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 Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]

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Anna Decker
Indépendant

Date d'inscription : 31/08/2016
Messages : 153
Multicomptes : Katherine A. Pryde
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Avatar : Jennifer Lawrence

Age : 25 ans
Surnom : Nana
Nom de code : Shifter
Localisation : Le Bronx ou Manhattan
Pouvoir : Se transformer en animal
Métier : Serveuse, baby-sitter, dog-sitter et voleuse à ses heures perdues.
Race : Mutante




MessageSujet: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Sam 15 Oct - 22:44

Accordons nous sur notre désaccord.



 
Feat. Lauren Roberts

Travailler dans la restauration n’est pas une chose aisée : des horaires improbables, de la pressions, des tas de choses à retenir, à faire en même temps et le tout pour un salaire de misère. Mais Anna n’ayant jamais rien connu d’autre, elle s’en contentait et se sentait même bien dans cet univers. Cela lui rappelait son enfance, son père et les jours heureux… Ce n’était plus pareil aujourd’hui, un peu plus triste en réalité, mais il fallait bien mettre du beurre dans les épinards et elle ne savait rien faire d’autre. C’est pour cette raison qu’Anna avait travaillé dans nombre de restaurants, bars ou cafés depuis son arrivée et ce n’est pas à cause de son incompétence qu’elle avait souvent changé de poste. Elle cherchait simplement l’endroit idéal, un lieu sympathique où elle se sentirait chez elle.

Ainsi, depuis quelques mois maintenant, elle travaillait dans un restaurant Mexicain où l’ambiance était chaleureuse. Les patrons étaient un peu désorganisés mais la machine était bien rodée et tournée très bien. En plus de ce travail, la jeune serveuse dépannait parfois ses anciens patrons, faisait du baby-sitting, du dog-sitting et d’autres petits boulots pour arrondir ses fins de mois. Une vie bien remplie en somme, ce qui ne l’empêchait pas de se faire des amis et de se faire plaisir. D’ailleurs, beaucoup de ses amis avaient été rencontrés sur son lieu de travail, aussi bien d’autres serveurs que des clients. Car c’était aussi ça la restauration : un lieu de vie, de rire, où les gens parlaient, aimait passer du temps. C’était ça qui lui plaisait le plus, les gens.

Même si certains ‘gens’ faisaient exception bien sûr… Quoi ? On ne peut pas aimer tout le monde ! Heureusement, il était très rare qu’Anna n’aime pas quelqu’un. Au pire, ses sentiments étaient mitigés mais jamais de colère ou de haine (jamais sans une excellente raison du moins !). Lauren, par exemple, faisait partie de ces gens. Elle travaillait aussi dans le restaurant en temps que Taco géant ce qui fait que les jeunes femmes s’étaient souvent croisées. Ayant presque le même âge, elles s’étaient d’abord cordialement entendues même si Lauren était beaucoup plus branchée études qu’Anna. Mais certaines conversations étaient  plus délicate et notamment le Registration Act… Comment c’était arrivé sur le tapis ? Anna ne s’en souvenait plus vraiment, peut être une intervention près du restaurant, un moment où Lauren a du quitter son poste pour occuper son autre poste au sein d’ARES. Quelque chose de flagrant en tous cas et les deux jeunes femmes n’étaient pas du même avis du tout.

Mais, au delà de ça, elles s’entendaient bien et tentaient tant bien que mal d’éviter les conversations qui fâchent. Après tout, notre travail n’est pas ce qui nous définie ! Et Anna aimait laisser des chances aux autres. Pas trop non plus, juste ce qu’il faut pour que ça conscience soit tranquille. Ainsi, elles n’avaient jamais haussé le ton. A quoi bon de toute façon ? Ce n’était pas Lauren qui avait décidé de tout ça et lui faire changer d’idée ne changerait pas le monde ! Alors autant l’avoir pour amie. D’ailleurs, elle était là ce soir là, entrain de se changer dans les vestiaires au moment où Anna arrivait. Difficile de dire si elle partait ou si elle arrivait par contre…

    « Salut Lauren ! Comment vas-tu ? »

Le ton était joyeux et amical même si Anna ne savait pas vraiment sur quel pied danser avec la jeune femme. Mais elle n’aimait pas avoir des ennemis, elle trouvait cela parfaitement inutile et triste. Puis, qui sait, avec le temps elles pouvaient finir par devenir bonnes amies !


   
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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Ven 28 Oct - 23:15


J’en arrive à un point dans ma vie où les Cocos Pops de Kellogg’s ne m’apportent plus aucune joie. Lorsque je fixe mon bol de céréales, c’est un étrange sentiment de tristesse mélangé à un soupçon de colère qui m’envahit. J’ai aussi cette espèce de nœud qui me détruit l’estomac, et c’est probablement pour ça que mes céréales n’ont pas le même goût que d’habitude. Je lâche un soupir et pose mon bol sur la table basse. Je crois qu’en fait, ce n’est pas juste un problème de céréales. Je pense que si j’avais des cookies, des chips ou du saucisson devant les yeux, je ressentirais exactement la même chose. Il y a cet étrange sentiment de mal-être qui commence à se répandre dans tout mon corps et ce sentiment, je suis franchement incapable de le décrire. Je suis même incapable d’en définir la source exacte. Ca m’agace. Ca m’énerve de ne pas pouvoir savoir exactement ce qui me préoccupe et surtout, ça m’énerve de ne pas pouvoir me débarrasser de cette sale impression de malaise. Ca me gêne franchement. C’est le coussin qui subit ma colère, d’ailleurs. Je l’envoie rageusement contre le mur en espérant que ça puisse me soulager un minimum. Evidemment, ça ne marche pas vraiment. Là, j’envisage de faire comme dans les films : me lever, courir vers la cuisine et vider l’intégralité des placards sur le sol. Le problème, c’est que je suis trop pauvre pour me permettre ce genre de crise. Devoir tout racheter par la suite risquerait de m’énerver encore plus que je ne le suis déjà. C’est le moment d’opter pour la solution de secours : dormir.

