravate dans le plus grand des calmes. C’est avec ce même calme qu’il retourne derrière son bureau, comme si de rien n’était.

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Dim 16 Juil - 2:18

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La réverbération des coups qu’elle échange avec lui et moins douloureuse que les mots qui résonnent sinistrement dans son esprit. Il la hait, pire, il la méprise. Et ce pastiche malsain des combats préliminaires qui les excitaient quand ils étaient encore deux gamins amoureux, ne faisait que renforcer la rancœur. Ils ne seraient plus jamais ses gamins. Il la bloque, son bras tordu dans le dos elle s’interdit la moindre plainte. Il lui fait mal. Elle cherche à se dégager, il ne la laisse pas, elle ressent sa force dans sa poigne, elle ferme les yeux, tendue, le souffle un peu court. Elle s’en veut d’être venue.  

« Qu’est-ce que tu veux, Elektra ? »

Ce n’est qu’un souffle, un murmure intime qui la prend à la gorge. Qu’est ce qu’elle veut ? Elle le veut lui. Comme avant. Avant qu’il ne la traite comme un monstre. Il était le seul à ne pas le faire. Elle ne répond pas, elle ne répond jamais. Elle n’est pas assez forte pour endurer son scepticisme, ses faux sourires et ses allusions à Karen qu’ils savent tous les deux faux. Il la relâche, sans doute lassé du silence, sa brusquerie la secoue, quelques mèches de cheveux volent devant ses yeux. Elle déplie son bras endoloris, son avant-bras porte la marque de sa main. Elle se sent humiliée, ce n’est pas le combat c’est son attitude, cette dernière phrase qu’il lâche en lissant sa cravate. Comme le dernier des connards. Son sourire à elle est désabusée, finalement elle a réussi à supprimer toute sa lumière, il n’y en a plus pour elle, plus la moindre chaleur dans son sourire.

Elle aurait pu partir sur cette phrase, sa jupe déchirée et la tête basse dans une marche de la honte. Décider de ne plus le voir et s’y tenir. Aller chercher du réconfort et de l’oubli dans une étreinte violente avec Castle. Ca n’était pas aussi simple de passer sur la jalousie, la tristesse, la colère aussi qu’elle ressentait face à Matthew. La colère qui était le seul sentiment qu’elle maîtrisait bien. La colère et la revanche. C’est pour ça qu’elle s’entendait avec Castle, c’est pour ça qu’elle ne pouvait pas renoncer à Matthew. Il connaissait son besoin de revanche même s’il semblait l’avoir oublié, il connaissait sa colère parce qu’il avait su un temps l’apaiser. Après un temps de silence  pour lui laisser savourer sa victoire, son cœur qui battait rapidement, sa respiration frémissante trahissant son trouble.

« C’était une erreur pour moi de venir, dit-elle calmement bien que perce dans son ton la colère. Je m’excuse d’avoir outrepassé ma place. »

Son ironie était amère. C'était le discours d'une vaincue. Elektra ne lui laisserait cependant pas la délectation d'une victoire pleine. Elle se saisit vivement d’un des dossiers bien rangés sur son bureau pour lui envoyer au visage, le claquement du papier contre son visage, lui procura un certain soulagement. Puis elle se saisit tout aussi rapidement ceux qu’elle avait ramené.

« Ça c’est pour me traiter comme la grande putain de Babylone et ça, poursuivit-elle sèchement en dressant les dossiers qu’elle avait récupéré. C’est pour Hogarth. »

Du bout du pied elle redressa ses talons qu’elle ré-enfila avant de replacer derrière une oreille quelques mèches de cheveux.

« Je ne ressurgirai plus dans ta vie, j’espère que tu en es soulagé. Même moi j’ai mes limites.. Je te souhaite beaucoup de bonheur avec Miss Page, »

Elle n'en pensait pas un mot mais cela ne se ressenti pas. Elle rendait officiellement les armes. Machinalement elle lissa le tissu de sa jupe, constatant les dégâts, cela passera pour une fente un peu osée, son véhicule n’était pas si loin de toute façon. Elle se félicitait de pas avoir céder à ses pulsions violente. Elle jugeait sa réaction mesurée par rapport à tout ce que cette incartade agitait en elle. Violence, excès, concupiscence aussi. La perspective d’une réconciliation lascive sur son bureau chassée par sa bassesse. Pourtant elle espérait toujours qu’il la rattrape, comme à chaque fois qu’elle partait. Il ne la rattrapait jamais.

