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 Aftermath [Sage & Loreine]

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MessageSujet: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyVen 2 Déc - 0:21

Aftermath
“Sage E. Marshall & Loreine Marchand”
Tony a tord en fin de compte. Prendre des vacances du travail à certes été bénéfique dans le sens où j’ai à présent moins mal à mon épaule. Les antidouleurs qu’on m’a prescrit mais que je refusais obstinément de prendre m’ont été d’un vrai secours alors que je me retrouvais face à mes parents. Voilà des années que je ne les aie pas revus. Retrouver la ville, revoir Montréal, m’a mis le sourire aux lèvres. Mais je l’ai perdu bien rapidement en constatant l’attitude inchangée de mes parents à mon égard. Le malaise a perduré durant les quatre jours que j’ai demeuré chez eux. Il n’y a pas eu de dispute cette fois, mais j’étais très heureuse en reprenant l’avion pour revenir à New York. Cette nuit là, je me suis endormie en posant la tête sur l’oreiller. À mon réveil, j’avais toutefois une migraine atroce. Peu importe ce que je faisais pour y remédier, j’ai dû passer la journée au lit avant que ça se calme. Je ne remarque donc que le lendemain ce que j’ai manqué. En me saisissant du courrier, je trouve étrange de recevoir une lettre d’une compagnie pharmaceutique assez connue de la ville. Je ne fais pourtant pas affaire avec eux, à ma connaissance. J’ouvre l’enveloppe et j’hausse les sourcils en y découvrant à l’intérieur une invitation. Ayant été parmi les premières personnes à être soigné du X1R1 à l’aide d’une récente version d’un traitement médicale, la compagnie aimerait faire un suivi de mon cas. J’hésite alors à contacter Tony, pour savoir s’il a reçu la même invitation. Il a après tout été soigné en même temps que moi du virus. Je me ravise, me souvenant que je ne veux pas lui expliquer comment désastreuses ont été mes vacances chez ma famille. Je suis toujours en congé, en théorie. Je n’ai pas non plus rien de prévu dans le reste de mes vacances. Et si ça peut les aider à soigner d’autres personnes dans l’avenir, alors pourquoi pas accepter leur invitation. Je lis avec plus d’attention les instructions. Je réalise qu’on m’attend aujourd’hui même, à 13h30 plus précisément. La lettre date qu’en même d’avant mon départ, ce qui n’est pas surprenant maintenant que j’y pense. Je grogne et je commence à me préparer en vitesse. Pendant que je me maquille, je termine de lire la lettre. Je dois demander à la réception une personne en particulier. C’est elle qui se charge de mon dossier, apparemment. Pour ne pas oublier son identité, je prends la lettre avec moi et je la glisse dans mon sac à main.

En route pour Manhattan, je me permets un arrêt dans un café pour manger une bouchée. Je ne sais pas si j’ai le droit de le faire, ce n’est pas inscrit dans les instructions de se présenter à jeun. On ne mentionne d’ailleurs pas non plus d’indications sur une éventuelle prise de sang ou bien sur des examens spécifiques. On veut juste me voir et m’interroger sur ma santé, j’imagine. J’espère seulement qu’on ne va pas remarquer la cicatrice de la balle de fusil qui est toujours bien rose sur mon épaule. Ou encore le fait que j’en souffre toujours, même si cela fait trois semaines maintenant. Je ne compte rien leur dire sur ma vie personnelle qui n’est pas en lien avec le X1R1, c’est plus sage. Je trouve le bâtiment dans lequel est située la compagnie pharmaceutique avec aisance. J’y entre et me rend sans tarder à la réception où je donne mon nom et je présente la lettre que j’ai reçue. On me demande de patienter dans le hall d’entrée et je vais donc prendre place dans l’un des petits sofas qui s’y trouve. Mes mains se joignent pendant que j’attends. J’ignore pourquoi je suis si stressée. Ce n’est pas comme si quelque chose de mal allait m’arriver. En fait, depuis la fusillade devant le siège social du Parti Collectif, je suis constamment craintive. Et cela m’énerve vraiment. Je sursaute lorsque finalement on m’aborde. Je relève les yeux pour apercevoir une jeune femme en sarrau blanc. Un souvenir pas si lointain que ça illumine mon visage. Je connais cette personne. Je me relève donc et lui tend une main par politesse, oubliant qu’elle est probablement moite et un peu froide, comme à son habitude. Un sourire s’étire légèrement sur mon visage. Maintenant, je comprends pourquoi cette compagnie connait mon existence. C’est probablement grâce à Sage.

« Contente de te revoir ! » Je lui dis avec une voix toujours un peu intimidée par les circonstances.  
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptySam 3 Déc - 4:07

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Loreine & Sage
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BIP BIP. J’arrêtais le bruit du réveil d’un coup bref. Encore 5 minutes. BIP BIP. J’avais encore le temps de relaxer un peu. BIP BIP BIIIIIIP. Bon bon, d’accord, j’ai compris le message. En éteignant complètement l’alarme, je m’étirais doucement avant de me lever. Les yeux à demi-fermé, je cherchais mes lunettes à tâtons. Je les trouvais assez rapidement et je dirigeais ensuite vers la salle de bain. J’y passais plus d’une heure, certes, mais j’avais l’excuse d’être une femme dont l’apparence changeait souvent. Aujourd’hui, par exemple, l’envie me pris de me faire quelques dreads, ici et là, un peu disparates sur ma tête. Je ne sortis de la salle pleine de buée que lorsque je jugeais mon style pas trop effrayant. Prochaine étape, me faire un petit déjeuner pas trop rembourrant, mais assez pour me faire tenir quelques heures. À contrecœur, je mangeais un bol de gruau, sachant que cela soulagerait ma faim pendant un certain temps, mais ne pensant qu’à un croissant et un café. J’allumais ensuite la télé, écoutant brièvement les nouvelles sans toutefois y prêter beaucoup d’attention. De toute manière, ces semaines-ci, les mêmes titres revenaient. Soit les journalistes s’acharnaient sur les mutants, l’ARES ou alors nous bombardaient avec les dossiers de mystérieux kidnapping. Ce n’est pas que je n’en avais rien à faire, bien au contraire. Cela me concernait particulièrement et me rendait extrêmement anxieuse. Cependant, je ressentais déjà ces émotions des gens autour de moi. Si à ce mélange, je rajoutais mes craintes, alors ça serait un vrai cocktail molotov qui exploserait dans ma tête. À la place, je décidais qu’il était l’heure d’un peu de méditation, mettant fin au discours de la jeune femme à la télé. Quelques minutes de concentration totale et un calmant plus tard, je me sentais prête à affronter le monde extérieur. Prenant mon sac et mes clés, je fermais la porte de la maison avant d’embarquer dans ma Smart orange pour un court trajet d’une trentaine de minutes.

Une session de karaoké plus tard, me voilà dans le stationnement de la compagnie. Je ne me fis pas prier pour rejoindre mon bureau, mon petit coin zen, le plus rapidement possible. Mes deux seuls arrêts sur la salle de bain et puis la cafétéria pour déposer mon lunch et prendre un café. Je saluais quelques collègues au passage avant de déposer mon petit popotin sur ma chaise. « Enfin, la paix ! » M’ouais, c’est ce que je croyais, jusqu’à ce que je remarque la pile de lettres et dossiers juste à côté de mon ordinateur. Je poussais un énorme soupir avant de commencer à faire le tri.

Je ne saurais dire combien de temps je passais, le nez dans les millions d’arbres tués. Tout ce que je sais, c’est que je fus interrompue lorsque j’entendis, de l’intercom, une voix. C’était la secrétaire m’avisant que Madame Marchand était arrivée. Ce nom … pourquoi est-ce qu’il me semblait si familier ? « Je … je ne crois pas avoir reçu le mémo. » Je perçus le ton irrité de ma collègue de travail lorsqu’elle me répondit : « Le suivi de Madame Loreine Marchand. » Ah oui ! Oups, la lettre devait être à quelque part dans le mont Everest qui se tenait encore sur mon bureau. Bon, bah au moins, on m’avait appelé. Je laissais donc savoir à la secrétaire que je descendais sur le champ. Elle me raccrocha au nez, ce qui ne me choqua aucunement. Je ressentais parfaitement qu’elle était exaspérée. De quoi ? Probablement de tout, ou presque. Qu’importe, je n’avais rien à voir avec ses problèmes.

C’est d’un pas décidé que je me rendis au hall d’entrée et l’aperçoit, assise, mais crispée. Je discernais alors son angoisse. La pauvre ne devait pas d’être complètement remise du virus, du moins au niveau psychologique. Elle me tendit la main et je la serrais. Celle-ci, moite et froide, me fit prendre conscience qu’elle n’avait pas du tout envie d’être ici. Contente de te revoir ! Je lui souris, question de la rassurer.

« Loreine, je suis si heureuse que tu sois venue ! Viens, on va discuter un peu », lui dis-je en indiquant l’ascenseur non loin. « Ça doit faire quelques mois déjà. Comment vas-tu ? »
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyDim 4 Déc - 3:29

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“Sage E. Marshall & Loreine Marchand”
L’origine de notre connaissance est assez inusitée. Parmi le personnel s’étant occupé de moi à l’hôpital lors de mon traitement contre le X1R1, Sage est celle que je ne m’attendais jamais de rencontrer. Elle est en fait la technologiste en laboratoire ayant à la base analysée mon sang et découvert que le virus qu’avait développé Tony s’était transmis à moi également. C’est bête, quand on y pense. J’ai simplement cherché à aider un ami qui était sur le point de s’évanouir. Le contact a été suffisant pour qu’on me traite d’urgence. Dès que je n’ai plus été en quarantaine, Sage est venue me rencontrer. Je ne sais pourquoi j’ai accepté de m’ouvrir si facilement à elle et de consentir à lui parler. Il faut croire que le récent stress de la maladie a fragilisé ma méfiance légendaire. Nous ne nous sommes pas revue à la suite de ma sortie de l’hôpital. Pour être honnête, j’ai tourné la page sur cet épisode de ma vie. J’ai ainsi involontairement mis Sage dans le même panier, oubliant jusqu’à maintenant qu’elle était plus qu’une connaissance d’hôpital. Je demeure nerveuse tout de même. Je suis dans un environnement peu commun pour moi, très intimidant. La situation en elle-même à une connotation négative pour moi. Le fait d’être observé, d’être analysé. J’ai du mal avec l’idée, même si je fais de mon possible pour ne pas le faire transparaître devant Sage. Elle a toujours eu cette intuition, cette sensibilité plutôt, qui lui faisait deviner beaucoup trop facilement mes états d’âme. En sa présence, j’ai l’impression d’être un livre ouvert, alors que normalement les gens ont de la difficulté à percer ma carapace. C’est probablement ce qui a rendu nos dialogues plus aisés d’ailleurs.

La chaleur de sa main contraste avec la froideur de la mienne. Je la récupère sans tarder, détestant toujours toucher les gens lorsque mes mains sont de la sorte. Cela me gêne beaucoup. Je fourre donc mes doigts dans mes poches et je commence à suivre Sage en direction de l’ascenseur. Elle ne me dit pas où nous allons, mais je devine qu’on me conduit au moins à l’étage où se trouve la compagnie pharmaceutique pour laquelle elle travaille. Après, un bureau semble la suite logique des choses. Je vais bien voir une fois à destination. La jeune femme me demande comment je vais et j’ai une petite hésitation à lui répondre. Je vais mal, mais pas de la façon dont elle s’y attendrait.