Dans le cas présent, on se fiche pas mal de savoir que je me suis levée il y a moins d’une heure pour aller en cours. Je m’excuse, messieurs les professeurs, je n’ai juste pas la foi. Et puis pour ma défense, j’ai passé une bonne partie de la nuit aux côtés d’ARES, à accomplir mon devoir comme il se doit. Je suis un peu fatiguée, je l’avoue. C’est peut-être ça qui me rend aussi mal, le simple fait de ne pas avoir pu dormir plus de trois heures. Pas très convaincue, je m’enferme quand même dans ma chambre. Je me déshabille entièrement et m’enroule dans la couette tel un parfait burritos. Complètement immobile au beau milieu de mon lit, je ferme les yeux de force et attends patiemment de tomber dans les bras de Morphée. J’attends une minute, puis deux, trente minutes, quarante-huit, cinquante-deux, une heure, une heure et demi… Malgré l’agacement et la frustration, je ne bouge pas d’un cil. Je veux que ce malaise disparaisse, je n’en démordrai pas. J’attrape mon portable, branche une paire d’écouteurs et enclenche la musique. J’ose espérer que ça suffise. Ca prend encore du temps, mais j’arrive bientôt à me retrouver dans un état de somnolence plutôt apaisant. Je suppose qu’au bout d’un moment, je finis bien par m’endormir.

Ce qui me réveille, ce sont les vibrations de mon portable. Le simple fait de voir le nom de mon patron s’afficher sur l’écran me fait réagir rapidement. Je me débats avec la couette pour finalement décrocher. Je suis en retard et il est visiblement très fâché. « Désolée, j’avais piscine ! » « T’avais… QUOI ? » Le paume de ma main s’écrase contre mon front. L’excuse de la piscine, elle marche juste pour les travaux de groupe. « Non, rien. J’arrive ! » Moi qui pensais que dormir allait me faire du bien, c’est tout l’inverse. Je me sens toujours aussi mal, si ce n’est plus. Je prends à peine le temps de m’habiller convenablement, j’attrape les premiers vêtements qui me tombent sous la main et je quitte l'appartement sans réellement prendre mon temps. Je fais preuve d’une rapidité assez impressionnante me permettant d’atteindre le restaurant en un temps record. Je balance quelques nouvelles excuses à l’égard du patron et file dans les vestiaires pour enfiler ma tenue de combat. Enfermée dans ma propre bulle de mauvaise humeur, je ne remarque pas l’arrivée d’Anna. Ce n’est que lorsqu’elle me parle que je la calcule. Et sans que je ne puisse vraiment contrôler quoi que ce soit, la colère prend le dessus sur tout le reste ; la puissante envie de ne pas être sympathique envers ma collègue me prend soudain aux tripes. « NON, CA VA PAS OK ? » J’enlève violemment ma veste et la jette par terre. Juste comme ça. Sans raison apparente. « C’est une putain de journée de merde, et tout est de la merde ! Qui a envie d’être un tacos géant pendant trois heures pour faire de la pub à un restaurant pourri ? Personne ! Personne n’a envie d’être un tacos géant. J’ai envie de tout brûler ! De tous les envoyer se faire foutre ! » Là, on est au sommet du gouffre. « ET QUI EST-CE QUI A UN JOUR DÉCIDÉ DE FOUTRE DES GENS AVEC PLEIN DE POUVOIRS SUR CETTE TERRE TOUTE POURRIE ? IL A CRU QUE CA ALLAIT ETRE FUNKY ? CA L’EST PAS DU TOUT BORDEL DE MERDE. » C’est officiel : je suis en pleine crise existentielle. Ou en pleine crise d’adolescence, à voir.
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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Dim 20 Nov - 17:27

Accordons nous sur notre désaccord.




Feat. Lauren Roberts

En règle générale, la relation entre Lauren et Anna était plutôt cordiale. Pas particulièrement chaleureuse ou amicale mais neutre avec tendance positive pour peu qu’on évite les sujets épineux. C’est pour cette raison que la blondinette avait affiché un beau sourire avant de saluer sa collègue de travail. Elle ne s’attendait pas réellement au même enthousiasme mais elle ne s’attendait clairement pas à une explosion pareille… Si bien qu’elle fit même un pas en arrière sous l’effet de la surprise. De son côté, Lauren crachait son venin en hurlant presque sur la pauvre mutante qui n’avait absolument rien demandé. Anna, consciente que lui dire de se calmer serait complètement futile (voire horripilent), attendit calmement la fin de la tempête. Lauren, à raison, se plaignait de son travail de Tacos géant puis de l’existence des mutants (dont elle faisait elle-même partie).

Déjà que leur relation était à prendre avec des pincettes, Anna se retrouvait réellement dans une situation délicate. Les banalités du genre « Ça ira mieux demain.», « C’est juste une mauvaise phase. » étaient complètement à bannir mais que dire d’autre ? La blonde ne savait absolument pas combien ARES payait ses sbires, elle ignorait si Lauren avait un autre petit job en plus de celui de Tacos et ne savait qu’une chose : C’était une étudiante. De quoi ? Pas la moindre idée, leurs conversations ne les avaient jamais réellement mené sur ce terrain. Dommage d’ailleurs, Anna était certaine qu’elles pouvaient bien s’entendre avec un peu de bonne volonté.

Quoi qu’il en soit, elle était désemparée et se sentait complètement impuissante. Mais il fallait réagir avant que Lauren n’explose davantage (et au sens propre, en vue de son pouvoir il fallait être prudent).