   

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Lun 17 Juil - 19:22

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Elle s’excuse et lui, il se demande s’il ne serait pas en train de rêver. Il s’attendait à peu près n’importe quelle réaction, à l’exception de celle-ci. Il ne faut pas être devin pour comprendre que Matt l’a blessée. Elle ne supporte pas qu’il lui en veuille, elle ne supporte pas non plus l’indifférence dont il fait preuve, cette façon qu'il a de lui parler. Par-dessus tout, elle ne supporte pas l’image qu’il a maintenant d’elle. Elle n'est pas habituée à ça. Avant aujourd’hui, Matthew était peut-être l’une des rares personnes à ne pas la considérer comme un monstre. Son discours a changé, son attitude aussi. Dans le fond, il tente juste de se protéger. Il n’a pas envie de la laisser revenir une troisième fois dans sa vie, pour qu’elle disparaisse de nouveau sans dire un mot. Il ne l’avouera jamais, mais ça lui fait mal. Il y a cet énorme vide qui l’envahit, puis ensuite c’est la colère et la déception. Il est fatigué. Il voudrait qu’elle parte et qu’elle ne revienne jamais. C’est plus simple pour lui. Mais Elektra est égoïste et capricieuse, elle se fiche pas mal de ce qu’il peut ressentir. Il pose son regard sur sa silhouette, les deux bras posés sur les accoudoirs de son fauteuil. Il attend l’explosion, il la sent venir. Elektra est beaucoup trop énervée pour partir sur des excuses amères. Lorsqu’il l’aperçoit s’emparer d’une pile de dossiers, lorsqu’il entend le bruit du papier arriver en sa direction, il tente à peine de se protéger. Fidèle à lui-même, il garde une attitude relativement passive. Elle attrape un autre dossier, mais pas pour lui envoyer dans la figure. Celui-ci, elle le réserve pour ses concurrents.

Matt passe une main sur son visage et pousse un léger soupir. Il commence à ressentir une pointe de culpabilité et il se déteste pour ça. Il n’a pas à se sentir coupable pour quoi que ce soit. Tout est de sa faute à elle. Si elle n’avait pas à ce point jouer avec lui, peut-être qu’il l’aurait aidé sans lui claquer toute sa rage en plein visage. Peut-être qu’il se serait montré plus clément, plus compatissant. Maintenant, il se demande si ses réactions sont bien justifiées. Le souci avec Elektra, c’est qu’elle le laisse constamment nager dans le mystère. Il ne sait jamais pourquoi elle part, ce qu’elle fait, et encore moins pourquoi elle revient. Il ne sait jamais ce qu’elle endure et ce dont elle a véritablement besoin. N’importe qui perdrait la tête, à sa place. Pour une fois, il était fier de lui. Fier de ne pas être son pantin. Fier de ne pas céder à cette espèce de dépendance. Il s’en veut d’être à ce point dans le doute, de laisser toutes ces émotions contradictoires prendre possession de lui. Il s’agace tout seul sachant à l’avance que cette fois, il va la retenir. Il ne peut pas la laisser partir avec le dossier sur Roxxon. D’une part parce qu’il s’agit là de sa seule chance pour les livrer à la justice et d’autre part, il veut l’aider. Il n’est même pas question d’obligation ou de devoir. Il a juste besoin de l’aider. Elektra a tout juste le temps de tourner les talons qu’il se lève à nouveau. « Attends. » Lâche-t-il doucement, d’une voix quasiment inaudible. Il va le regretter. Il aurait pu la laisser quitter le cabinet et célébrer sa victoire. Ne plus revoir Elektra. C’est ce qu’il voulait, non ? Quel abruti. Elektra a cette emprise sur lui dont il n’a jamais su se libérer. Visiblement, ce n’est pas encore pour aujourd’hui.

Il contourne son bureau, laissant sa main traîner dessus. « J’ai dit que je t’aiderais. » Il n’a pas envie de lui dire encore une fois ce qu’il a sur le cœur. Elle le sait déjà, lui répéter serait une perte de temps. Accessoirement, il n’est pas certain qu’elle en ait quelque chose à faire. Il n’a pas non plus envie de s’excuser pour ce qu’il a dit. Après tout, elle ne s’est jamais excusée de l’avoir abandonné du jour au lendemain. « Laisse-moi t’aider. Tu pourras ensuite partir comme tu sais si bien le faire. » Laisser sa rancœur de côté, c’est encore trop lui demander. Mais malgré tout, sa voix est douce et dénuée de colère. Il est sincère, quand il dit qu’il veut l’aider. Et même s’il dit qu’elle sera libre de prendre la fuite après ça, il espère sans doute pouvoir la retenir.