« Oui, ça fait cinq mois, je crois. Je vais bien depuis le traitement, je n’ai eu aucun des effets secondaires possibles dont ont m’a parlé avant de quitter l’hôpital. Je suis un peu triste aujourd’hui, mais à cause de certains soucis familiaux. Rien de grave, je t’assure. »

Il est clair que je ne suis pas une bonne comédienne. Elle va finir par remarquer ma mine basse et se poser des questions. Alors, autant lui sortir tout de suite une histoire à ce sujet. Sans trop insister sur les détails, d’ailleurs. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et nous nous y engouffrons, en plus que quatre autres personnes. Nous commençons à monter, arrêtant à trois reprises pour laisser les autres passagers sortir et en accueillir de nouveaux. Finalement, c’est à notre tour de quitter l’ascenseur et je suis Sage, observant avec curiosité le nouveau décor devant moi. L’endroit ressemble à première vue à des bureaux comme les autres. Pourquoi j’avais d’en l’idée d’arriver directement dans un immense laboratoire? Nous continuons donc à marcher.

« Tu travailles ici depuis longtemps ? » Je lui demande innocemment, observant toujours autour de moi.

Je ne connais que très peu de choses sur elle, ce qui est normal puisque nous n’avons passé que quelques heures ensemble en tout. Je suis toutefois curieuse de connaître sa réponse à ma question, ce nouvel environnement de travail me semblant hors du commun pour une femme de son caractère. Elle me donne l’impression d’être si indépendante et pourtant, ce lieu est d’une austérité pas possible. Ce n’est surement qu’une fausse impression.  
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyMer 7 Déc - 3:52

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Loreine & Sage
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Il n’y a rien de mieux que la routine qui se brise, et c’est un peu ce qui a permis notre rencontre. À l’époque, je travaillais encore à l’hôpital, je ne planifiais pas encore de grand projet. Mon but était simplement de m’établir, de progresser et d’apprendre de mes supérieurs. J’étais fraîchement sortie de mes cours et le monde du travail me paraissait vaste et effrayant. Puis, j’eus la surprise de ma vie ; j’analysais le sang d’une patiente pour découvrir la présence du X1R1. Bien sûr, certaines collègues de travail voulaient prendre leur place sous les projecteurs, stipulant qu’elles m’avaient aidé, étant nouvellement technologue. Je ne me laissais toutefois pas marcher sur les pieds, soutenant que j’avais analysé le sang dans MON bureau. On vit débarquer plusieurs hauts placés que je ne nommerais pas et cela me permit d’aller faire connaissance avec la patiente en question. Je sais que cela pourrait s’avérer une mauvaise idée ; l’étiquette requiert que nous restions dans nos labos respectifs, pas à faire la conversation avec les patients. Mais qu’importe, je ne voulais pas connaître cette personne comme un échantillon de sang, mais quelqu’un … quelqu’un qui devait avoir la peur de sa vie, en ce moment. Rien qu’à marcher vers la chambre où elle se trouvait, j’avais ressenti sa vague d’émotions et j’en eu mal au cœur. La pauvre ! On devait la traiter comme un monstre, ou quelque chose dans le genre. N’écoutant que mon instinct, je pénétrais dans la chambre et ainsi, fit la connaissance de Loreine Marchand. Après ce jour, je veillais sur elle continuellement, et ce, jusqu’à sa sortie de l’hôpital. Je pris la décision, à l’époque, que je couperais les ponts, question qu’elle ne s’inquiète pas et qu’elle vive sa vie sans trop penser à ce qui s’était produit.

Oui, ça fait cinq mois, je crois. Je vais bien depuis le traitement, je n’ai eu aucun des effets secondaires possibles dont ont m’a parlé avant de quitter l’hôpital. Je suis un peu triste aujourd’hui, mais à cause de certains soucis familiaux. Rien de grave, je t’assure. Au moins ça. Elle en avait subi assez, avec les médecins et les infirmières qui lui tournaient autour comme des hyènes à la recherche d’une proie. Mais je ne pouvais rien dire ; ils faisaient leur boulot. Toutefois, je m’inquiétais de ce que je ressentais. Il y avait, chez elle, une déception … cette impression de vide, de manque de consistance. Il y avait bien plus que ce qu’elle laissait sous-entendre, mais je n’osais pas poser de questions.

À la place, on entra dans l’ascenseur, auprès d’un petit groupe de quatre personnes déjà présentes. Je restais silencieuse et je réfléchissais à comment aborder Loreine sans qu’elle ne sente le besoin de se renfermer. Je savais très bien qu’elle en était capable, l’ayant fait à l’hôpital au début de notre rencontre. Perdue dans mes pensées, je ne pris conscience de l’étage sur lequel on se trouvait que lorsque les portes se refermèrent sur le 12e. Je m’assurais que j’avais appuyé sur le 16 puis me croisait les bras. Lorsque le bruit si familier de grincement se fit entendre, j’avançais, m’assurant toujours que Loreine me suivait.

On marcha le long du couloir, en direction de la salle d’entrevues, lieu vaste et baigné de lumière naturelle grâce aux nombreuses fenêtres. Tu travailles ici depuis longtemps ? Voici venu le temps de reprendre la conversation là où on l’avait laissé, des mois auparavant. J’allais en savoir un peu plus sur la mystérieuse jeune femme que j’avais innocemment abordé même si, en réalité, j’en savais déjà un peu, du moins sur son côté émotif. « Depuis quelques mois seulement. J’ai repris les cours peu après ton départ de l’hôpital. Je sentais qu’il me manque une flèche à mon arc, donc j’ai visé la branche de la microbiologie-infectiologie. En terminant, j’ai reçu une offre d’emploi ici, et même si ça parait un peu moins … chaleureux, comme place, je ne m’en plaindrais pas. J’ai un bureau plein de gadgets beaucoup plus avancés et du temps pour mes recherches. » Je ne voulais pas pousser le bouchon plus loin pour l’instant. Heureusement, on arrivait finalement dans ladite salle. Je lui tirais une chaise et, avant de prendre place près d’elle, allumais la machine à café, laissant l’odeur de la caféine remplir les lieux. Je poursuivis ensuite la conversation. « Et toi, que fais-tu dans la vie ? Tu ne m’as pas l’air de quelqu’un passionnée par la science, donc qu’est-ce qui t’enthousiasme ? » Un peu de papotage suffirait pour ouvrir sur les sujets plus corsés.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptySam 10 Déc - 2:44

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“Sage E. Marshall & Loreine Marchand”
Je continue mon observation non-discrète des lieux. Je suis impressionnée par ce qui se présente devant moi. Tout en écoutant Sage parler, je me surprends à être de plus en plus curieuse par rapport à cet endroit. Il y a certes une austérité comme je l’avais sentie et comme elle me le confirme dans ses propos, mais je sens également beaucoup plus. Sans trop savoir pourquoi, ce lieu me rappelle les appartements de Tony. Il y a une élégance, une richesse autant matérielle que de pensée et quelque chose qui est hors de ma portée. Une réalité qui me dépasse et que je ne comprendrais jamais, je suppose. Les recherches qui se font ici, l’amour de la science et des découvertes. Voilà bien des choses qui me font grimacer. Non pas en mal, mais juste par profond désintérêt et incompréhension. Je suis toujours la jeune femme jusqu’à atteindre une grande pièce pourvue d’une table et de chaises. Je prends place après l’invitation de Sage et je me mets une fois de plus à fixer autour de moi. La scientifique allume une machine à café. J’ai un faible sourire à ce geste. Cela va probablement m’aider à me réveiller et me concentrer, mais je doute que cela fasse diminuer cette nervosité qui persiste. J’ai beau connaître Sage et lui accorder une certaine confiance de par l’expérience vécue avec elle à l’hôpital, je suis tout de même inquiète d’être dans un contexte pareil pour la revoir. Je tente de me distraire de cette pensée. Je n’y arrive que partiellement grâce à la question qui m’est adressé. Je me concentre sur Sage et j’évite de laisser ma conscience dévier là où je ne suis pas à l’aise.

« Je suis artiste peintre de formation. Depuis peu également, je travaille plutôt comme infographe et designer d’intérieur pour une grande compagnie privée. Avant j’étais à mon compte, mais bon, la stabilité et le salaire d’un emploi plus conventionnel me manquaient. »

La machine à café termine sa préparation et je reçois ma tasse avec plaisir. Je bois une gorgée du breuvage chaud en fermant les yeux, me laissant relaxer un peu sous son effet. J’inspire ensuite profondément plusieurs fois, de manière discrète évidemment, afin d’aider mon esprit à s’aérer. Je relève vers Sage des yeux un peu plus posés, mais pas encore complètement rassurés. Pourquoi suis-je aussi méfiante face à ce contexte de rencontre? Ne trouvant pas de réponse, je me rabats sur le présent, observant la jeune femme. Peut-être que de savoir ce qu’il en retourne va véritablement être ce qui va m’apaiser complètement et calmer mes angoisses du moment.

« Du coup, comment on va procéder ? Est-ce qu’il y a des examens particuliers à passer ? Ou bien ce n’est qu’une entrevue ? »

Je lui offre un sourire avant de boire une nouvelle gorgée chaude. Sage est une personne gentille et amicale. Je me souviens très bien de nos conversations et j’ai cette impression que je peux me confier à elle sans crainte qu’elle répète par la suite mes mots à un autre. Est-ce pour cela ou bien parce qu’elle me connaît déjà qu’on lui a demandé de s’occuper de moi aujourd’hui? Je me demande quel est son degré d’implication dans tout ça. Non pas que ça a vraiment de l’importance, mais tout de même, je suis curieuse. Bien que cette interrogation là, je la garde jalousement pour moi, avec raison.  
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyMer 14 Déc - 3:46

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J’absorbais la lumière de soleil qui illuminait la salle, profitant ainsi d’un petit moment loin de mon labo et de mes recherches. Ce n’est pas que ce mon petit coin zen était trop sombre, bien au contraire. J’avais besoin de ce travail d’ermite pour mieux contrôler mon pouvoir. Enfermée entre quatre murs, je me sentais un peu plus protéger des regards des autres et surtout, de leurs émotions. Toutefois, quand je sors, comme c’est le cas maintenant, il me fallait beaucoup de concentration (et l’aide d’un calmant) pour ne pas de devenir cinglée. Heureusement, j’avais de la bonne compagnie et ça me poussait à faire fit de tout ce qui parvenait à pénétrer mes défenses.