    « Désolée, je ne voulais pas t’énerver. »

Bon, les excuses aussi c’est pénible mais, sur le coup, elle n’avait rien trouvé de mieux…

    « Je suis en avance, tu veux que j’enfile le costume le temps que tu décompresse un peu ? »

Elle voulait lui dire qu’elle comprenait la pression qui devait peser sur ses épaules mais, en réalité, c’était faux. Anna était à des millénaires de pouvoir se mettre à la place de Lauren et elle le savait. Sans compter que les excuses étaient déjà bien assez lourdes sans ajouter cette phrase clichée à la noix ! Non, il fallait vraiment faire attention et le mieux restait sûrement de faire comme si de rien n’était… La mutante déglutit discrètement tout en fermant son casier, cherchant le regard de Lauren tout en espérant ne pas le croiser.

    « Et je suis on ne peut plus d’accord avec toi, ce n’est pas funky du tout. »

Dit-elle à demi-mot mais avec une grande sincérité. Anna était une mutante et elle aimait les mutants mais leur existence avait rendu le monde pourri jusqu’à la moelle. La peur, la haine… Anna était dégoutée même si ces problèmes existaient déjà bien avant la découverte des mutants. Aujourd’hui, le monde frôlait la guerre, une grande paranoïa régnait partout dans les rues et le X1R1 n’avait rien arrangé à l’affaire. C’était atroce et ça n’allait pas aller en s’arrangeant. La blondinette soupira, croisant intérieurement les doigts pour ne pas terminer en méchoui. Elle ne savait vraiment pas quoi faire ou quoi dire de plus pour calmer Lauren. Ce n’était vraiment pas simple même si elle pensait la comprendre un peu tout de même. Elles avaient toutes les deux beaucoup de travail, peu de temps pour elle, des responsabilités. Ce n’était pas simple à gérer quand on est aussi jeune. Il fallait se serrer les coudes mais Anna semblait la seule à partager cet avis malheureusement….


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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Ven 23 Déc - 0:59


L'état indescriptible dans lequel je me trouve aujourd'hui fait qu'un rien peut me contrarier. Anna est sans doute la personne la plus adorable que je connaisse, et pourtant... J'arrive à m'énerver contre elle. Je déverse toute ma colère sur elle sans aucune raison valable, je lui hurle dessus alors qu'elle voulait simplement savoir si j'allais bien. Au moins, elle ne peut pas me reprocher de lui livrer une réponse bidon. Tout ce qui sort de ma bouche vient du fond de cœur, il n'y a rien de plus sincère que cette colère expulsée aussi brusquement que spontanément. Je ne rage pas seulement contre ma condition de tacos géant, j'évoque aussi de façon plus ou moins claire le débat qui tourne autour des plus qu'humains. Le Registration Act, ses conséquences, le combat que je mène aux côtés d'ARES sans pour autant partager les mêmes convictions qu'eux. Je n'ai absolument aucune espèce d'idée de pourquoi j'évoque toutes ces choses, mais je les évoque sans aucune retenue et étrangement, ça me fait beaucoup de bien. Anna, en revanche, je doute qu'elle apprécie cet énervement soudain. La pauvre s'excuse même de m'avoir énervée, alors que dans le fond, elle est loin d'être responsable. Je secoue la tête et me laisse tomber sur le banc en poussant un assez long soupir de fatigue. « C'est pas toi. C'est la vie. » C'est le calme après la tempête. Bien que je me sente encore un peu fébrile, pas tout à fait stable, je ne peux vraisemblablement pas brûler Anna sous prétexte que la vie, c'est dur. Ca ne se fait pas. Accessoirement, j'aime bien Anna, je m'en voudrais un peu de la tuer.

Cette fille est tellement mignonne qu'elle se propose même pour me remplacer. Elle est prête à se transformer en tacos géant à ma place pour me soulager. Je lui adresse un sourire des plus sincères avant de secouer la tête. « Non, ça ira, merci ! C'est gentil. » Que je lui dis, les yeux un peu brillants. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai maintenant envie de pleurer. Alors je m'essuie brièvement les yeux du revers de la main et renifle de façon pas du tout charmante. Anna revient sur mes propos balancés un peu plus tôt sous le coup de l'émotion et s'accorde à dire qu'effectivement, cette histoire de gens avec plein de pouvoirs, ce n'est pas funky du tout. Lorsque je relève la tête vers elle, je vois une grande part de sincérité dans ce qu'elle me dit. Si, habituellement, nous avons toutes les deux l'habitude de nous prendre le bec sur un sujet, il semblerait que nous soyons finalement d'accord. Peut-être parce que, pour une fois, je partage un peu son opinion. Voire même beaucoup. Tout est encore confus dans mon esprit. Je ne sais toujours pas très bien où me placer par rapport à cette histoire, j'ai énormément de mal à définir où se trouve ma place, aux côtés de qui je suis supposée être. Tout ce que je sais, c'est que j'y réfléchis beaucoup trop. Mon avis sur la question est en train de changer, et sans doute qu'au fond, j'ai un peu peur des conséquences si jamais je venais à changer de camp. Déjà, est-ce possible de changer de camp aussi facilement ? Connaissant l'organisation qu'est ARES, en sortir me paraît un peu compliqué.

Je me décale un peu et invite Anna à s'asseoir à côté de moi. C'est l'heure d'avoir une discussion sérieuse sur le sens profond de la vie ; je suis prête. « Pardon de m'être énervée. C'était pas contre toi. Juste... Il s'est passé certaines choses qui font que... Je sais pas trop. Je me sens pas au top ? J'en ai marre de la vie ? » Et puis fichtre, j'ai 26 ans, je suis encore à l'université et quand je ne cours pas après des mutants pour leur coller une puce dans la nuque, je danse dans la rue pour faire un peu de pub à un restaurant mexicain. « La mort de Captain America. Tu l'as vécu comment ? » J'y vais directement, sans passer par quatre chemins. On n'a pas souvent l'occasion d'aborder des sujets sérieux sans prendre le risque de s'étrangler mutuellement. Pour une fois, j'aimerais savoir ce qu'Anna ressent, ce qu'elle pense des derniers événements. Même si j'ai une idée assez précise de la chose, j'ai besoin d'entendre ce qu'elle a à dire.
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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Jeu 29 Déc - 22:02

Accordons nous sur notre désaccord.