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I am not a dancer, or an artist, or a hero.

I am no longer a daughter or a lover…victim or student or slave.

I am, and I always will be someone's assassin.


MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Lun 17 Juil - 22:27

MATTHEW
&
ELEKTRA
if there were no bad people, there would be no good lawyers  
« Attends. »

C’est à peine si sa voix est audible pourtant, elle l’entend. Ce simple mot sonne comme une victoire. Une petite victoire. Elle hésite mais s’arrête, elle ne peut nier qu’elle voulait qu’il la retienne. Il lui a cependant fait assez mal pour qu’elle se méfie. Elle ne se retourne pas immédiatement, elle écoute le ton de sa voix, plus calme mais pas non plus dénué de reproches. Une fois encore il lui reproche son départ. Elektra n’a pas envie de se justifier encore et risquer d’alimenter de nouveaux reproches, de nouvelles douloureuses accusations. Elle exhale un soupire, aimerait avoir la force de quitter le bureau sans un regard en arrière, elle ne l’a pas et lui fait finalement face.

« J’étais à Madripoor, répond t-elle finalement, balayant ses promesses Un ami avait besoin d’aide et La Main était impliquée. »

Jamais, Elektra ne parlait de ses missions, de ses connaissances ou des quelques très rares individus qu’elle considérait comme des amis. Tout était compartimenté par mesure de protection. Elle gardait tout secret et c’était probablement cette manie qui faisait travailler l’imagination de Matthew, qui attisait sa rancœur. Elle lui en voulait de lui en vouloir et ce cercle de l’enfer là même Dante ne l’avait pas prévu.

« J’ai besoin de les combattre et ils ne se limitent pas au périmètre d’Hell’s Kitchen, dit-elle doucement cette fois, se justifiant une fois encore alors qu’elle ne le voulait plus. »

Dans un réflexe dont même les ressentiments ne viennent pas à bout, elle caressa du bout des doigts son visage. Elle faisait toujours ça, quand elle avait besoin de sa pleine attention, quand elle avait juste envie de le toucher. Cela dure un instant, l’illusion de la sérénité. La certitude qu’elle pourrait lui pardonner le pire, lui semble à peine tolérer son mieux. Elle est aussi injuste que lui, ils sont bornés, ils sont proches aussi, ses doigts effleurent sa pommette puis redessine sa mâchoire.

« Madripoor, Tokyo, Kata Jaya, j’avais besoin de réapprendre qui j’étais. »

Elle ne mentionne pas les morts et les assassinats, les larmes, le sang, l’arrivée de Ross et de sa proposition, rien qui puisse mener à plus de colère, à une nouvelle joute à de nouveaux mots durs. Elektra sait qu’elle doit prendre sur elle, mais elle a beaucoup d’orgueil. Et ses dossiers sont trop importants pour que la rancœur s’en mêle.

« Tu veux que je m’excuse d’être partie, dit-après un moment en laissant retomber sa main comme si elle avait pu lire dans les traits de son visage. Je veux que tu t’excuses aussi. Mais tu n’es pas bon à pardonner et je suis une terrible repentante. »

Sa main frôla la sienne, avant de venir s’en saisir doucement mais fermement, elle la guida jusqu’au centre de sa poitrine, à travers le tissu fluide de son chemisier il pouvait sentir la cicatrice qu’avait laissé Bullseye lorsqu’il l’avait empalé sur sa propre arme. Elle se rapprocha un peu plus, sa présence lui brassait agréablement le sang dans les veines.

« Et tu sais que je reviens toujours, souffla t-elle un sourire dans la voix, le seul vrai qu’elle lui ait adressé, un pardon à sa façon. »

Elektra a besoin que Matthew ne la haïsse pas, aussi égoïste cet impératif soit-il. Si elle était partie malgré sa demande, alors elle les aurait libéré tous les deux. A la place, elle retrouve avec volupté la chaleur de ses lèvres, les yeux fermés et pendant un court instant, ils sont à nouveaux ses gamins qui se retrouvaient entre deux cours à Columbia.