C’est ainsi que je démarrais la conversation avec des questions quelques peu ridicules, voire sans but précis. Elle ne se refusa pas de répondre, bien au contraire. J’en appris un peu plus sur Loreine, notamment qu’elle est artiste peintre et qu’elle travaille comme infographe et designer d’intérieur. Elle refusa de m’en dire plus sur la compagnie pour laquelle elle travaillait, probablement parce que je continuerais mes questions stupides. Puis ce n’était certainement pas de mes affaires de tout manière. J’allais répondre à son commentaire sur la stabilité financière lorsque la machine à café indiqua la fin de sa préparation. Je me levais et remplis deux tasses, prenant au passage crème, lait et sucre, avant de déposer le tout sur la table. Chacune d’entre nous profita d’un peu de quiétude pour déguster sa boisson chaude. Je fermais le temps d’un instant les yeux, me disant que ce café était beaucoup mieux que celui de la cafétéria. Pas étonnant que plusieurs de mes collègues traînaient par ici. Je devrais sérieusement penser à m’enfermer dans une salle comme ça pour au moins une partie mes recherches.

Perdue dans mes réflexions sans queue ni tête, mon regard se promena un peu partout jusqu’à ce qu’il se pose sur Loreine et j’eus un petit mouvement de recul. S’émanait d’elle une certaine anxiété dont je commençais à m’imprégner. En temps normal, je sortirais mon beau tapis de yoga et ferait un peu de méditation pour ne pas me faire submerger par ce qu’elle ressentait. Toutefois, en coupant court au silence qui s’était maintenant installé entre nous deux, cela me permit de reprendre un tant soit peu de contrôle. Du coup, comment on va procéder ? Est-ce qu’il y a des examens particuliers à passer ? Ou bien ce n’est qu’une entrevue ? La pauvre ! Elle en avait eu assez à l’hôpital, avec les médecins avares d’être les stars du monde médical. Si je m’étais retrouvé dans la même situation qu’elle, je paniquerais juste à l’idée qu’une compagnie pharmaceutique veuille me voir. « Ne t’en fais pas, Loreine. Il n’y a aucun examen à passer, si ce n’est que d’un questionnaire à remplir quand tu sortiras, question que la compagnie évalue son service, et puis une entrevue. » Je lui souris à mon tour. « En bref, la compagnie veut en savoir plus sur la rémission de quelqu’un ayant été infectée par le X1R1. Donc mes questions sont en relation avec le déroulement de ta rémission et si tu as subi certains des effets secondaires dont les médecins avaient discuté. »

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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyVen 16 Déc - 1:00

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“Sage E. Marshall & Loreine Marchand”
La tasse de café chaude à la main, la seconde posée à plat sur la table, j’observe avec une attention particulière mon interlocutrice. Je ne sais pas à quoi m’attendre de cette nouvelle rencontre formelle. Si elle avait eu lieu dans un contexte spontané, par exemple dans la rue alors que nous nous serions simplement croisés, la tension que je me sens forcée de manifester n’existerait même pas. Nous aurions pu discuter normalement, sans réfléchir au fait que l’une était en train de travailler et l’autre d’être examiner. Lire cette lettre m’a angoissée. Surtout qu’elle n’était pas assez explicite pour me dévoiler le programme de la rencontre. J’attends donc avec beaucoup d’impatience la réponse de Sage. Lorsqu’elle vient, je me penche même quelque peu vers l’avant, plongée dans une écoute attentive. Ses mots clarifient certaines choses. Je suis soulagée d’apprendre qu’une simple entrevue verbale est ce dont on attend de moi. C’est pourtant ce que j’avais cru comprendre en lisant la lettre, mais la pensée d’examens plus poussés s’est immiscée dans ma tête en me rendant sur place. Me voilà donc rassurée en partie. Le fait de devoir ainsi répondre à des questions continue de m’angoisser. Et si je réponds une chose qui ne convient pas à l’employeur de Sage, que va-t-il se passer? Est-ce qu’on va me ramener à l’hôpital? Ayant une peur bleue de ces endroits, mon anxiété remonte brusquement en flèche. Toutefois, je me calme de moi-même presque aussitôt, en me disant que de toute façon il y a rien chez moi qui indique que le traitement n’a pas fonctionné ou a été défaillant sur certains points. Je bois une nouvelle gorgée pour me remettre de cette montagne russe émotionnelle. Je lève vers la jeune femme un regard, surprise de constater chez elle un certain malaise. Il est clair qu’elle a remarqué mon angoisse. Ce que je trouve embarrassant. Je ne sais pas comment elle fait, mais elle a un don pour lire à l’intérieur des gens. Dommage qu’elle ait eu à voir une panique aussi dérisoire chez moi, alors qu’il n’y a probablement rien à craindre du tout. Mon état mental n’est pas ce qu’il y a de plus stable, malheureusement. Et ce malgré ma médication qui arrive miraculeusement à garder mes deux autres personnalités endormies. La tasse près des lèvres, je la redescends pour la poser doucement sur la table. Il faut bien que je lui parle. Je suis là pour ça. Même si elle ne m’a pas directement posé la question, je trouve pertinent de lui résumé ma rémission. C’est un bon début.

« Après ma quarantaine, j’ai suivis les conseils qu’on m’a donné. Je me suis reposé quelques jours et j’ai évité les efforts physiques importants. J’ai également pris la médication qui restait, c’est-à-dire les sept pilules de prophylaxie post-traitement. Par la suite, je me souviens m’être sentie un peu plus fatiguée et nauséeuse le matin, mais rien de très incommodant. On m’avait prévenu de ces réactions « normales » à ce dernier traitement. Après, j’ai repris un rythme de vie normal et je n’ai pas remarqué de changement particulier. En fait, avant de recevoir cette invitation à l’entrevue, j’avais presque oublié que j’avais été ainsi malade. Me faire poser des questions à ce sujet aujourd’hui, ça me fait me souvenir de beaucoup d’émotions et d’angoisses ayant entourés cette épisode de ma vie. Je suis sur que ce n’était pas votre intention, mais bon, c’est normal en même temps. Je suis une personne stressée de nature, alors il ne faut pas s’étonner que ça me perturbe autant sans raison. »

Je ris nerveusement, simplement pour me convaincre moi que tout va bien, j’imagine. Sage lit trop bien en moi pour tomber dans le panneau.

« Mais, je vais bien. Je tiens à faire cette entrevue, si ça peut vous aidez dans vos recherches futures. »

Je lui souris à présent. Je ne suis pas la meilleure comédienne au monde, mais ce geste est authentique. Je ne serais pas là si ce n’était pas pour me rendre utile.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyDim 18 Déc - 3:31

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Vous savez ce que je déteste le plus de mon don ? Le fait qu’il me rende impuissante. Je sais, pour quelqu’un qui souffre avec un pouvoir beaucoup plus dangereux, je paraîtrais un enfant gâté pourri. Cependant, ces gens qui sauvent des vies, ceux qu’on voit à la télé, utilisent leurs habiletés pour faire une différence. Dans mon cas, j’avais droit à une avalanche d’émotions sortant de nulle part et me mitraillant de chaque bord, mais je ne pouvais rien faire de plus. Je recevais, je percevais et restais là, les bras croisés, à subir en silence sans jamais pouvoir tendre une main à personne. Si quelqu’un pleurait la mort d’un être cher ? Je pleurais également, mais n’espérait rien de plus que de peut-être présenter mes condoléances, et encore là, il fallait que je me justifie sur le comment j’avais eu vent de cette nouvelle. Je ne citerais pas les autres situations tout aussi frustrantes, mais ça vous donne une idée.

Ainsi, pendant l’entrevue avec Loreine, je ne cessais de ressentir sa tornade d’angoisse. J’essayais tant bien que mal de ne pas faire transparaître cette émotion à mon tour, mais c’était extrêmement difficile de me concentrer sur la jeune femme. Heureusement pour moi, après que je l’aie rassuré à propos de sa venue ici, je perçus chez elle un certain apaisement face à cette nouvelle. Mais je discernais encore un peu d’anxiété, ce que me fis attraper ma tasse de café un peu plus fortement, comme si je devenais presque un miroir affectif. ‘Garde ton calme’ me disais-je mentalement. Je ne connaissais pas encore assez Loreine pour lui dévoiler cette partie de moi. On pouvait dire que j’en avais bien trop honte. Et peur aussi. Soutenant son regard du mieux que je pouvais, je me concentrais à mon tour sur sa réponse. Après ma quarantaine, j’ai suivis les conseils qu’on m’a donné. Je me suis reposé quelques jours et j’ai évité les efforts physiques importants. J’ai également pris la médication qui restait, c’est-à-dire les sept pilules de prophylaxie post-traitement. Par la suite, je me souviens m’être sentie un peu plus fatiguée et nauséeuse le matin, mais rien de très incommodant. On m’avait prévenu de ces réactions « normales » à ce dernier traitement. Après, j’ai repris un rythme de vie normal et je n’ai pas remarqué de changement particulier. En fait, avant de recevoir cette invitation à l’entrevue, j’avais presque oublié que j’avais été ainsi malade. Me faire poser des questions à ce sujet aujourd’hui, ça me fait me souvenir de beaucoup d’émotions et d’angoisses ayant entourés cette épisode de ma vie. Je suis sur que ce n’était pas votre intention, mais bon, c’est normal en même temps. Je suis une personne stressée de nature, alors il ne faut pas s’étonner que ça me perturbe autant sans raison. Calepin en main, je pris note de tous ses commentaires, question de les retranscrire plus tard dans les dossiers. Cependant, lorsqu’elle me fit savoir qu’elle en avait presque oublié son temps passé en quarantaine, je m’arrêtais brusquement. Voilà ce qui expliquait son comportement étrange. Bien que je n’aie pas été celle derrière la lettre, je me sentais en partie coupable qu’elle doive se repasser ce mauvais épisode de sa vie. Car oui, la compagnie avait eu vent de ma découverte à l’hôpital, et en partie, c’était pour ça qu’ils m’avaient engagé. Je me mordis les lèvres et maintins un silence d’honneur, lui donnant le temps qu’elle voudrait pour continuer son discours si, bien sûr, elle voulait en rajouter.

En entendant son rire, je ne pus m’empêcher de pianoter sur la table de ma main gauche. Il n’y avait pas à dire, Loreine était une boule de nerfs et doucement, je commençais à imiter presque sa manière d’être. Merde. Tôt ou tard, elle allait le remarquer. Mais, je vais bien. Je tiens à faire cette entrevue, si ça peut vous aidez dans vos recherches futures. Je nous trouvait un autre point en commun : mauvaises menteuses. Car oui, avec mon don, je me sentais étrangement incapable de mentir. On aurait dit que mon corps trahissait avec bien trop de facilité mes arrières pensées. C’est le problème de l’empathie, je présume.