Feat. Lauren Roberts

Anna était recensée, une mutante dans la loi, sage et docile. Ce n’était pas par conviction, elle l’avait fait pour être tranquille, pour ne pas être poursuivie, traquée, forcée… Elle avait suffisamment erré dans sa jeunesse, elle ne voulait plus fuir. C’était donc un choix purement égoïste qui allait à l’encontre de ses croyances les plus profondes. Car son père lui avait toujours dit : pour vivre heureux, vivons cachés et elle ne pouvait que cautionner cette pensée. Les humains n’étaient pas fiables, ils aimaient contrôler, détruire ce qu’ils ne pouvaient pas comprendre… C’était le cas depuis que nous étions descendu de l’arbre et ça n’allait pas en s’arrangeant. L’humain était jaloux, mauvais, idiot… Ce qui ne voulait pourtant pas dire qu’Anna se pensait supérieure, loin de là même. C’était un simple constat sur le monde, un monde dont elle faisait partie.

Mais il fallait bien admettre qu’elle s’était grandement isolée de ce monde depuis la mort de son ex petit ami. Elle avait quitté pour de bon son ancienne vie et s’était reconstruite ici, s’occupant plus de sa petite personne que de tout le reste. Il y avait ces nombreux jobs qui occupaient grandement ses pensées, le peu d’amis qu’elle s’était fait et le reste… Le reste n’avait pas beaucoup d’importance à ses yeux tant qu’on la laissait tranquille. Que pouvait-elle y faire de toute façon ? Entrer dans la rébellion ? La jeune femme était blasée au fond, consciente qu’elle ne servait à rien en ce bas monde. Il fallait faire avec, avancer malgré tout, tracer sa route. Maintenant, son crédo était plutôt : chacun sa route, chacun son chemin… Egoïste oui, fataliste aussi, triste. Heureusement, elle faisait illusion en respirant toujours la joie de vivre. Son secret ? Ne pas trop réfléchir, foncer, bouger. C’était très efficace pour le moment, sans compter qu’elle avait eu beaucoup de chance avec ses rencontres depuis son arrivée. Que de bonnes personnes.

    « C’est la moindre des choses, je sais ce que c’est quand ça ne va pas. »

Répondit-elle simplement alors que Lauren déclinait sa proposition de la remplacer. Même si elle pouvait sembler déprimer, Anna n’en restait pas moins généreuse et attentionnée. Elle aimait aider les autres, s’occuper d’eux, surtout de ses amis ou de ses proches. Et, même si Lauren avait un statut encore à définir, Anna savait que c’était une fille bien. Elles avaient juste des avis différents mais tant d’autres choses en communs sans doute ! Anna n’était pas du genre à laisser tomber une amitié si vite, têtue dans tous les domaines.

En silence, elle s’installa près de la jeune mutante, prête à l’écouter, espérant pouvoir l’aider un peu. Pour une fois, elles semblaient d’accord sur une chose, il fallait en profiter. Sur son visage fin, Anna avait affiché un léger sourire rassurant. Un air avenant mais sérieux qui prouvait bien ses intentions. Toujours silencieuse, elle écoutait sa collègue, ne la comprenant que trop. C’était tout de même triste de faire une crise à cet âge là non ? Si jeune et déjà si désespérées ! Il faut dire que le monde était en guerre, une guerre discrète mais bien présente qui n’attendait que d’éclater et elles ne le savaient que trop bien. Surtout Laure d’ailleurs, elle était en première ligne après tout… Anna n’aurait voulu sa place pour rien au monde et elle préférait de loin se tuer à la tâche. Pour elle, les mutants devaient être laissés tranquilles, il ne fallait pas lutter de la sorte, il fallait calmer le jeu avant que tout n’explose. Les mutants n’allaient pas supporter ça longtemps, les humains allaient s’armer davantage et être plus extrêmes… Ça sentait vraiment mauvais.

    « Je l’ai vécu comme une déclaration de guerre et la fin de l’espoir. »

Répondit la blonde, soudainement bien plus morose. Même si elle restait toujours loin de ces histoires, la mort du Capitaine ne pouvait pas l’avoir laissée indifférente. Contrairement à Lauren, Anna soutenait la cause du défunt même si elle n’était pas aussi « extrémiste ». Elle était pour la paix, la fin de tout ce cinéma et le retour à un monde ignorant. On laissait les mutants tranquilles, on faisait confiance au Avengers et au SHIELD pour nous protéger de ceux qui voulaient prouver leur supériorité et voilà, pas la peine de faire une grande liste ou d’en faire un fromage. Elle comprenait la démarche mais pour elle s’était simplement le meilleur moyen d’envenimer les choses… Pas très cohérent ? Sûrement, Anna ne savait plus trop quoi penser non plus au fond… Mais qui savait de nos jours ? C’était de la folie et les mutants (et donc elles) en étaient la source. Dur poids à porter.