   

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MessageSujet: Re: if there were no bad people, there would be no good lawyers | MatthewElektra   Mar 18 Juil - 0:09

ELEKTRA
&
MATTHEW
If there were no bad people, there would be no good lawyers
Un élan de sincérité lui prend. Matt ne cherche pas à cacher sa surprise lorsqu’elle lui avoue avoir été du côté de Madripoor pour combattre La Main. Cette simple réponse suffit néanmoins à apaiser sa rancœur. Elle n’a pas besoin de lui en expliquer davantage, il la comprend. Il comprend son besoin irrépressible de détruire La Main une bonne fois pour toutes. Il se doute que cette mission a été jalonnée d’assassinats, mais il ne dit rien. Elektra s’ouvre enfin à lui, ce qui est déjà incroyable, il est assez intelligent pour ne pas la juger sur ses actions. Il n’a pas envie de gâcher ce précieux moment de vérité. Il ne dit pas un mot, il l’écoute attentivement, fermant doucement les yeux au contact des doigts sur sa peau. Elle lui a manqué. Elle lui a terriblement manqué. Comme toujours lorsqu’elle disparaît mystérieusement de la circulation. Il se laisse enivrer par son parfum, bercer par sa voix. En quelques secondes, elle réussit à lui faire oublier sa rancœur. Elle est toujours là, quelque part enfouie au plus profond de lui-même. Mais il n’y pense pas, il n’y plus envie d’y penser. Tout ce qui compte, c’est qu’elle soit là, près de lui. Parce qu’il l’aime et qu’il a besoin d’elle. Ca a toujours été comme ça. Peu importe ce qu’elle est devenue, ce en quoi elle croit, ce qu’elle défend. Matt dépend d’elle, il aura toujours énormément de mal à la laisser s’enfuir. Il l’a dans la peau et il n’y a rien qu’il puisse faire contre ça. Il peut se laisser berner par l’illusion qu’une autre femme soit capable de le rendre heureux, mais dès qu’Elektra revient, il n’y a qu’elle qui compte. Ce bref contact, la sensation de ses doigts qui courent sur sa peau, ne dure que quelques secondes. Quelques secondes de paix. Quelques secondes trop courtes. Il aurait aimé que ça dure plus longtemps.

Matt rouvre les yeux. Il n’a pas besoin d’excuses, il a besoin de promesses. Elle lui dit qu’elle revient toujours, mais lui, il veut l’entendre dire qu’elle ne repartira jamais. Ce ne sont pas ses départs qui lui font le plus de mal. Ce sont ses absences. Les longs mois sans elle à se demander si elle ne serait pas en train de mourir quelque part dans le monde. Ses inquiétudes le rendent fou, elles le rongent, elles lui font imaginer les pires scénarios qui soient. Au bout d’un temps, il finit par s’y faire. Il pense un peu moins à Elektra, il se concentre sur autre chose. Et puis il va mieux, il arrête de se faire un sang d’encre. Jusqu’à ce qu’elle revienne pour repartir à nouveau. C’est toujours le même schéma et c’est ça qui l’épuise, c’est ça qui le blesse. Il n’arrive pas à gérer tout ça. Elektra rapproche son visage du sien pour l’embrasser. Il lui en veut de faire ça. Ca lui fait autant de mal que ça lui fait du bien. Et pourtant, il se laisse capturer par l’instant. Machinalement, il laisse l’une de ses mains se poser contre sa joue. La chaleur de ses lèvres et la douceur de sa peau l’apaisent instantanément. Grâce à ce simple baiser, il lui fait comprendre qu’il ne lui en veut pas tant que ça. Il lui fait aussi comprendre qu’il ne pense pas tout ce qu’il a pu lui dire aujourd’hui. Il voulait surtout la secouer un peu. Ca a marché, visiblement. D’un commun accord, leurs lèvres se séparent. Il profite de ce moment pour subtiliser les dossiers sur Roxxon, tout en esquissant un sourire. « Je m’occupe de ton héritage. » Elle peut compter sur lui. Elle pourra toujours compter sur lui.

Les dossiers en main, il raccompagne Elektra jusqu’à la porte principale du cabinet. La tenue déchirée d’Elektra ne manque pas d’attirer quelques paires d’yeux curieux. Les deux anciens amants les ignorent royalement, ils agissent exactement comme s’il ne s’était jamais rien passé. Elle quitte les lieux et Matt se retrouve face à une Karen aux sourcils froncés et un Foggy intrigué. « Une histoire d’héritage. » Dit-il sur un ton parfaitement neutre, tout en agitant les dossiers qu’Elektra lui a donnés. Puis il s’adresse à son associé. « Si tu veux faire tomber Roxxon, c’est le moment. » Ils veulent des détails et des explications. Matt n’en donnera pas. Du moins, pas tout de suite. Il a lui-même besoin de se remettre de ses émotions.

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