Décidée à la rassurer, autant pour elle que pour moi, je posais ma main sur son épaule et soutint son regard. « Je comprends parfaitement que tu te sentes nerveuse face à cette entrevue. Je dois t’avouer que j’ai coupé les ponts et n’aie pas maintenu de contact avec toi après l’hôpital pour une seule bonne raison : les mauvais souvenirs. Il n’y a rien de pire que de devoir revivre un épisode de sa vie qu’on voudrait oublier au plus vite. » J’enlevais ma main, reprenant mon stylo, et écrivait sur mon calepin le nom de Loreine. Je poursuivis ensuite. « Je suis quand même très satisfaite de savoir que tu es pu reprendre un rythme de vie normale, surtout quand on prend en compte que la médication était tout de même assez forte. » Je pris une gorgée de café et indiqua un détail assez important. « Ce n’était pas notre intention et, pour te dire la vérité, je n’en avais aucune idée. Je crois que cette compagnie à des contacts vraiment partout. J’avoue que ça peut parfois faire peur. » Finalement, je revins sur la fin de son discours. « Je suis pas psy, donc t’es pas obligé de me répondre, mais est-ce que tu as essayé la méditation pour le stress ? Dans mon cas, ça fonctionne très bien … quoique ce n’est pas tellement pour le stress mais pour … » Et c’est à ce moment que j’aurais dû me la fermer. Mais quand je parle, il n’y a ni queue ni tête, et il n’y a pas de début ni de fin. Feignant que j’avais reçu un message de ma patronne, je fis signe à Loreine d’attendre une minute. Je tapotais sur le clavier, envoyant un message à ma collègue, avant de me retourner et sourire. « Où est-ce que j’en étais ? » En espérant qu’elle oublie mon aparté.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyLun 19 Déc - 4:09

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Sage est véritablement quelqu’un de bien. Je l’ai ressentie lors de notre première rencontre à l’hôpital et je le ressens encore aujourd’hui, alors que ces paroles se font rassurantes et d’une grande compréhension. Je ne suis pas difficile à perturber, mais les gens ont d’ordinaire de la difficulté à me ramener de mes épisodes de stress. Cette femme réussit merveilleusement là où bon nombre échoue. Voilà qui est une qualité que j’apprécie énormément. Cela me facilite les choses, je dois dire. Je me sens comprise en sa présence, véritablement appréciée pour ce que je suis. Cela m’arrache même un sourire lorsqu’elle me raconte pourquoi elle a coupé les ponts avec moi. C’est pour cette raison que je la considère avec autant d’estime, je crois. Parce qu’elle a pensé à moi dans cette histoire et m’a offert une chance de laisser derrière moi ces souvenirs de quarantaine et de maladie. Elle aborde ensuite le sujet de mon traitement, affirmant que la médication était relativement forte. Voilà qui est assez perturbant, je dois dire. Si j’avais été sensible à ce genre de traitements puissants, peut-être aurais-je eu énormément d’effets secondaires. Cela me laisse à croire qu’il n’y a peut-être pas de traitement alternatif. Que pour détruire définitivement un virus aussi mortel, un traitement de choc est la solution. Dans ce cas, je n’ai aucune raison de me plaindre et je dois me considérer chanceuse d’avoir eu aussi peu de désagréments suite à la dose de médication. Elle s’excuse ensuite au nom de sa compagnie. Voilà que je trouve délicat de sa part. Mon intention de base en me confiant à ce sujet n’était en rien de me plaindre de la méthode de ses employeurs. Je comprends qu’elle se retrouve dans une fâcheuse position, n’étant toutes les deux que des pions dans l’échiquier. Et c’est très compréhensif d’ailleurs, voilà pourquoi je me sens obligé d’intervenir pour ne pas qu’elle se sente encore plus mal de me faire revivre tout ça.

« Je ne t’en veux pas, je suis même heureuse de te revoir aujourd’hui. Je comprends pourquoi ils t’ont demandés de m’interroger et ça me rassure qu’ils ont pris cette décision. Autrement, je pense que j’aurais eu du mal à me confier. »

C’est la pure vérité. Je me méfie énormément des gens. Surtout depuis les récents événements devant le siège social du Parti Collectif, je me sens encore plus enclin à refuser les contacts avec des inconnus. Je suis donc particulièrement heureuse de savoir qu’on m’a assigné à Sage aujourd’hui. Je sais au moins qu’en lui parlant, je serais comprise davantage qu’avec une autre, si je peux m’exprimer de la sorte. La suite des choses me prend un peu par surprise. Elle me recommande de prendre de la médication contre le stress, affirmant qu’elle en prend elle-même. Elle s’apprête à me dire la raison lorsqu’elle reçoit un message de sa supérieure et y répond, me laissant perplexe. Je fronce les sourcils, préoccupée par ce qu’elle vient de me révéler. Je ne suis pas choquée par sa proposition, mais je me questionne sur les raisons autres que le stress qui lui font prendre une telle médication. La seule raison qui me vient n’est pas vraiment une chose qui se discute d’ordinaire. Divers médicaments sont prescrits pour d’autres raisons que leur usage premier. Ce n’est pas hors de l’ordinaire. Sauf qu’en général, c’est pour traiter des maladies plus particulières, comme ma propre maladie mentale. Est-ce son cas? De quoi je me mêle. Je n’ai pas à lui demander une telle chose, surtout que ça pourrait la vexer que je l’accuse d’avoir ce genre de maladie. Lorsqu’elle revient à moi et me demande où nous en étions, je me contente de retourner la conversation vers moi, faisant abstraction de sa propre consommation de médicament.

« J’allais te dire que je suis déjà médicamentée pour ce genre de chose. Comme ma médication n’avait pas d’interaction négative avec le traitement du virus, j’imagine que les médecins n’ont pas cru bon de le dire. Mais c’est dans mon dossier médical, si ça t’intéresse pour tes recherches. »

Je lui souris, pour lui assurer que je n’ai aucun mal à discuter de ce genre de chose. Cela ne me gêne pas du tout. Je n’aime pas particulièrement, mais j’ai l’habitude à présent d’en parler avec un très grand nombre de professionnels de la santé. Je prends une nouvelle gorgée de café. Son effet sur moi commence à se faire ressentir et je suis davantage zen, même si au fond de moi l’angoisse est toujours présente. Beaucoup moins oppressante, mais bel et bien là au cas où la discussion prendrait une direction plus préoccupante. Je ne pense pas que cela va arriver, ayant confiance en Sage. Je l’encourage donc davantage à poursuivre la discussion.

« J’imagine que je ne suis pas la seule que vous allez interroger à propos du traitement ? »
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyVen 30 Déc - 3:15

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De fil en aiguille, je me mis à questionner la compagnie elle-même. Ils en savaient beaucoup plus qu’il ne le montrait, ça c’est sûr.  Être celle choisie pour passer cette entrevue, ce n’était pas un hasard. Ils avaient connaissance de ma rencontre avec Loreine et savaient qu’il n’y aurait pas meilleure personne pour la mettre à l’aise. Mais tout de même, on ne m’avait jamais demandé de faire une telle chose auparavant. Pourquoi maintenant ? Je ne remarquais pas que j’avais arrêté d’écrire sur mon calepin. Mes pensées étaient ailleurs, partout en fait, et les quelques lignes remplies ne suffiraient probablement pas à satisfaire la curiosité de la patronne. C’est grâce à mon interlocutrice que je sortis de ma transe. Je ne t’en veux pas, je suis même heureuse de te revoir aujourd’hui. Je comprends pourquoi ils t’ont demandés de m’interroger et ça me rassure qu’ils ont pris cette décision. Autrement, je pense que j’aurais eu du mal à me confier. En entendant ça, je laissais transparaître un sourire. Maintenant qu’on avait repris contact, je comptais bien pouvoir lui parler un peu plus souvent. On pourrait sortir entre filles, hors du boulot, et discuter plus librement. « Loreine, moi aussi je suis si heureuse de te revoir. C’est sûr que j’aurais préféré des retrouvailles sous d’autres circonstances, mais au moins, je te connais assez bien pour savoir les petits détails et donc, on pourra sauter certaines questions. Ça évitera de repasser tout de ce mauvais séjour à l’hôpital. »

Mes tendances pipelettes auraient très bien pu me coûter mon amitié avec Loreine. En tout cas, c’est ce que je présume, car je ne crois pas que la jeune femme voit les mutants sous un bon œil. Selon les rumeurs qui couraient parmi les infirmières, ces vieilles mégères ne vivant que des commérages, on l’aurait aperçue dans une manifestation anti-mutants. Déjà là, malgré le manque d’information, cela m’avait fait comprendre qu’il ne fallait jamais que je discute avec elle de ma mutation, et ce, même si je ne ressentais aucune animosité chez Loreine. Cependant, de ne pas discuter ouvertement de ce petit problème ne faisait qu’encombrer mes épaules d’un poids de plus. C’est pour ça que, tout comme la jeune femme, j’étais également sous médication. Mais elle n’avait pas besoin de le savoir. Non. Elle n’était ici que pour répondre à des questions.  J’allais te dire que je suis déjà médicamentée pour ce genre de chose. Comme ma médication n’avait pas d’interaction négative avec le traitement du virus, j’imagine que les médecins n’ont pas cru bon de le dire. Mais c’est dans mon dossier médical, si ça t’intéresse pour tes recherches. Ouf, elle ne se tracassait visiblement pas avec mon aparté. Parfait ! Je n’aurais pas besoin de donner plus d’explications ou encore d’élaborer. « Je ne savais pas que tu étais déjà médicamentée, désolée. Les médecins ne faisaient que nous donné la liste d’échantillons à analyser, c’est tout. Tout ce qui touche l’historique du patient, on n’y avait pas accès. Mais maintenant que c’est le cas, si ça ne te dérange pas, j’irais voir les médicaments qu’on t’a prescrit, question d’avancer dans mes recherches. »

Puis, un autre évènement se produisit. Je ressentis chez Loreine une baisse d’angoisse. C’est comme si elle aurait entendu mes supplications silencieuses et maintenant, je percevais une attitude plus zen. Alors là, j’étais vraiment heureuse. Non seulement pouvais-je me recentrer et respirer sans que son angoisse ne tombe sur moi, mais la voie était ouverte vers une conversation un peu plus développée. Ainsi, la patronne serait satisfaite des résultats de l’entrevue, donc elle me laisserait en paix, mais je pourrais éventuellement proposer à Loreine qu’on se revoit, mais dans un lieu beaucoup moins surveillé. Dans cet élan d’espoir, j’arrachais ainsi une feuille du calepin, écrivant mes données personnelles dessus, mais en faisant attention que personne ne le remarque.  Au même moment, elle poursuivit la discussion. J’imagine que je ne suis pas la seule que vous allez interroger à propos du traitement ? Ah oui, les autres victimes du X1R1. Bien que je n’en eusse pas rencontrer d’autres, je savais très bien que certaines collègues avaient passé des entrevues. « Pour te dire la vérité, tu es la première à qui je passe une entrevue. Je sais qu’il y a une liste et que parmi les noms, certains n’ont toujours pas répondus à l’appel, mais bon. Au moins, tu es venue. Et puis je crois qu’il y a Tony Stark, mais personne ne sait encore qui va le rencontrer. On ne me l’a pas proposé pour l’instant. » J’aurais dû en rester là, mais je ne pu me permettre de me taire. « Est-ce que tu le connais ? Il est arrivé à l’hôpital en même temps que toi, je crois. »
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyVen 30 Déc - 16:44

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Elle est heureuse de me revoir également. Voilà qui m’apaise. Il persistait le doute dans mon esprit qu’elle se sente forcée par ses employeurs, donc un peu moins attirée par l’idée d’une entrevue avec moi. Du coup, je sais qu’elle me parle non sans contrainte et que ses interrogations à mon sujet sont non seulement pour la compagnie pharmaceutique, mais également pour elle. Si je lui parle de mes états d’âme, elle risque de se sentir toucher par eux. Telle une véritable conversation entre deux personnes. Cette idée me convient mieux que le cadre formelle d’une entrevue pour vérifier mon état de santé. De cette manière, on pourrait presque croire que nous discutons entre amies. C’est une sensation agréable et rassurante, que je compte garder en tête pour le reste de notre entretient. Elle a également des attentions particulières pour terminer de me rassurer. Elle souhaite passer par-dessus certaines questions d’usage qui pourraient potentiellement me ramener le souvenir de mon séjour à l’hôpital. Délicate attention, encore une preuve que Sage se souci de moi. Je hoche donc la tête à l’affirmative, approuvant cette initiative. Elle dirige l’entrevue donc je ne peux qu’être d’accord avec sa façon de procéder. Cela pourrait certes nous éviter certains malaises du à mes souvenirs d’angoisse. Nous continuons donc et je lui apprends apparemment être médicamentée pour ma maladie mentale. Elle m’informe qu’elle compte consulter mon dossier pour plus ample informations et je n’y vois aucun mal. Au début du traitement, on nous a fait signer un formulaire d’autorisation à la divulgation d’informations médicales pour que le personnel soignant mais également celui de recherches puissent consulter mes antécédents ainsi que mes résultats actuels. Le formulaire étant valide pour un an, il n’y a donc aucun problème légal ou même personnel à ce qu’elle y jette un œil. Je pense que ça pourrait l’aider sincèrement dans ses recherches de vraiment connaître mon état de santé avant que j’attrape le X1R1.