    « Je ne cautionnait pas tous ses actes mais je cautionne encore moins la RA et ce système stigmatisant que je trouve dangereux. Vivre dans l’ombre était la meilleure chose à faire pour les gens comme nous, ne pas faire de vagues. Les Avengers faisaient un bon boulot, ils étaient les seuls à pouvoir nous protéger des mutants fous. Mais il a fallut qu’on rassure la foule, qu’on contrôle. Je ne dis pas que ce n’était pas horrible, que les dégâts collatéraux n’étaient pas grands. Mais que valent quelques vies face à des millions ? Et nous aurions pu nous contenter de les former davantage, de créer des élites pour lutter de façon plus organiser. Au lieu de ça, nous avons déclaré la guerre en pointant du doigt la différence. Capitaine était notre chance de rétablir les choses, de calmer le jeu. Je ne sais pas ce qu’il nous reste aujourd’hui… »

Anna savait que Lauren risquait de ne pas être du même avis seulement, elle semblait attendre une réponse honnête et la blonde n’était pas du genre à dire aux gens ce qu’ils veulent entendre. La vérité, cash et sans détour. À quoi bon sinon ? Pourquoi mentir, être mielleux ? Lauren avait peut-être besoin d’être rassurée mais la mièvrerie n’était pas la solution. Sans compter que ça lui donnerait une bonne raison de s’énerver ? De cracher tout ça une bonne fois pour tout ? Parfois il suffisait d’une étincelle puis d’une bonne explosion pour calmer la colère. Le problème avec Lauren était que cette explosion pouvait être bien réelle… Un risque à prendre sans doute, surtout qu’elle semblait vraiment choquée et perdue… Anna croisait intérieurement les doigts pour ne pas en avoir trop dit, elle se trouvait tout de même un peu jeune pour mourir !


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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Mar 31 Jan - 19:23


Depuis le début, la vision que j’ai du Registration Act est incroyablement naïve. Elle frôle presque le ridicule, à vrai dire. Je me suis toujours représenté le RA comme un débat quelconque et sans grand intérêt autour duquel deux partis bien distincts gravitent : d’un côté il y a ceux qui sont pour, de l’autre ceux qui sont contre. Accessoirement, il y a aussi ceux qui s’en fichent. Un peu comme pour la question des taxes largement trop élevées, en fin du compte. Même si pour ce cas-là en particulier, quasiment personne ne les approuve. A mes yeux, le RA était un sujet aussi épineux que n’importe quelle autre loi. J’ai plus ou moins fermé les yeux sur tout le côté violent de la chose, sur toutes les accusations portées à l’encontre d’ARES, sur cette atmosphère extrêmement tendue, proche de la guerre froide. Que quelqu’un meurt en défendant ses idées ? Impossible. Impensable, même. Dans mon monde, la question du RA n’allait pas aussi loin. Il s’agissait d’une loi comme une autre que les citoyens se devaient de respecter. En me portant volontaire pour rejoindre les rangs d’ARES, je pensais défendre une cause honorable, je pensais aussi pouvoir apaiser les tensions vis-à-vis du recensement. En revanche, je ne pensais pas faire partie d’un groupe de tortionnaires prêts à tout pour faire respecter cette stupide loi. Quand j’y repense, j’admets avoir été brutale avec les hors-la-loi et, bon, ce n’était pas toujours justifié. ARES m’a fait détester tous ces surhumains rebelles et toutes les raisons pour lesquelles ils se sont toujours montrés contre le recensement. Finalement, ce qui m’avait motivée à rejoindre l’organisation semble avoir disparu bien vite. Persuadée d’être restée fidèle à moi-même, je me suis laissée porter par cette vague de rage et j’en viens presque à le regretter. Si je m’étais montrée à l’écoute des autres, si j’avais fait l’effort d’être réaliste cinq minutes, je n’aurais sans doute pas été autant aveuglée.  J’aurais probablement compris pourquoi ARES était tant détesté. Je n’en suis pas rendue au point de m’auto-flageller, mais il y a effectivement des moments où je me dis que mon comportement était digne d’un vrai dragon. Il aura malheureusement fallu attendre la mort de Capitaine America pour que je m’en rende enfin compte.

Est-ce que toute cette folie était réellement utile, finalement ? C’est la question qu’Anna soulève. Je ne me suis jamais intéressée à ce que Capitaine America voulait et défendait. Mon camp par défaut a toujours été celui de Tony Stark. « Les Avengers faisaient du bon boulot, oui, mais c’était pas suffisant. Sinon, le RA n’aurait jamais été d’actualité. Et vivre dans l’ombre… C’est plus facile à dire qu’à faire. Les citoyens américains lambda sont constamment menacés par notre monde. J’trouve ça vachement égoïste d’exiger une certaine protection alors que les trois quarts des new-yorkais ne le sont même pas. Et me dis pas qu’on est justement là pour les protéger. Pendant la fameuse attaque de New-York, on a pas pu tous les sauver. Pour vivre dans l’ombre, il faudrait que TOUT LE MONDE joue le jeu et qu’effectivement, personne ne fasse de vagues. Comme tu dis. Sauf que depuis toujours, y’a des abrutis qui s’amusent à faire peur. » L’attaque de New-York est l’exemple parfait pour lui prouver que notre univers est aussi dangereux qu’incontrôlable.  « Et puis y’a eu ce besoin de protéger tous ceux qui ont littéralement risqué leur vie en jouant les héros sans en être. J’pense que le RA était vraiment une bonne décision. J’veux dire… J’ai pas décidé de rejoindre ARES juste parce que j’avais besoin de me sentir utile – même si c’est quand même la raison principale. J’croyais vraiment que le recensement allait être bénéfique. Il aurait pu l’être ! Je sais pas comment, je suis pas une pro dans ce domaine, mais je suis persuadée qu’avec un peu d’effort, le RA aurait pu bien passer. J’trouve ça triste que des gens aient pris des positions extrêmes sur le sujet… » Là, je ne peux pas m’empêcher de froncer les sourcils. C’est sacrément hypocrite, c’que j’dis là ! « Me juge pas. Je sais que j’suis clairement pas en mesure de parler vu l’organisation à laquelle j’appartiens. » On ne va pas se mentir : les membres d’ARES sont loin d’être perçus comme de bons samaritains. J’ai beau avoir été adorable  au cour de mes vingt et quelques dernières années, le fait d’avoir un jour pris la décision de rejoindre un groupe qualifié de violent dont le seul objectif est de pucer les gens comme moi… Ca casse mon image angélique !

Qu’est-ce qu’il nous reste aujourd’hui ? Il faut bien l’admettre, la mort du Capitaine a pas mal casser l’ambiance. Maintenant, j’imagine que deux scénarios sont possibles : soit les tensions s’apaisent et le RA disparaît, ou bien les mouvements comme ARES profite de ce décès pour s’imposer davantage. « Même si je suis pas toujours d’accord avec toi sur certains points, je suis au moins d’accord pour dire qu’ARES est allé beaucoup trop loin. Pas qu’ARES, d’ailleurs. Le gouvernement a grandement merdé, lui aussi. Maintenant, je me demande si j’ai toujours envie de me battre de cette façon. Si j’ai envie de défendre un truc qui, finalement, ne convient qu’à une toute petite partie de la population surhumaine. J’ai envie de me sentir utile, d’être engagée… Mais pas de cette façon. Qu’est-ce que tu ferais à ma place, et comment ? En sachant que ma mère pense que je suis une jeune femme dévouée et admirable, et que mon père travaille au Parti Collectif. » J’ai légèrement l’impression d’être dans une impasse. Je ne sais pas si je prendrais en compte l’avis d’Anna, mais au moins, j’aurais un avis extérieur sur la question.  Le choix est d’autant plus difficile à faire quand on sait qu’au cours de ces dernières années, je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mes baskets. Dans le fond, je me fichais pas mal de savoir pourquoi je prônais les sales avantages du Registration Act. Je faisais quelque chose de ma vie et ça, ça n’avait pas de prix.
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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Sam 11 Fév - 21:26

Accordons nous sur notre désaccord.




Feat. Lauren Roberts

Anna n’avait jamais été branchée politique, que ce soit en ce qui concerne les mutants ou pour tout le reste. Pour elle, les politiques n’étaient qu’une bande de planqués, menteurs et manipulateurs qui ne pensaient qu’à leurs petits profits. Après la Sokovie, ils avaient eu peur d’une guerre civile entre humains et mutants et donc… Donc ils avaient déclenché une guerre civile entre les mutants. Mettant les humains encore en plus en danger qu’ils n’auraient pu l’être autrement… Bravo la politique, une fois de plus ! Mais il y avait sûrement une certaine logique : ils avaient peur de tous ces pouvoirs, pensaient que les mettre dans une liste sur un gros ordinateur pourraient leur donner une once de contrôle. Les humains étaient rassurés, pensaient avoir les mutants les plus forts de leur côté, au sein d’ARES pour la plupart, alors tout allait bien. Douce illusion, vite brisée par les violences grandissantes et la mort de Captain America.

Sans compter que la violence n’allait pas que dans un sens, elle était de plus en plus générale… Ce n’est donc pas réellement par choix qu’Anna avait prit partie concernant la RA et tout le reste, il fallait choisir un camp au cas où les choses viendraient à dégénérer. Ils étaient au bord d’une guerre civile sans précédent, rester neutre ne sera pas une option. Mais il n’était pas question non plus de se mettre dans tous les débats et de crier sur tous les toits qu’elle soutiendrait plus l’équipe de feu Captain que celle de Stark. Quoi qu’avec ses projets de travail, il était probable qu’elle puisse simplement s’installer hors des Etats-Unis, loin de toute cette histoire ou, du moins, loin de l’épicentre. C’était une très tentant d’ailleurs mais, pour l’instant, il fallait déjà qu’elle se montre à la hauteur de son projet avec le mystérieux Richard. Calmement, elle écouta Lauren qui avait un discours bien différent que celui qu’elle lui connaissait.

Pour une fois, les deux jeunes femmes semblaient d’accord : La RA aurait pu mieux tourner, ARES avait franchit ‘les bornes des limites’ et la mort de Captain America avait semé le trouble. La jeune mutante semblait inquiète, perdue, voire même un peu triste. Regrettait-elle ce qu’elle avait fait pour ARES ? C’était fort probable. Après tout, elles étaient jeunes et Lauren avait sûrement vécu tellement d’horreur ! Anna préférait ne pas savoir… Ce qui ne l’empêchait pas de comprendre parfaitement sa collègue. Surtout qu’il était impossible de ne pas la penser formater : Anna pensait se souvenir qu’au moins un de ses parents était dans le parti collectif… Peut-être même ses deux parents. L’éducation joue beaucoup sur la vie d’une personne, même sans parler de bourrage de crâne. Toujours aussi compatissante, Anna posa doucement une main sur l’épaule de la jeune femme. Elle était aussi mal placée pour juger ou pour donner des conseils.

    « Tu sais très bien que je ne t’ai jamais jugé malgré nos avis divergents. J’estime que nous avons tous le droit de penser comme on veut et je sais que tu pensais faire le bien. » Elle marqua une petite pause, gardant le sourire pour tenter au mieux de lui remonter le moral. « Et tu as raison, pour une fois nous sommes d’accord : la RA aurait pu bien se passer mais des connards ont tout foirés, comme ils le font toujours. Nous vivons dans un monde pourrit, il y a eu l’étincelle de trop et la poudre va prendre feu. Pour ton avenir, je pense que je ne suis pas la mieux placée pour t’aider dans la mesure où je ne sais même pas où est ma place dans ce schéma... Mais je reste persuadée que tu ne dois pas te forcer à faire des choses qui te rendent malheureuse. J’imagine qu’ARES n’est pas une secte, si tu leur dis vouloir te concentrer sur tes études, ils comprendront. Tout comme tes parents d’ailleurs. Tu peux être engagée sans faire tout ça ! Pourquoi pas te tourner vers des études de droits ? Ou entrer dans la police pour défendre les gens, mutants ou humains ? Il y a des tas de choses à faire pour aider les autres, pour se sentir utile sans avoir l’impression de faire le mal ! »

De nouveau, la blondinette marqua une pause. Elle imaginait mal Lauren dans ce genre de travail et craignait même qu’elle s’énerve à cette idée. Mais ce n’était qu’une idée, une façon comme une autre qu’on pouvait être utile autrement qu’en faisant partie d’ARES. Cette conversation la mettait un peu mal à l’aise car elle lui faisait réaliser que leurs buts étaient vraiment différents. Enfin non, qu’Anna n’était pas du tout altruiste plutôt. Alors oui, son nouveau travail allait lui permettre de retrouver des objets longtemps perdus mais… Elle ne sauvera pas de vie, n’aidera pas vraiment… Était-ce condamnable ? Finalement, en parlant avec Lauren, elle venait de réaliser que sa vie n’était pas utile au monde. En temps que mutante, elle devrait prendre part davantage, défendre les mutants malmenés, défendre ses idées pour tenter de changer le monde. Malheureusement, elle était trop défaitiste, fataliste. Persuadée qu’il était déjà trop tard, que la machine de guerre était en route.