Alors que je me calme, je l’observe lentement. Elle me semble plus heureuse d’un seul coup. Un peu à mon instar, elle a les épaules moins affaissées. Comment cela se fait-il que nous soyons dans le même état d’esprit en même temps? On dirait presque un effet miroir. Je n’ai pas vraiment le temps de m’en préoccuper plus que cela puisqu’elle m’apprend que je ne suis effectivement pas la seule à être volontaire pour une entrevue. Lorsqu’elle prononce le nom de mon patron, mon cœur se resserre aussitôt. Innocemment, elle me demande si je le connais et je baisse les yeux par réflexe. La compression dans ma poitrine demeure et je cherche en vitesse des mots à lui dire. Je ne peux pas vraiment lui cacher la vérité, puisqu’elle sait que nous sommes arrivées en même temps à l’urgence de l’hôpital. Je déglutie avant de répondre.

« Oui, je connais Tony personnellement. J’ai tenté de l’aider et c’est ainsi que j’ai été exposé au virus. »

Je garde toujours les yeux baissés. Je n’ai pas honte de mon geste. Je ne peux envisager une version de cette histoire où je le laisse tomber au sol. Je lui ai porté assistance comme n’importe qui l’aurait fait face à une situation aussi critique. Il avait de la chance que je sois là, sinon il aurait pu mourir des suites du virus. C’est du moins ce que je me répète pour me convaincre que j’ai au moins sauvé sa vie une fois. Lui, il passe son temps à secourir la mienne. Je me sens constamment impuissante ces derniers temps et cela remonte à notre toute première rencontre, à Tony et à moi. Alors que j’étais dans la plus grande des détresses, coincée dans se bâtiment en ruine. Il est venu me sortir de là et a ensuite payé les frais médicaux. Il ignorait que je n’avais pas les moyens de le faire, il l’a tout simplement fait par bonté. Il a été d’une générosité sans égal pour moi. Et en retour j’ai développé cette sorte d’attachement qui me rend honteuse. Je ne peux pas me le permettre. Surtout pas alors que je suis désormais l’une de ses employées. Ça ne se fait pas. J’essais de me l’enlever de la tête. Mais c’est une personnalité publique, il apparaît donc constamment dans mon quotidien sans que je le désire. Je n’ai qu’à allumer la télévision. Il n’y a simplement aucune échappatoire. Même pas maintenant alors que Sage vient de prononcer son nom. Sauf que ce n’est pas de sa faute à elle. C’est de la mienne pour être aussi stupide et de réagir aussi fortement à une question banale.

« Je préfère ne pas en parler. » Je lui demande finalement, toujours honteuse. « C’est assez compliqué. »

Quel mauvais sujet d’entrevue je fais. Au moins je remonte mon regard pour l’observer malgré tout. Je remarque une nouvelle fois son attitude. Est-elle angoissée elle aussi? Est-ce que c’est à cause de ma soudaine réticence à lui parler de Tony? Ne comprenant pas vraiment pourquoi elle réagit toujours aussi fidèlement à mon comportement, je finis par le souligner.

« Est-ce que ça va ? »
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyVen 6 Jan - 3:41

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Il n’y avait pas mieux que de mettre cartes sur table, surtout lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi délicat. Je faisais ainsi en sorte de me délivrer d’un poids de moins sur mes épaules. Cependant, il y avait toujours cette impression que Loreine n’était pas à son aise, qu’elle était angoissée. J’étais tellement perdue dans les émotions de mon amie que je me surpris à boire d’une tasse de café maintenant complètement vide. Oups. Voilà ce qui arrive, quand on s’efforce de rester naturel. Dans mon cas, question qu’elle ne se pose pas de questions sur mon état d’âme un peu trop ressemblant au sien, je m’étais concentrée sur ma boisson bourrée de caféine. Toutefois, maintenant qu’il ne m’en restait plus, je me sentais comme dénudée, sans barrière pour jouer la fille ‘cool’ et surtout, ‘normale’. Heureusement pour moi, Loreine s’était calmée, et j’en fis de même. Je pus donc continuer à écrire encore quelques notes sur mon calepin, avant de me lever pour me diriger vers la machine à café. Je préparais une fois de plus l’eau ainsi que les capsules avant de reprendre place près de mon amie.

Ayant parlé de Tony, je m’attendais à ce qu’elle soit peut-être choquée d’apprendre qu’une telle personnalité publique ait été aussi infectée. Ça a été le cas à l’hôpital, avec toutes les infirmières qui se sautaient presque dessus pour pouvoir jeter un coup d’œil dans la chambre de Stark. Quelle horreur, on aurait dit un cirque. Je détestais voir ça, surtout en sachant que dans l’autre chambre non loin se trouvait Loreine, tout aussi infectée, mais ayant personne avec elle pour l’aider pendant cette dure période. Je crois que c’est pour ça que je ne m’intéresse pas tellement aux potins de revues, trop de mégères qui devraient se mêler de leurs propres vies mais préfèrent perdre leurs temps avec celle des autres. M’enfin, c’était leur problème, pas le mien … et voilà que je radotais encore ! Étonnement, Loreine n’eut pas la réaction escomptée. Je remarquais d’abord son regard qui fuyait le mien avant de ressentir une compression dans ma poitrine. Pourquoi un tel soubresaut dans son for intérieur, si c’est pour parler simplement d’un autre patient ? Oui, je connais Tony personnellement. J’ai tenté de l’aider et c’est ainsi que j’ai été exposé au virus. Je comprenais maintenant ce que j’avais ressenti. Mêlant ses sentiments aux miens, je déglutis à mon tour. Je venais de me jeter dans la fausse aux lions, partant sur un sujet que mon interlocutrice ne voulait vraiment pas discuter. Elle rajoute qu’elle préfère ne pas en parler, que s’est compliqué. J’acquiesçais en silence. Il fallait que je disse quelque chose, vite. Empoignant mon courage et tassant un peu le fouillis d’émotions qui s’empilait en moi, je sortis quelques brefs mots. « Je suis vraiment désolée, je ne le savais pas. » Je complétais avec un simple : « J’omettrais cette partie ; ils n’ont pas besoin de tout savoir. » Je savais très bien que si la compagnie venait à découvrir ce lourd secret, ils m’étriperaient. Mais je le devais au moins à Loreine, de par mon indélicatesse ainsi que mon respect envers la jeune femme.

Je me perdis une fois de plus dans l’angoisse, ou plutôt dans son angoisse, et bien vite, je ne savais plus ce que j’écrivais. Il me fallait reprendre le contrôle de moi-même, mais comment ? Merde, et la machine qui ne fait qu’à sa tête et qui continue de chauffer. Mes mains se mirent à devenir moites et lâchais le crayon avant de les frotter sur mes pantalons. Avec tout ça, j’en oubliais presque le fait que c’était Loreine qui me faisait sentir ainsi. Mais je ne pouvais lui en vouloir. C’était ce satané pouvoir qui me mettait des bâtons dans les roues. Est-ce que ça va ? Je sursautais sur ma chaise. Elle venait de me voir dans tous mes états. Elle avait probablement déjà remarqué mes sautes d’humeurs. Étais-je mieux de ne rien dire, de jouer les clichés et dire que c’était le stress du travail ? Ou alors irais-je jusqu’à lui avouer tout ? Elle ne m’avait pas tellement parler de sa vie, j’avais le droit de garder mes secrets … sauf qu’elle m’avait tout de même dévoiler qu’elle avait été exposée au virus en essayant d’aider Stark. Il fallait donc que j’approche doucement du sujet, tout en délicatesse, pour mon bénéfice et le sien. « J’ai … en fait, c’est plutôt compliqué. Si t’es prête à écouter une folle parler de ses propres problèmes, je t’en dirais plus, mais si tu en as assez avec les tiens, n’allons pas plus loin que ‘le stress’. » Si Loreine voudrait vraiment en savoir plus, j’étais prête à lui avouer, mais si au contraire, elle hésiterait, je changerais probablement de sujet. Mieux fallait ne pas l’embêter avec mes problèmes, après tout.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptySam 7 Jan - 2:46

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Cet entretient n’a absolument rien à voir avec l’idée que je m’en faisais au départ. Non seulement je retrouve Sage, mais notre discussion se révèle des plus aléatoires, il me semble. J’espère que la jeune femme va pouvoir en tirer quelque chose de potable pour ses recherches puisque pour le moment, je me sens bien inutile pour elle. Mais bon, la conversation est encore jeune. Sage a beau être au second café et moi a à peine la moitié de mon premier, cela ne fait certainement pas plus de vingt minutes que nous discutons, non? Zut, j’aurais du remarquer l’heure que nous avons commencé l’entretient afin de me donner un point de repère. Je regarde l’horloge accroché au mur discrètement, pour ne pas donner l’impression que j’ai envie d’être ailleurs. Ça serait trop impoli. J’ai beau être légèrement mal à l’aise après avoir abordé le sujet de mon patron et des raisons m’ayant rendu malade moi-même, je ne veux pas partir sans que Sage m’indique la fin de l’entrevue. Je me suis engagée à lui fournir des informations pour ses employeurs et je compte bien lui en offrir, puisque jusque là c’est peu concluant, je pense. Elle demeure compréhensive dans mon choix de ne pas aborder plus longtemps mon lien avec Stark et elle m’assure même qu’elle ne le répètera à personne d’autre. Très gentil de sa part, comme toujours.

« Merci. » Je lui réponds ensuite, très reconnaissante par son attitude.

Mais le mal est fait. Les préoccupations se sont immiscées dans mon esprit et dictent mes sentiments, qui sont à présents beaucoup trop chaotique. Tout ça pour un nom prononcé par surprise. Je remarque assez facilement l’inconfort de Sage. Elle semble nerveuse, échappe même son crayon que j’observe un instant sur la table. Je commence à m’inquiéter à son sujet. Est-ce moi qui la rends aussi mal? J’ai un sérieux doute à ce moment précis et je ne peux m’empêcher de lui demander, juste pour m’assurer qu’elle ne souffre pas de quelque chose de plus grave. Je ne connais pas les premiers soins, mais si jamais elle est malade et sur le point de s’évanouir par exemple, je peux appeler à l’aide pour qu’on lui porte assistance. Une chose est sur, elle n’est vraiment pas dans son assiette. Sa réaction à ma question me préoccupe davantage. Elle sursaute de sa chaise sous ma voix et je ne sais vraiment pas comment interpréter sa si soudaine angoisse. Elle semble instable émotionnellement, comme moi. Ou plutôt, quand moi je le suis. Ça ne peut pas être une simple coïncidence. Elle est peut-être plus sensible à ce que les autres ressentent, mais encore là, c’est vraiment étrange qu’elle soit si mal en ce moment alors que je suis moi-même dans la même situation. Sa réponse ne m’aide pas à y voir plus clair dans son attitude. Elle semble vouloir m’en parler, mais en même temps non. Je me contente de la fixer un instant, le regard perdu. Je cligne ensuite des yeux et j’ouvre la bouche, incertaine si mes mots vont réussir à la mettre en confiance.

« Tu n’es pas folle à mes yeux, Sage. Peu importe les tourments qui te traversent, tu peux te confier à moi. Je ne suis pas le genre de personne à juger, crois-moi. Je connais très bien le regard des autres sur nous et c’est une chose que je n’approuve pas. Les gens différents ne devraient pas être ainsi jugés injustement. Et je ne vois pas d’ailleurs pourquoi tes problèmes me causeraient du stress. Ça me ferait plaisir de les entendre, même. »

Mon sourire est sincère. Elle a déjà fait beaucoup pour moi. Je veux lui renvoyer la pareille. D’une manière ou d’une autre, ce qui lui arrive me préoccupe beaucoup trop pour le mettre de côté. Donc l’entrevue est de toute manière compromise qu’elle se confesse ou non. Que moi j’aille mal, ça passe. Mais que la personne en charge de l’entrevue ne se sente pas bien, ce n’est pas le même enjeu. Pour lui prouver ma bonne foi, je me lève et j’approche ma chaise afin d’être à côté d’elle. Je lui tends une main ouverte, que je veux rassurante, le revers déposé sur la table. Je ne souhaite pas lui imposer ma présence, si effectivement je suis à l’origine de ce qui la trouble. Je lui offre le choix de mettre sa main dans la mienne si elle le souhaite. Si ses problèmes sont aussi pénibles que les miens, alors elle a forcément besoin de ce petit soutien de ma part. Le bruit de la machine à café cesse et je détourne la tête dans cette direction. Elle semble enfin prête à usage, pour une seconde tasse. Je reviens à Sage et je l’observe en silence. Me concentrer sur elle m’a distrait de bien des pensées agressantes. Je scrute un peu plus attentivement son visage, comme si inévitablement cet effet de mon être allait se répercuter sur elle tel un miroir. Le serrement de mon cœur est toujours là, trahissant l’attitude calme que je tente de me donner pour l’aider. J’imagine que ça ne doit pas améliorer la situation que je sois la principale source d’instabilité dans la pièce. Mon regard se baisse sous cette pensée, fixant à présent le vide derrière Sage.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyMer 11 Jan - 4:25

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Loreine & Sage
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En temps normal, j’agis comme une professionnelle. Dans le peu de réunions administratives, on aurait dit quelqu’un de complètement différent de celle qui se tenait dans cette salle, en ce moment. Je réussissais un peu mieux à me ‘recentrer’ si on peut dire ça ainsi, refusant de me laisser influencer par les émotions de deux autour de moi. Je ne comprends donc pas pourquoi je suis si vulnérable, si réceptive, avec Loreine. Peut-être est-ce parce qu’on se connait, parce que je la considère comme une amie. Si je n’écoutais que mon côté rationnel, je mettrais fin à cette entrevue le plus rapidement possible. Toutefois, mon instinct me disait de poursuivre et de me laisser guider par les sentiments, justement. Ainsi, elle me remercia lorsque je lui indiquais l’omission de Stark dans mes notes d’entrevue, et j’eus crus à ce moment qu’elle se calmerait. Malheureusement, ce fut tout le contraire. Je me retrouvais dans un chaos chevauchant le malaise et l’angoisse totale. Comme toujours, je reflétais cela physiquement, ce qui me valut une Loreine étonnée et surprise. Elle me demanda si j’allais bien et, malgré le fait que je ne veuille pas en parler, je lui laissais entrevoir par ma réponse que j’aurais quelque chose à lui avouer, mais seulement si elle était prête à m’écouter. Mais … est-ce que je pouvais vraiment faire confiance à des paroles ? Après tout, il y a bien des gens qui se disent ‘ouvert d’esprit’ et qui ne sont, en fait, que des menteurs.

Je me retrouvais donc dans une position statique, sur ma chaise, à dévisager presque mon interlocutrice. Me mordant les lèvres, j’attendis avec beaucoup d’impatience sa réponse, son regard croisant le mien et me laissant encore plus nerveuse. Tu n’es pas folle à mes yeux, Sage. Peu importe les tourments qui te traversent, tu peux te confier à moi. Je ne suis pas le genre de personne à juger, crois-moi. Je connais très bien le regard des autres sur nous et c’est une chose que je n’approuve pas. Les gens différents ne devraient pas être ainsi jugés injustement. Et je ne vois pas d’ailleurs pourquoi tes problèmes me causeraient du stress. Ça me ferait plaisir de les entendre, même. Elle me sourit, puis se leva afin d’approcher sa chaise de moi. Elle me tendis ensuite la main, le revers de celle-ci sur la table. Ces gestes, aussi infiniment simples qu’ils soient, me firent chaud au cœur. Bien sûr, je n’étais pas dupe. J’avais l’estomac dans les talons et cela me laissait comprendre que le calme qu’elle démontrait n’étais pas nécessairement ce comment elle se sentait. J’allais parler, mais la machine à café fit son petit brouhaha avant de s’arrêter complètement. Le silence s’établit alors dans la salle, le regard de Loreine fixant maintenant le vide derrière moi. Soit forte, me dis-je mentalement. J’allais lui avouer quelque chose que bien peu de personnes savent. Elle aurait une arme contre moi, surtout avec l’ARES qui erre toujours dans le coin, presque comme cette ombre que l’on guette toujours du coin de l’oeil, que l’on craint. Je prenais un certain risque en lui parlant de ma mutation, mais s’était également ouverte à moi. Il me fallait donc rendre la pareille en lui montant que je lui faisais confiance. Je pris donc sa main avant de lui répondre. « Tu ne sais pas à quel point tu as tort, de croire que je ne suis pas folle. Il faut dire que mon état actuel, c’est le fruit de plusieurs mois passés enfermée dans mon sous-sol, à trouver un certain contrôle … sur … mon … pouvoir. » Je pris une grande inspiration avant de lâcher un simple : « car oui, tu te tiens devant une mutante. » Je baissais les yeux, sachant très bien que la femme me jugerait. « Je ressens, en fait, les émotions des gens autour de moi. J’essaie, entre la méditation et parfois, les calmants, de ne pas trop me laisser emporter dans les sentiments des autres, mais ce n’est pas chose facile. » C’était toujours extrêmement difficile de se mettre ainsi à nu devant quelqu’un que l’on ne connaissait pas assez bien pour comprendre de quel côté du débat elle se tenait. « C’est pour ça que je suis dans un tel état, en ce moment. Je ressens tes émotions. » Cartes sur table, les dés en étaient jetés.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyJeu 12 Jan - 0:00

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“Sage E. Marshall & Loreine Marchand”
Sa main se retrouve dans la mienne et je suis heureuse de voir qu’elle me fait ainsi confiance. Que je peux en quelque sorte lui offrir une oreille pour ses problèmes, qu’elle doit dire tout haut rarement. Je connais ce sentiment de camoufler ses conflits pour ne pas être jugé. J’ai passé la majorité de ma vie à le faire. Je le fais encore régulièrement, même si cela devient de plus en plus souffrant à faire. J’aimerais que les gens me voient telle que je suis et m’accepte pour cela. Mais lorsqu’on parle de maladie mentale, les gens prennent peur. C’est presque garanti. Une peur mélangée à une confusion. Et ces réactions m’ont fait tellement mal par le passé. Me faire volontairement repoussé de la vie de gens que j’aimais à cause de ma condition. Je suis donc prête à entendre le même genre de confidence de la bouche de Sage. Le fait qu’elle soit médicamentée est déjà un grand indice que ce que je pense est vrai. Les mots quittent enfin son corps et je l’observe avec attention. Je vois l’angoisse sur son visage de m’avouer la vérité à son sujet. Ma main se resserre donc un peu plus dans la sienne. Alors, elle m’avoue ses difficultés qui ont nécessités un enfermement chez elle. Je fronce les sourcils, lorsque la raison de cet isolement tarde à être exprimé. Alors, elle prononce un mot qui vient me bouleversé aussitôt. « Pouvoir ». Au début, je ne comprends pas complètement ce qu’elle veut dire par là. Je commence à chercher dans ma tête une logique à associer avec cet aveu. Est-ce par déni ou juste par stupidité que je ne saisis pas l’évidence. Elle inspire profondément avant de finalement éclairer ma lanterne. Une mutante… Elle est mutante. Des souvenirs récents remontent. Ceux de la manifestation anti-mutants à laquelle je suis allée pour supporter ces gens différents plutôt que les huer. Mais alors, la foule a été violemment attaquée et il y a eu l’explosion du bâtiment du Parti Collectif. Tellement d’horreurs qui se sont imprégnées en moi comme souffrance et douleurs. Parce qu’on m’a sauvagement tiré dessus et le mal est toujours présent, peut-être plus physiquement, mais mentalement j’ai tellement de peine. L’incompréhension me fait perdre le contact visuel avec Sage, mais nos mains restent jointes. Je sais que malgré ma peur, je peux avoir confiance en elle. Deux sentiments pourtant contradictoire dans ma tête. Elle commence alors à m’expliquer les capacités de sa mutation. Elle ressent les émotions. Voilà qui explique ses réactions similaires aux miennes lorsque je suis instable émotionnellement. Elle doit tellement me détester. Je dois être la pire personne qu’elle ait rencontrée. Elle vient de l’avouer, justement. Je suis la personne qui lui cause autant de trouble. Je suis responsable, en quelque sorte, de sa souffrance. Je porte ma main libre à ma bouche pour couvrir ma surprise. Je ressentais qu’elle était affecté d’une manière ou d’une autre par moi, mais pas à ce point. Voilà que je m’en veux terriblement.

« Je suis tellement désolé. Je ne voulais pas te mettre dans cet état… je veux dire. Je suis instable de nature. Ça doit être horrible pour toi. Excuses-moi. »

Lui demander pardon, c’est la seule réaction logique que j’arrive à produire. Parce que ces souvenirs de douleur sont encore là et j’en ai honte, surtout en sachant qu’elle peut les ressentir. Je ne veux pas qu’elle pense qu’elle m’inspire cela, ce n’est pas vrai. Je sais que les souvenirs sont aussi riches émotionnellement que la réalité, peut-être même plus. On a tendance à ne retenir que les expériences négatives, en grande majorité. Voilà que je lui offre une nouvelle salve de sentiments catastrophiques. Je serre un peu plus sa main, cherchant son regard.