    « Peut-être que tu pourrais t’éloigner un peu le temps de bien y réfléchir ? Une année Erasmus peut-être ? Ça justifierait ton attitude auprès de tout le monde comme ça. Je pense qu’il faut vraiment prendre un peu de recul. C’est une situation délicate et ton avenir est en jeu. Je ne peux pas décider pour toi. Mais si je peux t’aider autrement n’hésite pas. »



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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Sam 1 Avr - 23:45


Anna m’a cernée. J’ai envie de me sentir engagée sans pour autant faire partie d’un groupe violent, aveuglé par l’envie de faire respecter une loi coûte que coûte. Je reste persuadée que le recensement est un bon moyen de protéger tout le monde, aussi bien les surhumains que les humains. Mais à l’heure actuelle, peut-on encore vraiment parler de protection ? ARES fait respecter la loi parce qu’il s’agit de son objectif principal, ce pourquoi l’organisation a spécialement été créée. Les personnes qui la composent ne réfléchissent même plus avant de se lancer à la poursuite d’un hors-la-loi et d’en venir aux mains. J’ai le sentiment que nous avons perdu nos convictions et notre philosophie. Comme si, finalement, nous n’étions plus que des robots programmés pour attaquer nos semblables sans la moindre once d’hésitation ou de pitié. Dès qu’un hors-la-loi est repéré, notre mission est de lui sauter dessus pour ensuite le livrer aux spécialistes, qui eux se chargent avec plaisir de leur coller une puce dans la nuque. Une méthode violente qui ne laisse aucune place à la discussion. Je commence à penser que nous aurions pu imaginer une autre alternative sans avoir à user de la force, parce que si je m’étais retrouvée à leur place, j’aurais aimé que l’on m’écoute, que l’on me laisse rejoindre l’un des nombreux centres sans être entourée de deux ou trois agents virulents. Et si une chance était laissée aux hors-la-loi ? Et si notre rôle était de les avertir avant de les arrêter ? Nous pourrions leur laisser le temps de réfléchir, de se rendre tous seuls et comme des grands. Une semaine. Quelques jours. Peu importe. Juste le temps d’avoir une bonne raison de les considérer comme des criminels. A les attaquer comme des sauvages, nous sommes devenus aussi dangereux qu’eux, voire même plus. Où est la logique ? Je ne peux plus soutenir un mouvement politique aussi agressif, je ne veux pas qu’un autre héros comme Captain America disparaisse. A mes yeux, ça ne vaut pas le coup.

Je tords ma bouche dans tous les sens tandis qu’Anna tente de donner un sens à ma vie. « Tu sais, à l’heure actuelle, j’suis bien incapable de te dire si ARES est une secte ou non. Mais j’imagine que je peux en sortir si je leur donne une justification en béton. Par contre, mes parents… » C’est un tout autre problème. Mes parents soutiennent le RA, la mort de Captain America leur est bien égal. Ils soutiennent le Parti Collectif et ce n’est pas pour rien. Voir leur fille intégrer les rangs d’une organisation telle qu’ARES était presque le rêve ultime de leur vie. Je sais d’emblée qu’ils n’accepteront jamais l’idée que je me place dans le camp adverse. Faire des études de droits et rejoindre la police pour défendre tous les citoyens américains sans la moindre exception ? C’est utopique. Et puis pour avoir travaillé à leurs côtés à quelques détours, je sais qu’ils ne valent pas toujours mieux qu’ARES. « J’crois qu’en fait, peu importe ce que je décide, j’aurais toujours l’impression de faire le mal. Je dois choisir entre défendre le RA et encourager tout ce merdier, ou quitter ARES et aller à l’encontre de la loi. Y’a pas une décision mieux que l’autre, j’ai l’impression. J’devrais peut-être juste partir sur la lune et vendre des tacos aux extraterrestres. » Après tout, Anna a parlé de ne pas faire des choses qui me rendent malheureuse, et vendre des tacos sur la lune, ça me rendrait fortement heureuse. J’en suis intimement persuadée. Maintenant, il faudrait que je réfléchisse à une stratégie efficace pour pouvoir mettre mon plan à exécution. Alors en attendant de devenir vendeuse de tacos lunaire, je devrais sans doute prendre le temps de définir mon avenir sur Terre. Prendre des décisions n’a jamais été mon point fort, on ne va pas se mentir. « Ou alors, je me laisse vivre et j’attends qu’un miracle se produise. » Là au moins, je ne prends aucun risque. Depuis que je suis né, j’attends et j’improvise. Autant ne pas brusquer mes petites habitudes, pas vrai ? « Tu as quand même raison. Prendre du recul ne peut pas me faire de mal. J’vais voir ce que je vais faire. » Le plan du moment : enfiler mon costume de tacos géant et faire la promo du restaurant.