« Pardon pour ce que tu dois ressentir en ce moment. C’est compliqué. On m’a attaqué récemment. C’est passé dans les médias. La manifestation anti-mutants, je ne sais pas si tu as entendu parler. J’y étais pour protester contre ces gens qui allaient créer un fossé encore plus grand entre les humains et les mutants. Et j’ai été prise dans la fusillade. On m’a tiré dessus. J’ai encore beaucoup de mal à m’en remettre, voilà pourquoi je suis aussi troublé. Ce n’est pas à cause de toi ou de ce que tu es. J’ai vraiment de la difficulté à gérer ce que je ressens dans ma vie quotidienne. »

Lui avouer la vérité sans retenue. J’ignore si ça peut être utile pour nous calmer toutes les deux. Sauf que je ne veux plus rien lui cacher désormais. Elle a prit un risque en me disant ce qu’elle est et je ne peux en retour plus prétendre que tout va bien. Puisque je vais mal, depuis un moment déjà. Et elle le ressent depuis qu’elle me connait.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyVen 20 Jan - 3:45

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Loreine & Sage
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Je vois les autres mutants, à la télé, dans les nouvelles, et je me dis que j’ai la vie tout de même facile, comparativement à eux. Après tout, pour plusieurs, se cacher et faire en sorte de vivre normalement est impossible. Moi, malgré ma mutation, je pouvais sortir et socialiser … bon, je l’avoue, je n’aime pas tellement ça. Le contact avec les autres m’horripile mais je n’ai pas tellement le choix. Je sais très bien que de nos jours, n’importe quel geste peut être perçu comme suspicieux. Le monde a tellement changé depuis cette haine publique envers les mutants. Avant, au moins, on se gardait un minimum de gêne, les commentaires malveillants étaient souvent silencieux. Étrangement, plus on avance, et plus les gens ont tendance à ouvertement s’exprimer. Pas que c’est complètement négatif, ne vous méprenez pas. On ne se trouve plus au temps du fascisme, où la population était mise sous écoute, question de filtrer tout potin critique à propos de la figure d’autorité. Mais maintenant, il n’y a plus de limites. Et ça incite grandement aux attaques.

Voilà donc la raison de ma méfiance, de ma réticence à raconter, que dis-je, à me délivrer de ce lourd secret qui m’empoissonne la vie. Mais la main de Loreine qui se resserre dans la mienne me donne la force de tout avouer. Heureusement pour moi, elle ne comprit pas au premier coup ce que je voulais dire par ‘pouvoir’. Les traits de son visage ne changèrent pas tellement et son état émotionnel était toujours le même. La disgrâce fut lorsque j’éclaircis mon discours, lorsque je prononçais le mot ‘mutante’. Là, tout changea. Je perdis le contact visuel avec elle et je commençais à ressentir de la peur. Mon cœur se mit alors à battre plus vite, et je voulus, le temps d’un instant, retirer ma main de la sienne. Est-ce qu’elle voulait partir ? Si c’était le cas, je ne la retiendrais pas … malgré mon angoisse face à l’ARES et à ce qui m’arriverait si Loreine dévoilerait ce qu’elle venait d’apprendre sur moi.

Une nouvelle émotion fit alors surface : la surprise. Je vis sa main se poser sur sa bouche. Elle venait probablement de réaliser à quel point elle influençait mon état d’être. Je suis tellement désolé. Je ne voulais pas te mettre dans cet état… je veux dire. Je suis instable de nature. Ça doit être horrible pour toi. Excuses-moi. Exactement ce que je venais de penser. Mais elle n’avait pas à s’excuser. « Tu n’as pas à demander pardon, Loreine. Je ne t’en ai jamais parlé, alors tu ne pouvais pas le deviner. Surtout que je cache bien mon jeu puisque je me tiens loin des longues conversations et des soupers d’amis. Je ne socialise pas beaucoup à cause de mon don d’empathie, ce qui me permet, somme toute, d’avoir une vie plutôt normale. » Sa gentillesse m’avait touché. On pourrait presque dire que c’est une boucle qui se ferme car, après tout, j’avais fait preuve de bienveillance alors que le reste du staff de l’hôpital ne voyait en elle qu’un cas rare.

Une nouvelle vague d’angoisse m’assomme, et je sais que mon amie garde encore en elle beaucoup de tragédie. Pardon pour ce que tu dois ressentir en ce moment. C’est compliqué. On m’a attaqué récemment. C’est passé dans les médias. La manifestation anti-mutants, je ne sais pas si tu as entendu parler. J’y étais pour protester contre ces gens qui allaient créer un fossé encore plus grand entre les humains et les mutants. Et j’ai été prise dans la fusillade. On m’a tiré dessus. J’ai encore beaucoup de mal à m’en remettre, voilà pourquoi je suis aussi troublé. Ce n’est pas à cause de toi ou de ce que tu es. J’ai vraiment de la difficulté à gérer ce que je ressens dans ma vie quotidienne. Rien ne m’aurais préparé à de tels aveux ! Loreine cachait bien son jeu … du moins aux autres. Moi, c’était une autre paire de manches. Mais qu’importe, le plus importait était qu’elle prouvait ainsi une confiance sans pareil à mon égard. On se trouvait donc sur un même pied d’égalité. « C’est horrible ! Je n’ose même pas m’imaginer ce que tu as pu entendre et voir lors de cette manifestation. Les gens peuvent être si haineux, c’en est déplorable. Mais ça explique ce que je ressens un peu mieux. Et je suis heureuse de savoir que tu t’ouvres ouvertement ainsi. » Maintenant que j’avais fait mon petit commentaire, c’était l’heure des questions. « Alors, tu protestais pour la cause des mutants ? C’est toujours bien de voir qu’il y a encore certains qui ne nous voient pas tous comme des monstres. À force d’entendre ça à longueur de journée, c’est que tu te poses de sérieuses questions, tu sais. »
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptySam 21 Jan - 1:58

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“Sage E. Marshall & Loreine Marchand”
M’excuser est un réflexe qui me vient tout naturellement. Parfois même trop souvent, alors que des excuses ne sont même pas nécessaires. C’est en quelque sorte un moyen d’éviter les conflits et les malentendus, d’éviter qu’on me porte un jugement négatif. Je sais que parfois mon comportement peut sembler étrange, dérangeant. J’ai appris à m’en excuser pour ne pas perturber les gens qui me rencontrent. D’une certaine manière, c’est également un moyen de se faire aimer des gens. Toujours vouloir bien paraître, donc prendre le temps de désamorcer des situations potentiellement préjudiciables. Il faut également dire qu’il y a une composante culturelle, sans vouloir exposer un stéréotype grotesque. Je suis Canadienne et c’est dans notre façon d’être de nous excuser régulièrement, y compris pour des broutilles. Mais dans mon cas, c’est récurrent, voir même agaçant. J’anticipe donc la réaction de Sage qui m’affirme qu’il n’y a rien à pardonner. Je suis au courant de ce fait, mais les habitudes sont difficiles à perdre. Surtout que cette fois je me sentais véritablement coupable de lui infliger mes états d’âme. Elle me raconte demeurer discrète avec sa mutation et éviter un peu la vie sociale à cause de cela. Mais ce détail ne semble pas vraiment la déranger et je peux tout à fait la comprendre sur ce point, ayant moi-même une vie sociale très pauvre. L’important c’est que cette part d’elle-même ne lui cause pas trop de désagréments. Je crois facilement comprendre que seule côtoyer des gens émotifs peut la perturber. Pour le reste, je pense qu’elle a les choses bien en mains et la vie normale qu’elle arrive à mener malgré tout est une fois de plus la preuve que les mutants peuvent s’intégrer dans la société. Comme ils le font depuis bien des siècles avant que le gouvernement n’en fasse sa vendetta personnelle. Justement, nous voilà à présent dans le vif du sujet. J’ai avoué la véritable nature de mon angoisse à Sage pour ne pas qu’elle pense que je la craignais elle spécifiquement. Il s’agit simplement d’un traumatisme qui tarde à s’estomper. J’ai donc cru bon de lui dire rapidement pour me délivrer du secret, mais également pour tenter de l’apaiser elle aussi. Maintenant que je sais que chacune de mes émotions à des répercussions sur elle, je multiplie les efforts et les précautions pour éviter de lui faire vivre ce qu’il y a dans ma tête. Elle m’offre son empathie et apprécie l’ouverture que je lui témoigne. Je souris.

« J’en ai marre des cachettes. Surtout que je n’ai personne à qui en parler, sauf aux gens qui le savent déjà. »

Je n’inclus pas dans cette dernière catégorie Tony. Je n’ai pas eu le courage de lui avouer ce qui m’était arrivé, de peur de l’inquiéter à mon sujet. Cela ne laisse que les gens présents le jour de la tragédie et par la suite les personnes ayant lu mon nom dans le journal. Sauf que pour une personne qui ne me connaît pas, l’association n’est pas immédiate. Et les noms, heureusement, peuvent s’oublier très rapidement. C’est ainsi que je me rassure que ma vie privée n’a pas complètement été bafouée par les journalistes. Et pour Tony, il doit forcément savoir désormais, de la bouche d’un autre. Je vais devoir avoir une conversation avec lui pour lui expliquer. La question suivante de Sage me surprend un peu. Je n’ai jamais parlé de mes convictions personnelles à ce sujet à personne. Tout simplement parce que je n’en ai encore jamais eu l’occasion. Donc de devoir m’arrêter pour les dires, c’est une première. Elle semble voir la cause comme perdue et elle a peut-être raison. Mais je sais que son pessimisme est partagé de manière inconsciente par bon nombre de personnes, mutantes ou humaines. Tout simplement puisque comme elle le dit, l’opinion qu’on entend partout est contre les mutants. Les gens qui ne partagent pas cette opinion sont une minorité silencieuse. Ce n’est pas nouveau pour moi d’être marginale. Je l’assume d’ailleurs très bien.

« Oui, je soutiens la cause mutant. Je pense que vous avez les mêmes droits que nous et que vous êtes autant une part importante de cette société que nous. Pouvoir ou pas pouvoir, ça ne change rien. Évidemment, il y a des gens horribles qui profitent de la puissance en eux pour faire du mal. Mais cela se produit pour les humains aussi. Les fusils et la bombe nucléaire ont été inventés par des humains, après tout. Bref, mon opinion a toujours été assez décalée des gens autour de moi. J’ai l’habitude des personnes jugées et rejetées, comme je t’ai déjà dis. Et c’est horrible de le faire sur des gens qui n’ont rien demandés à personne et qui ne veulent qu’une chose : trouver une façon de vivre en paix comme tu le fais. »

Je me rends compte après coup du flot de paroles qui est sortie de mon corps sans vraiment le réaliser. Des mots jamais exprimés auparavant, qui peuvent enfin être libérés. Voilà qui fait du bien, je dois dire. Cela me calme, m’aide à y voir même plus clair dans ce que je ressens à la suite de la fusillade. Que se soit effectivement un mutant qui m’ait attaqué ou pas ce jour là, ça ne change rien à mes convictions profondes. Voilà qui est rassurant. Je regarde Sage doucement.