« Encore désolée de m’être un tantinet énervée contre toi tout-à-l’heure. T’es mignonne, Anna. Ne laisse plus jamais quelqu’un te crier dessus, ça s’fait pas. » Je lui dis tout ça naturellement, les deux mains placées sur ses épaules. Non mais c’est vrai quoi ! Elle ne mérite pas d’être agressée comme je l’ai fait. Elle mérite d’être couverte de bisous et de câlins, je viens de le décider. « J’pense qu’on va un peu devoir travailler. Sinon on va toutes les deux perdre notre emploi, finir à la rue, puis être dépressives, alcooliques… On va rater notre vie et est-ce qu’on veut rater notre vie ? Non. Je te le dis, Anna : on ne veut PAS rater notre vie. On veut la réussir. Alors hop, au boulot jeune fille ! » Il y a des moments où j’ai l’impression d’avoir des troubles de la personnalité. Je suis passée par tous les états d’âme possibles en quelques minutes seulement, un record à inscrire dans le Guinness World Records. « Merci. » Je suis tout de même une personne polie, et je pense qu’après avoir prêté une oreille attentive à ce que j’avais sur le cœur et après m’avoir donné de jolis conseils, Anna mérite au moins un merci. Je n’attends pas plus pour la serrer dans mes bras. Je suis toujours perdue et je ne sais toujours pas ce que je vais faire de mon existence, mais en parler m’a fait du bien. J’étais loin de penser que cette personne serait Anna, mais soit. J’accepte.
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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Accordons nous sur notre desaccord [PV Lauren]   Mer 3 Mai - 19:01

Accordons nous sur notre désaccord.




Feat. Lauren Roberts

Lauren était vraiment troublée et Anna s’en trouvait toute retournée. Jamais elle n’avait vu sa collègue aussi chamboulée, ce n’était pas son genre. Non, Lauren était une femme forte, courageuse et motivée (voire bornée). Les choses ne devaient vraiment pas être roses à ARES pour qu’elle en soit à songer à les quitter… Quoi que les choses n’étaient pas roses en règle générale alors Anna pouvait assez facilement la comprendre. Intérieurement, la blondinette se félicitait de ne jamais avoir voulu s’investir dans cette histoire de RA ! Au moins, elle observait les choses de loin, libre de ses mouvements ou presque.

Quoi qu’il en soit, la pauvre Lauren semblait bien plus prisonnière de ses parents que d’ARES… Anna ignorait les détails, elle ignorait aussi ce que pouvait être une relation tendue avec sa famille puisqu’elle avait toujours été très proche de son père… Mais elle soutenait son amie, même si elle n’était pas réellement sûre de pouvoir l’appeler ainsi. Sa main était toujours délicatement posée sur son épaule, elle exerça donc une légère pression pour lui prouver son soutien, incapable de trouver mieux à faire ou à dire. Heureusement, la brune reprit la parole, évoquant la possibilité d’aller vendre des tacos sur la lune. Une idée qui ne manqua pas de faire rire Anna qui s’imaginait parfaitement Lauren dans son costume avec un scaphandre par dessus.

    « Je pense que c’est une brillante idée ! Si tu veux nous pouvons monter le projet ensemble, j’ai toujours rêvé de vivre sur la lune ! » Répondit-elle sur le ton de la plaisanterie, honnête mais espérant aussi détendre un peu l’atmosphère. Néanmoins, elle savait que la situation était grave et elle avait déjà vécu ça : ne pas savoir quoi faire, avoir peur de décevoir, l’impression de prendre une fausse route quel que soit son choix… Elle l’avait vécu avant de commencer ses larcins mais aussi après… La vie est faite de choix et, parfois, nous n’avons pas de bonne option, juste des « moins pire ». « Plus sérieusement… Je pense que quitter ARES n’est pas nécessairement aller contre la loi. Tu fais des études en parallèle, ils comprendront sûrement que tu souhaites t’y consacrer plus pleinement non? Ou peut-être chercher une formation loin de New York pour justifier ta démission par la distance ? Même si ce n’est pas une démission définitive, ça te permettra au moins d’avoir un peu de temps pour faire le point. »

Lauren était plus calme mais toujours aussi perdue. Se laisser vivre était une solution, mais vivre pour un miracle ce n’est pas vivre et la dépression est sûrement la pire des maladies de notre siècle : vicieuse, soudaine, capable de vous tuer à petit feu… Quoi qu’il en soit, l’idée de prendre du recul lui semblait aussi être la meilleure et Anna se sentit soulagée d’avoir au moins pu servir un petit peu. Quel que soit réellement leur lien, elle considérait Lauren avec respect et admiration, l’aider était la moindre des choses. Bien sûr, elle aurait voulu faire plus, mais leur amitié n’était pas assez précise pour se permettre davantage. A une amie, elle aurait proposé un weekend à Vegas ou même plus loin, une soirée glace/film ou même un simple cinéma pour se changer les idées. Mais Lauren accepterait-elle ?

    « J’aimerai vraiment t’aider plus mais je suis aussi une grande paumée tu sais… Mais, si tu veux te changer un peu les idées ou si tu as besoin de parler tu peux compter sur moi. »

Finit-elle par dire juste avant que Lauren ne réalise qu’il était effectivement grand temps d’aller travailler. Anna rit à sa remarque, confirmant par de grand signe de la tête qu’elle ne voulait pas perdre son travail ou rater sa vie. Plus motivées, les deux jeunes femmes se levèrent pour terminer de se préparer. Les gentilles paroles de Lauren n’étaient pas tombées dans l’oreille d’une sourde.

    « Merci à toi. » Dit-elle avec un sourire sincère. « Et promis, la prochaine fois je te tape ! »

Plaisanta-t-elle, en faisant bien sûr allusion au fait que Lauren lui ai demandé de ne plus se laisser crier dessus de la sorte. Grâce à ce coup de gueule, Anna se sentait plus proche de Lauren et espérait vraiment que leur amitié puisse doucement naître de toutes ces petites mésaventures. Elle espérait aussi sincèrement que Lauren s’en sorte. Se sentir épanouie était la seule chose importante dans la vie et la jeune mutante le méritait vraiment, plus qu’Anna même.


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