« Je ne pourrais jamais comprendre ce que tu vis. Mais je veux bien essayer, si tu me le permets. En étant officiellement ton amie, par exemple. Je te considère déjà comme telle, mais on n’a jamais eu encore l’occasion d’en discuter. »
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyMar 31 Jan - 3:51

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C’est fou comme cette entrevue n’aboutissait plus, le chemin prit par la conversation nous entraînant dans un débat d’actualité. M’en plaignais-je ? Non. Au contraire, cela égayait une journée qui s’annonçait barbante. La routine me donnait toujours l’envie de vomir, et rien que le fait de pouvoir discuter avec Loreine, celle que je considérais déjà à l’époque comme une amie, m’enchantais beaucoup. Je ne m’attendais toutefois pas à ce que je lui fasse part de mon pouvoir. Mais maintenant que j’avais révélé mon secret, l’air me semblait plus léger, la panique et les arrière-pensées s’évaporaient peu à peu, ressentant une vague de positivisme provenant de mon interlocutrice. J’en ai marre des cachettes. Surtout que je n’ai personne à qui en parler, sauf aux gens qui le savent déjà. Elle venait prêcher à la bonne paroisse, car j’étais dans la même situation. À bien y penser, c’est un cercle vicieux qui nous englobe tous. Dans mon cas, par exemple, j’hésite malheureusement à faire part de mon don aux gens qui m’entourent, et qui sait, peut-être qu’eux aussi porte un secret de cette envergure. Il est fou de croire que même entre mutants, nous ne pouvons faire confiance. « Tu m’en a fait part maintenant, non ? Alors ça fait un poids en moins sur les épaules. C’est un pas vers l’avant, on progresse à petits pas. »


En discutant avec Loreine, je pris conscience de mon flagrant manque de vie sociale et au combien j’en avais de besoin. Certes, je perdais souvent le contrôle de mon pouvoir lorsque je me retrouvais entourée de gens, mais en contrepartie, je passais mes soirées seule devant mon ordinateur ou devant mon téléviseur. Résultat : je n’avais pas vraiment d’amis, simplement des connaissances ou des collègues de travail que je ne voyais pas souvent et avec qui je ne sortais jamais. On ne parlera pas, bien sûr, de vie amoureuse. Il n’y aurait même pas assez d’information pour remplir la moitié d’une page. Mais j’avais tout de même espoir que les choses changeraient avec le temps. Oui, je soutiens la cause mutant. Je pense que vous avez les mêmes droits que nous et que vous êtes autant une part importante de cette société que nous. Pouvoir ou pas pouvoir, ça ne change rien. Évidemment, il y a des gens horribles qui profitent de la puissance en eux pour faire du mal. Mais cela se produit pour les humains aussi. Les fusils et la bombe nucléaire ont été inventés par des humains, après tout. Bref, mon opinion a toujours été assez décalée des gens autour de moi. J’ai l’habitude des personnes jugées et rejetées, comme je t’ai déjà dis. Et c’est horrible de le faire sur des gens qui n’ont rien demandés à personne et qui ne veulent qu’une chose : trouver une façon de vivre en paix comme tu le fais. Voilà que je me faisais une idée plus claire de mon amie et je comprenais mieux pourquoi je m’entendis si bien avec elle dès notre première rencontre à l’hôpital. Non seulement soutenait-elle la cause mutante, mais en plus, elle sortait du commun des américains qui semblaient suivre la meute. Si je ne me retenais pas autant, je l’aurais probablement serrée dans mes bras. Elle ne saurait sans doute jamais la confiance dans la bonté humaine qu’elle me redonnait en ce moment.


Je me rendis alors compte que depuis le début de nos grandes révélations, l’atmosphère de la salle était devenue soudainement plus légère, que mon regard n’était plus du tout hésitant, que mes mains n’étaient plus moites et que je n’avais plus jamais retouché à mon café. Quel changement ! Grâce à Loreine, je comptais changer ma routine et, qui sait, lui proposer de garder contact et peut-être profiter pour faire une sortie entre filles un de ces jours. Je n’eus cependant pas à lui dire quoi que ce soit. Je ne pourrais jamais comprendre ce que tu vis. Mais je veux bien essayer, si tu me le permets. En étant officiellement ton amie, par exemple. Je te considère déjà comme telle, mais on n’a jamais eu encore l’occasion d’en discuter. Son commentaire m’alla droit au cœur, et un sourire béat vint éclairer mon visage. « Je ne demande pas du tout que l’on comprenne ce que je vis. Moi-même, je ne comprends pas tout. C’est pour ça que je travaille ici, je veux avoir des réponses pour moi, et qui sait, pour les autres. » Je m’étranglais, les émotions m’envahissant une fois de plus. « Je te considère également comme telle, et ce, depuis l’hôpital. Je n’avais jamais parlé autant avec un patient auparavant, souvent parce que les gens étaient trop inconfortables en ma présence. Mais ton ouverture d’esprit et ton bon cœur malgré ta situation, m’avaient énormément touché. Donc, si tu veux bien, je te donnerais mes informations personnelles, question qu’on ne perde pas contact cette fois. » Je me croisais les doigts qu’elle veuille bien car elle comptait beaucoup pour moi.
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MessageSujet: Re: Aftermath [Sage & Loreine]   Aftermath [Sage & Loreine] EmptyMer 1 Fév - 1:54

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Je ne me souviens pas des évènements ayant conduit à mon changement radical de vie. À mon soudain déménagement de Montréal pour New York. Tout simplement parce que c’est Anna qui était en possession de mon corps à ce moment là. L’une des personnalités parasites de mon esprit, qui agit étrangement comme une enfant de cinq ans. Je me souviens entre autre qu’elle se proclame mutante. Elle a même été dans un centre de recensement pour l’exclamer aux gens d’ARES. J’ai presque été arrêté à cause de cela, mais une simple prise de sang à suffit pour démontrer que je suis à cent pour cent humaine. Quand j’y repense, cela m’irrite. Je déteste ce comportement chez elle. Elle m’a attiré des ennuis avec cela. Me voilà à m’imaginer si j’étais réellement mutante. C’est absurde, mais d’une certaine manière, je pense que j’aurais tellement peur. Je ne peux donc imaginer ce que vit Sage au quotidien. Je suis heureuse d’être ce que je suis. Cela devrait me faire rougir d’avoir une telle pensée à ce moment précis de la conversation avec la brune. Sauf que je ne peux le cacher. Je ne suis pas effrayée par les mutants car je les respecte en tant qu’individus ayant les mêmes droits que nous. Par contre, je ne peux me plaindre d’être dans la majorité non-mutante. Ma vie serait tellement plus pénible il me semble si en plus d’être malade mentale, je serais capable de faire des choses extraordinaires. Mon simple corps humain et fragile peut se retrouver une arme entre les mains de Reina, la seconde personnalité de ma tête. J’ai de la « chance » vu les circonstances d’être inoffensive. Je m’en voudrais que ces deux là usent d’un pouvoir quelconque et ajoute au mal qui est fait à tous les jours. Je n’ai vraiment aucune raison de me plaindre. Mais connaître personnellement une mutante est quelque chose que j’apprécie de plus en plus. Le phénomène demeure intriguant pour quelqu’un de « normal » comme moi. Une vie tellement différente dans un monde qui n’est pas prêt à l’accepter. Mais moi, je veux l’accepter. Je veux faire cet effort et détruire les préjugés qui peuvent demeurer toujours en moi à l’heure actuelle de par le fait que je n’ai pas l’habitude de côtoyer de tels individus extraordinaires. Des marginaux, un peu comme je me suis toujours considérée. Sage est normale pour moi, elle l’a toujours été. Mon opinion d’elle ne cesse de gagner du positif au fil de la conversation. Et voilà qu’elle a raison. Je me suis confiée à elle. J’ai enlevé un fardeau de sur mes épaules et c’est un soulagement bienvenu.

Je remarque en même temps qu’elle son changement d’attitude. Nos changements d’attitude plutôt. Nous sommes calmes, sereines. L’ambiance dans la pièce est tellement plus agréable d’un coup, alors que nous nous sourions toutes les deux. Je l’observe avec attention à la suite de mon invitation à une amitié. Je ne sais pas ce qu’elle en pense, si elle se sent capable de côtoyer mon instabilité. Puisque c’est une chose que je dois encore beaucoup travailler et qui risque de prendre du temps. La vie m’a laissé des séquelles irréparables également. Je ne vais jamais être agréable à fréquenter comme amie pour une empathique comme elle, j’en ai bien peur. Mais je peux lui offrir du soutien en contrepartie. L’aider à démystifier mes propres émotions pour les régler, peut-être même. Nous pouvons réellement nous servir de son don de la bonne manière afin de nous entraider mutuellement. Je sais que c’est quelque chose que j’aimerais faire pour elle et qui serait en retour assez bénéfique pour moi. J’ai terriblement besoin d’un confident à qui je n’aurais pas peur d’être à cent pour cent honnête. Tony est mon patron, il a aussi des opinions de moi que je ne veux pas briser. Avec Sage, je sens que c’est quelque chose que nous pouvons développer ensemble. Quelque chose dont j’ai toujours eu besoin mais que jamais avant maintenant je n’ai eu la chance de trouver. Elle me parle de la raison qui la pousse à travailler pour cette compagnie pharmaceutique. Je ne peux que trouver cela intriguant. Qu’elle songe à véritablement comprendre qui elle est et aider les autres si possible. C’est le signe d’un grand cœur, d’une générosité pure. Je souris ensuite lorsqu’elle me parle de l’hôpital, de nos discussions d’alors. Je me souviens que c’est la seule chose positive de mon souvenir. Parler avec elle m’aidait à surmonter l’hospitalisation. Échanger nos informations personnelles est donc une idée que je ne rejette absolument pas. Je plonge même ma main dans ma poche afin d’en ressortir mon téléphone portable. Alors que je déverrouille l’écran, je lui parle avec une certaine excitation dans la voix.

« Je refuse de perdre contact cette fois. J’aimerais parler avec toi à l’avenir, de tout et de rien. Que nous puissions nous entraider puisque je sens que nous avons beaucoup en commun. Nous confier si ça va moins bien. Par contre, je ne suis pas la meilleure amie du monde, je suis un peu solitaire et tout. Mais je pense que pour une fois, ça ne posera pas de problèmes. »


Je ne peux m’empêcher de rire doucement à mon commentaire. Sage et moi, nous nous ressemblons, cela se sent. Cela fait très longtemps que je n’ai pas trouvé ce genre de personne et c’est un vrai bonheur je dois dire de la compter parmi mes amis à présent. Je termine de rentrer les informations qu’elle me donne et moi de lui donner les miennes et je range ensuite mon téléphone.

« Que penses-tu de terminer cet entrevue et de se planifier quelque chose pour ce soir, lorsque tu auras terminé ton travail ? » Je lui propose en attrapant l’anse de ma tasse à café, près de moi.
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